La campagne de dépistage
Le quartier de Méan-Penhoët sur Saint-Nazaire est concerné par une campagne de dépistage au plomb et à l’arsenic. Vous recevrez un courriel de votre caisse d’assurance maladie vous informant de cette démarche. Le questionnaire ci-dessous est également à renseigner, permettant de vérifier si vous faites partie du public cible concerné par le dépistage.
Le détail de la campagne de dépistage et toutes les informations sont disponibles dans la foire aux questions ci-dessous.
Les études environnementales ont mis en évidence des concentrations de plomb et d’arsenic dans les sols dépassant les seuils de gestion sanitaire définis au niveau national.
Afin de mieux évaluer l’exposition réelle des habitants à ces substances, une campagne de dépistage est proposée aux personnes concernées. Ce dépistage permet de mesurer la présence de plomb et/ou d’arsenic dans l’organisme et de vérifier si une imprégnation importante est effectivement constatée.
Vos résultats vous seront transmis, ainsi qu’à votre médecin traitant et permettront d’adapter les recommandations de prévention à la situation de chacun et de mettre en place un suivi médical si nécessaire.
Le quartier de Méan-Penhoët sur Saint-Nazaire est concerné par une campagne de dépistage au plomb et à l’arsenic.
Vous recevrez un courriel de votre caisse d’assurance maladie vous informant de cette démarche. Le questionnaire ci-dessous est également à renseigner, permettant de vérifier si vous faites partie du public cible concerné par le dépistage.
Si vous êtes identifié comme faisant partie du public cible, vous pourrez bénéficier gratuitement d’un dépistage du plomb et/ou de l’arsenic, le coût associé étant pris en charge par l’Assurance Maladie et l’ARS.
La participation est entièrement volontaire : le dépistage est proposé, mais n’est jamais obligatoire. Il permet, si nécessaire, de mettre en place rapidement des mesures de prévention ou un suivi médical adapté.
Le dépistage est proposé en priorité :
- aux enfants de 6 mois jusqu’à 6 ans inclus ;
- aux femmes enceintes ;
- aux femmes ayant un projet de grossesse dans les six prochains mois.
Ces populations sont plus sensibles aux effets du plomb et de l’arsenic sur la santé.
Le dépistage est également proposé :
- aux personnes de 7 ans et plus ayant l’habitude de porter fréquemment leurs mains à la bouche ;
- aux personnes qui consomment une part importante de fruits et légumes issus de leur propre potager
À retenir : la campagne cible principalement les personnes les plus susceptibles d’être exposées ou les plus sensibles aux effets de ces substances. La participation est gratuite (prise en charge par l’Assurance Maladie et l’ARS) et repose sur le volontariat.
Cette campagne de dépistage est organisée par l’Agence régionale de santé (ARS) en partenariat avec la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).
Les personnes concernées recevront un courriel de la CPAM les invitant à participer au dépistage.
La prise en charge financière des analyses est assurée de la façon suivante :
- Le dosage du plomb est pris en charge par l’Assurance Maladie pour les enfants et les femmes enceintes
- L’ARS financera les dosages de plomb pour les adultes, et les dosages d’arsenic
À retenir : le public cible n'a pas à avancer les frais liés aux examens prévus dans le cadre de cette campagne de dépistage. Celle-ci est organisée et financée par les acteurs publics de la santé afin de mieux évaluer l’exposition de la population.
Cette campagne de dépistage porte sur deux éléments traces métalliques : le plomb et l’arsenic.
Dans le quartier de Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, le dépistage concerne à la fois le plomb et l’arsenic.
Ces substances ne se comportent pas de la même manière dans l’organisme. C’est pourquoi les analyses diffèrent : le plomb est recherché à l’aide d’une prise de sang, et l’arsenic est recherché à partir d’un échantillon d’urine.
Important : les produits de la mer (poissons, crustacés, coquillages, etc.) contiennent des formes d’arsenic peu toxiques, mais qui peuvent influencer les résultats de l’analyse. Il est donc recommandé de ne pas en consommer dans les trois jours précédant le prélèvement urinaire.
