Variole du singe : informations sur la vaccination préventive en Pays de la Loire

Actualité

La variole du singe est une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox. Les symptômes sont comparables à ceux de la variole mais la maladie est moins sévère. À ce jour, les cas signalés sont majoritairement bénins.

Des cas groupés d’infections autochtones à Monkeypox (MKP) ont été signalés dans plusieurs pays d’Europe, notamment chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Des cas ont été également signalés aux États-Unis, au Canada, en Australie et Israël. 

En France, les infections par ce virus font l’objet d’une surveillance pérenne par le dispositif de la déclaration obligatoire. Compte tenu des alertes en cours, la surveillance de ces infections est renforcée par Santé publique France

Il s'agit d'une maladie infectieuse due à un orthopoxvirus qui se caractérise notamment par une éruption cutanée survenant dans les 1 à 3 jours après l’apparition de fièvre. La maladie guérit généralement en 3 à 4 semaines.

La variole du singe se transmet par :

  • le contact de la peau ou des muqueuses (bouche, sexe, anus) avec les boutons ou les croûtes ;
  • les gouttelettes (postillons, éternuement...).

Dans quelles situations ?

  • Long face-à-face, par les gouttelettes salivaires ;
  • Contact physique rapproché, notamment lors d’un rapport sexuel, par le contact de la peau ou des muqueuses avec les boutons ou les croûtes ;
  • Partage de linge (vêtements, draps, serviettes…), ustensile de toilette (brosses à dents, rasoirs…), vaisselle, sextoy, seringue...

Aujourd’hui, le Monkeypox n’est pas considéré comme une infection sexuellement transmissible (IST) mais les rapports sexuels réunissent toutes les conditions pour une contamination. Avoir plusieurs partenaires augmente le risque d’être exposé au virus.

Une personne malade peut contaminer dès l’apparition des symptômes et jusqu’à la cicatrisation des lésions. Tant qu’il n’y a pas de symptôme, il n’y a pas de risque de transmission. 

Il est important que les malades respectent un isolement pendant toute la durée de la maladiejusqu’à disparition des dernières croutes (le plus souvent 3 semaines).

En cas d’apparition de symptômes (fièvre, accompagnée de maux de tête, de courbatures et de fatigue, et éruption cutanée avec des vésicules), isolez-vous et contactez votre médecin traitant qui vous orientera sur la suite de la prise en charge.

Dans un premier temps, la vaccination était proposée en post-exposition après évaluation par un infectiologue.

Suite à l’avis de la Haute autorité de santé du 8 juillet 2022, une vaccination préventive peut être proposée également aux groupes de personnes les plus exposés au virus :

  • les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et rapportant de multiples partenaires et les personnes trans multipartenaires,
  • les personnes en situation de prostitution,
  • les professionnels exerçant dans les lieux de consommation sexuelle.

La vaccination ne confère pas une protection immédiate, aussi il est important de continuer à éviter tout contact à risque avec une personne infectée par le virus Monkeypox ou suspectée de l’être.

En Pays de la Loire, cette vaccination préventive est réalisée au sein des structures suivantes uniquement sur rendez-vous

Lieux de vaccination Vaccination sur rendez-vous

Centre Fédératif Prévention Dépistage 44 (CFPD) :

CHU Nantes / Bâtiment Le Tourville - Rue Professeur Yves Boquien, 44000 Nantes

 

Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic 49 (CeGIDD) :

CHU Angers - 4 Rue Larrey, 49100 Angers

  • Prise de rendez-vous téléphonique au 02 41 35 39 30, tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h. 

Centre Fédératif de Prévention et de Dépistage 53 (CFPD) :

Centre hospitalier de Laval - 33 rue du Haut-Rocher, 53015 Laval

  • Prise de rendez-vous téléphonique au 02 43 66 50 55, tous les jours de 9h à 17h. 

Centre de vaccination Variole du singe - CHD Vendée
Boulevard Stéphane Moreau, 85000 La Roche-sur-Yon

Les coordonnées des sites de vaccination sont également disponible sur le site Santé.fr.

 

La maladie est plus grave chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées (notamment les personnes infectées par le VIH qui ne sont pas sous traitement). Elle peut se compliquer d’une surinfection des lésions cutanées ou d’atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques ou neurologiques.

A ce stade, les cas rapportés en Europe sont majoritairement bénins, et il n’y a pas de décès signalé.

Monkeypox Info service

0801 90 80 69

Accessible tous les jours de 8h à 23h, appel et services gratuits, anonyme et confidentiel

Cette plateforme permettra de donner les messages de prévention et les mesures de protection, d’informer sur les symptômes, les traitements et la vaccination, de conseiller et d’orienter vers les dispositifs de prise en charge.


Supports d'information Monkeypox

Santé publique France a créé des supports d'information sur le monkeypox : mode de transmission, symptômes, conduite à tenir en cas d'infection. Téléchargez-les ci-dessous :