À retenir : une prise de sang permet de mesurer l’exposition au plomb, tandis qu’une analyse d’urine permet d’évaluer l’exposition à l’arsenic. Pour garantir la fiabilité des résultats concernant l’arsenic, évitez les produits de la mer dans les trois jours précédant le prélèvement.
Le dépistage est ouvert du 19 octobre au 28 novembre 2026.
Les laboratoires d’analyses médicales du secteur d'habitations ont été informés au préalable de l’organisation de cette campagne de dépistage. Pour y participer, il vous suffit donc de vous présenter dans l’un des laboratoires de votre commune. Vous pouvez vous présenter sans rendez-vous ou prendre rendez-vous au préalable si vous le souhaitez.
Lors de votre rendez-vous, pensez à apporter :
- le courriel reçu de votre caisse d’assurance maladie
- le questionnaire complété permettant de vérifier votre éligibilité au dépistage :
- votre carte vitale ou autre document attestant de votre affiliation à la sécurité sociale.
Selon la campagne mise en place sur votre territoire :
- une prise de sang pourra être réalisée pour mesurer le taux de plomb
- un prélèvement d’urine pourra être réalisé pour rechercher l’arsenic. Le pot, nécessaire au recueil d’urines, est disponible dans les pharmacies du secteur ou au laboratoire. Le recueil peut se faire au laboratoire ou au domicile avec un délai court dans la journée et une conservation réfrigérée entre le recueil et le dépôt au laboratoire.
Important : si un dosage de l’arsenic est prévu, évitez de consommer des produits de la mer (poissons, crustacés, coquillages, etc.) dans les trois jours précédant le prélèvement. Ces aliments contiennent des formes d’arsenic peu toxiques mais susceptibles d’influencer les résultats de l’analyse.
À retenir : présentez-vous dans un laboratoire du secteur concerné avec le courriel de la CPAM, et votre questionnaire complété. Le dépistage est simple, gratuit pour les personnes concernées et permet d’évaluer votre éventuelle exposition au plomb et/ou à l’arsenic.
Si les résultats du dépistage montrent un niveau de plomb ou d’arsenic supérieur aux valeurs de référence, votre médecin traitant sera informé et prendra contact avec vous. Il pourra, si nécessaire :
- vous expliquer les résultats
- mettre en place un suivi médical adapté
- vous conseiller sur les mesures à adopter pour réduire votre exposition au quotidien
Si vous n’avez pas de médecin traitant :
- pour les enfants de moins de 6 ans, vous pouvez vous rapprocher de la Protection maternelle et infantile (PMI) ;
- dans les autres situations : précisez-le dans le questionnaire. Si vos résultats le justifient, l’ARS vous contactera pour vous proposer de transmettre vos résultats à un professionnel de santé du secteur.
Cas particulier du saturnisme chez l’enfant :
Lorsqu’un enfant présente une concentration de plomb dans le sang correspondant à un saturnisme infantile (plombémie supérieure à 50 µg/L), une enquête environnementale est réalisée.
Cette enquête a pour objectif d’identifier les sources d’exposition au plomb dans l’environnement de l’enfant (logement, jardin, habitudes de vie, etc.) afin de mettre en place les mesures nécessaires pour réduire cette exposition.
Cette enquête est menée par l’Agence régionale de santé (ARS) ou, à Saint-Nazaire, par le Service communal d’hygiène et de santé (SCHS), en lien avec l’ARS.
En savoir plus sur la page dédiée : L’intoxication par le plomb chez l’enfant | Agence régionale de santé Pays de la Loire
À retenir : un résultat élevé ne signifie pas forcément l’apparition d’une maladie. Il permet avant tout d’identifier une exposition, de rechercher son origine et, si besoin, de mettre en place rapidement des mesures de prévention et un suivi médical adapté.
Si vous faites bien partie du public cible, ou que vous estimez être concerné par une exposition particulière, contactez l’ARS : ars-pdl-se@ars.sante.fr
Les personnes ne relevant pas des publics cibles peuvent aussi bénéficier d’un dépistage sur prescription de leur médecin traitant et après analyse de leur exposition, si elles habitent sur les secteurs concernés. Les analyses seront alors prises en charge financière selon les règles de l’assurance maladie en vigueur : pour le plomb, prise en charge pour les mineurs et les femmes enceintes. Le dosage de l’arsenic n’est pas pris en charge par l’assurance maladie.
Oui. Les professionnels de santé du secteur, ainsi que les services de Protection maternelle et infantile (PMI), ont été informés par l’ARS de l’organisation de cette campagne de dépistage.
Les résultats de vos analyses seront transmis à votre médecin traitant ou, le cas échéant, au professionnel de santé chargé de votre suivi. Cela lui permettra :
- de vous expliquer les résultats
- de vous conseiller sur les mesures à mettre en place pour réduire votre exposition
- d’organiser un suivi médical adapté si nécessaire
En l’absence de médecin traitant et si vos résultats le nécessitent, l’ARS vous contactera pour vous proposer de transmettre vos résultats à un professionnel de santé du secteur.
Les résultats médicaux restent protégés par le secret médical et ne sont communiqués qu’aux professionnels de santé impliqués dans votre prise en charge.
À retenir : votre médecin traitant est informé des résultats afin de pouvoir vous accompagner et assurer un suivi adapté si besoin.
Seuls les professionnels de santé de l’ARS en charge du suivi de ce dépistage sont informés des résultats.
Comment connaître la qualité du sol de mon terrain ?
Les études réalisées en 2025 et 2026 dans cinq communes de la Carène ont montré que le quartier de Méan-Penhoët présente des niveaux plus élevés que la normale pour certains métaux présents dans les sols, notamment le plomb et l’arsenic, dépassant les seuils sanitaires. Ces substances font l’objet d’une surveillance particulière car elles peuvent avoir des effets sur la santé. Les habitants concernés ont déjà reçu un courrier de l’ARS avec les premières recommandations à suivre.
Les études ont également mis en évidence des concentrations élevées en chrome et en nickel sur une zone limitée de Donges. Cet enrichissement est d’origine naturelle et lié à la composition géologique du sous-sol. Des mesures complémentaires vont être réalisées.
Les études réalisées sur le territoire de la Carène ont permis de recueillir les informations nécessaires pour comprendre la situation à l’échelle des différents secteurs étudiés. Leur objectif était d’identifier d’éventuelles zones présentant des particularités environnementales, et non d’analyser chaque terrain individuellement. Les données collectées sont donc suffisantes pour finaliser cette étude qui ne va donc pas se poursuivre.
Pour connaître la qualité du sol de votre terrain, vous pouvez faire réaliser des prélèvements et des analyses de sol à vos frais, en ciblant les éléments Traces Métalliques (ETM).
Pour obtenir des résultats fiables, il est recommandé de faire appel à un laboratoire ou à un prestataire spécialisé. Si vous réalisez vous-même les prélèvements, privilégiez un laboratoire accrédité (COFRAC) et respectez ses consignes pour le prélèvement des échantillons.
Certains prestataires proposent une prestation complète comprenant le matériel nécessaire pour réaliser les prélèvements, l’analyse des échantillons, et l’interprétation des résultats. Le coût associé est de l’ordre de 100 euros pour le dosage d’éléments traces métalliques.
Les résultats des analyses vous permettront d’obtenir des éléments pour évaluer la qualité des sols de votre terrain.
Quels sont les risques sanitaires ?
La présence de substances dans les sols ne signifie pas automatiquement qu’il existe une exposition. Celle-ci dépend notamment de l’usage du terrain.
Vous pouvez être exposé :
- en jardinant ou lors de travaux dans votre jardin, en respirant des poussières de sol.
- en portant les mains à la bouche après avoir manipulé de la terre. Les jeunes enfants sont particulièrement concernés.
- en consommant régulièrement des fruits et légumes du potager qui ont absorbé certains éléments du sol ou qui portent encore des particules de terre si le lavage est insuffisant.
- en utilisant pour la boisson ou la préparation des repas l’eau d’un puits contenant ces substances.
Pour limiter ces expositions, il est recommandé de respecter les bonnes pratiques d’hygiène, notamment se laver les mains après les activités de jardinage, laver voire éplucher (pour les légumes racines) soigneusement les fruits et légumes avant de les consommer.
Le plomb
Une exposition importante au plomb peut entraîner une intoxication appelée saturnisme. Il s’agit d’une maladie à signalement obligatoire auprès des autorités sanitaires chez l'enfant mineur.
Les effets du plomb sur la santé peuvent apparaître même lors d’expositions relativement faibles :
- chez les jeunes enfants, il peut perturber l’apprentissage, le comportement, l’audition et la croissance ;
- chez les enfants plus âgés et les adolescents, il peut avoir des effets sur le comportement, la maturation sexuelle et le fonctionnement des reins ;
- chez les adultes, il peut favoriser l’hypertension artérielle et affecter la fonction rénale ;
- chez les femmes enceintes, il peut avoir des conséquences sur la grossesse et le développement du fœtus.
Le plomb peut rester stocké pendant de nombreuses années dans l’organisme, notamment dans les os.
L’arsenic
Les effets de l’arsenic dépendent de la quantité à laquelle une personne est exposée et de la durée de l’exposition.
À fortes doses, l’arsenic peut provoquer des irritations des voies respiratoires en cas d’inhalation de poussières, et des troubles digestifs en cas d’ingestion : nausées, vomissements, douleurs abdominales ou diarrhées.
En cas d’exposition répétée pendant une longue période, différents problèmes de santé peuvent apparaître : atteintes de la peau, maladies cardiovasculaires, troubles respiratoires, diabète, atteintes rénales, affaiblissement du système immunitaire.
L’arsenic est également reconnu comme pouvant augmenter le risque de certains cancers (poumon, peau, vessie) après des expositions importantes et prolongées.
Cependant, être exposé à l’arsenic ne signifie pas que l’on développera nécessairement une maladie. De nombreux facteurs peuvent influencer l’apparition de ces effets.
La plus grande partie de l’arsenic absorbé est éliminée naturellement par l’organisme, principalement dans les urines.
Le nickel
Le nickel présent dans les sols représente généralement un risque limité pour la santé de la population.
Les effets observés concernent principalement des personnes exposées dans un cadre professionnel. Ils peuvent inclure :
- des réactions cutanées, comme des irritations ou des allergies de la peau
- des effets sur les voies respiratoires en cas d’inhalation prolongée
Une exposition importante et répétée par inhalation peut également augmenter le risque de certains cancers des voies respiratoires supérieures.
Le chrome
Le chrome III, qui est la forme de chrome retrouvée majoritairement dans les sols, pourrait provoquer des réactions allergiques de la peau lors de contacts répétés. Il est également suspecté d’être toxique pour la reproduction, mais sans preuve scientifique suffisante à ce jour.
À retenir : les effets sur la santé dépendent de plusieurs facteurs, notamment la quantité de substance à laquelle une personne est exposée, la durée de l’exposition et sa sensibilité individuelle. La simple présence de ces substances dans un sol ne signifie pas nécessairement qu’il existe un risque pour la santé.
Quels sont les précautions à suivre
Pour réduire votre exposition aux substances présentes dans les sols, quelques gestes peuvent être adoptés au quotidien :
- À l’extérieur
- Lavez-vous soigneusement les mains après avoir jardiné, réalisé des travaux en extérieur ou manipulé de la terre.
- Évitez de porter les mains à la bouche pendant ces activités.
- Il est recommandé de maintenir les ongles coupés courts.
- Veillez à ce que les enfants se lavent les mains après avoir joué dehors.
- Nettoyez régulièrement les jouets utilisés à l’extérieur.
- Limitez les zones de terre nue dans votre jardin en maintenant une couverture végétale (pelouse, plantes, paillage, etc.)
- À l’intérieur du logement
- Évitez d’introduire de la terre et des poussières dans la maison, en retirant notamment vos chaussures avant d’entrer.
- Nettoyez régulièrement les sols et les surfaces avec des méthodes humides (serpillière, chiffon humide), qui permettent de mieux retenir les poussières. Privilégiez ce type de nettoyage plutôt que l’aspirateur, qui peut remettre les particules en suspension dans l’air.
À retenir : le respect de ces mesures d’hygiène simples permet de limiter efficacement le contact avec les particules de sol et les poussières susceptibles de contenir certains polluants.
Oui, mais il est recommandé d’adopter quelques précautions pour limiter l’exposition aux substances éventuellement présentes dans le sol.
- Variez les sources de fruits et légumes que vous consommez et ne dépendez pas exclusivement des produits de votre jardin.
- Diversifiez également les cultures de votre potager.
- Privilégiez les produits qui ont généralement tendance à moins accumuler les métaux présents dans le sol : tomates, poivrons, courges, concombres, haricots verts, etc.
- Limitez la culture des plantes pouvant accumuler davantage certains métaux, comme certains légumes-feuilles (blettes, céleri, poireaux), légumes-racines (carottes), tubercules (pommes de terre) ou certaines herbes aromatiques.
Si des analyses de sol ou vos examens biologiques montrent des niveaux élevés de contamination, il est préférable de suspendre la culture en pleine terre. Des alternatives existent, comme :
- la culture hors sol dans des bacs ou carrés potagers remplis de terreau ou de compost du commerce
- l’apport d’une couche de 30 à 50 cm de terre saine sur le terrain avant la mise en culture
Avant consommation, il est important de :
- laver soigneusement les fruits et légumes à l’eau du robinet
- éplucher les légumes-racines et les tubercules (patates douces ; carottes...)
À retenir : dans la plupart des situations, le maintien d’un potager reste possible en appliquant ces bonnes pratiques et en diversifiant son alimentation.
Vous pouvez continuer à entretenir un jardin d’ornement, à condition d’adopter quelques précautions pour limiter le contact avec les particules de terre.
Il est notamment recommandé de :
- arroser le sol avant de le travailler afin d’éviter l’envol de poussières
- supprimer autant que possible les surfaces de terre nue en maintenant une couverture végétale dense (pelouse, plantes, paillage, etc.)
- éviter les travaux de terrassement ou de creusement qui pourraient faire remonter de la terre en surface
- aménager des espaces de détente et de jeux sans contact direct avec le sol, par exemple une terrasse ou une aire de jeux avec un revêtement adapté
- recouvrir, si nécessaire, les zones les plus fréquentées avec de la terre propre ou d’autres matériaux adaptés
À retenir : l’entretien d’un jardin d’ornement reste possible. En limitant la production de poussières et le contact direct avec le sol, vous réduisez efficacement les risques d’exposition.
Si des analyses de sol ou vos examens biologiques montrent des niveaux élevés de contamination, il est préférable de réduire les activités de jardinage ou de procéder à un apport de terre d'origine contrôlée sur 30 à 50 cm.
Les œufs de poules élevées en plein air peuvent parfois contenir des substances présentes dans les sols. Si une analyse réalisée sur votre terrain met en évidence des concentrations élevées en éléments traces métalliques (ETM), il est préférable, par précaution, d’éviter de consommer les œufs ainsi que la viande de ces volailles.
Si vous souhaitez continuer à consommer les œufs de vos poules, quelques mesures peuvent permettre de limiter leur exposition : privilégiez un parcours enherbé plutôt que des zones de terre nue, nourrissez les poules avec un aliment adapté et contrôlé plutôt qu’avec des végétaux ou des vers de terre prélevés sur le terrain, distribuez les aliments dans une mangeoire plutôt que directement sur le sol, et limitez autant que possible le contact des poules avec les zones susceptibles d’être contaminées.
À retenir : en cas de présence avérée d’ETM dans les sols, la prudence conduit à déconseiller la consommation des œufs. Des aménagements peuvent toutefois permettre de réduire l’exposition des volailles aux polluants présents dans le sol.
Pour en savoir plus, consulter le guide sanitaire de l’autoconsommation édité par le ministère chargé de la santé
La chair des animaux exposés aux éléments traces métalliques par la nourriture ou l’eau peut présenter des concentrations élevées. Il est donc conseillé de privilégier les denrées du commerce, et d’alimenter les animaux avec de l’eau du robinet (l’eau des puits pouvant être chargée en arsenic) et des produits autres que ceux du potager.
Pour en savoir plus, consulter le guide sanitaire de l’autoconsommation édité par le ministère chargé de la santé.
La dépollution complète d’un terrain peut être une opération complexe, coûteuse et souvent longue. Elle nécessite généralement des études complémentaires réalisées par des professionnels spécialisés.
Avant d’envisager une dépollution, il est recommandé de mettre en place des mesures simples pour réduire les risques d’exposition. Lorsque des métaux comme le plomb ou l’arsenic sont présents dans les sols, les principales voies d’exposition sont le contact avec la terre, l’ingestion de particules de sol, ou la consommation de fruits et légumes cultivés sur les zones concernées.
La solution la plus simple consiste souvent à recouvrir les sols concernés par de la terre saine, afin d'éviter tout contact direct avec les terres polluées.
Pour cela, il est recommandé de :
- recouvrir la zone concernée avec 30 à 50 cm de terre saine
- installer si possible un géotextile ou un grillage de signalisation entre la terre d’origine et la terre rapportée, afin de repérer la limite entre les deux couches
- éviter de creuser par la suite, afin de ne pas faire remonter les terres concernées en surface
D’autres mesures peuvent également être mises en œuvre :
- semer du gazon ou maintenir une couverture végétale pour limiter les envols de poussières
- privilégier les potagers en bacs ou en carrés surélevés remplis de terre saine
- favoriser les cultures qui accumulent moins les métaux, comme les légumes-fruits (tomates, courges, concombres, poivrons, etc.)
Si vous envisagez des travaux importants, un bureau d’études spécialisé en sites et sols pollués peut vous accompagner dans le choix des solutions les plus adaptées à votre situation.
À retenir : dans la plupart des cas, il est plus simple et plus rapide de limiter le contact avec les sols concernés que de procéder à une dépollution complète du terrain.
Autres voies d’exposition
Pas nécessairement. La présence d’éléments traces métalliques dans les sols ne signifie pas automatiquement que l’eau d’un puits est également contaminée.
D’une manière générale, il est déconseillé de consommer l’eau de puits, et il est recommandé de privilégier l’eau du réseau public pour la boisson et la préparation des repas. Cette eau fait l’objet d’un contrôle régulier et répond aux exigences sanitaires en vigueur.
L’eau des récupérateurs d’eau de pluie peut être utilisée pour arroser vos jardins et potagers.
Si vous souhaitez utiliser l’eau de votre puits, il est conseillé de faire réaliser des analyses régulières afin de vérifier sa qualité. Ces analyses doivent porter :
- sur les paramètres microbiologiques (bactéries, etc.)
- sur les substances susceptibles d’être présentes localement, en fonction des caractéristiques du secteur (par exemple certains métaux ou des pesticides à proximité de zones agricoles)
Lorsque des éléments traces métalliques ont été identifiés dans les sols du secteur, il est recommandé de les rechercher également dans l’eau du puits.
À retenir : la qualité de l’eau d’un puits ne peut être connue qu’au moyen d’analyses. Pour un usage alimentaire, l’eau du réseau public reste la solution la plus sûre.
L’eau du robinet distribuée sur le territoire fait l’objet d’un contrôle régulier et strict par l’Agence Régionale de Santé (ARS). Les analyses réalisées montrent qu’elle est de bonne qualité et conforme aux normes en vigueur pour la consommation humaine.
Par ailleurs, les ressources utilisées pour produire l’eau potable ne présentent pas de concentrations importantes en éléments traces métalliques liées aux situations identifiées dans les sols.
À retenir : vous pouvez continuer à utiliser l’eau du robinet pour boire, cuisiner et préparer les repas en toute confiance. Elle constitue la source d’eau la plus sûre pour les usages alimentaires.





