Les eaux de baignade

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Eaux de baignade en Pays de la Loire
Plage de Noirmoutier
194 sites de baignade en eau douce et en eau de mer sont accessibles au public en Pays-de-la-Loire. L'ARS Pays de la Loire est mobilisée toute l'année pour une surveillance sanitaire de ces sites.
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La Région Pays-de-la-Loire propose 210 kilomètres de plages et 2 îles importantes : l'île de Noirmoutier et l'île d'Yeu. Elle est la cinquième région touristique française et accueille en moyenne 20 millions de touristes par an.

Ces sites font l’objet d’une surveillance par l’ARS.

La baignade en eau douce n'est autorisée que sur les sites spécifiquement aménagés et contrôlés par l'ARS Pays de la Loire. Il est donc interdit de se baigner dans la Loire comme dans les autres cours d'eau.

Elle est exercée à deux niveaux : par l’ARS et la personne responsable de l’eau de baignade

Le contrôle sanitaire concerne les zones accessibles au public où la baignade est habituellement pratiquée par un nombre important de baigneurs et ayant fait l’objet d’un recensement par le gestionnaire de la baignade.

La directive européenne de 2006 a renforcé le principe de la gestion des eaux de baignade par la personne responsable de l'eau de baignade (PREB) en introduisant l'obligation d'établir un profil des eaux de baignade. Ce profil correspond à une identification et à une qualification des sources de pollution pouvant affecter la qualité de la baignade.

Le profil réalisé par le PREB doit ainsi définir :

  • la vulnérabilité du site
  • les mesures à mettre en œuvre pour garantir en permanence la qualité de la baignade (assainissement des eaux de ruissellement du bassin versant, modernisation des stations d'épuration, fiabilité des ouvrages de collecte des eaux usées…).

Le profil vise également à faciliter la gestion préventive de la baignade par la définition d'indicateurs d'alerte conduisant à interdire la baignade le cas échéant.

98,7 % des sites de baignade en mer disposent d'un profil en Pays de la Loire. Ce chiffre mérite d'être mis en perspective avec un taux de réalisation national de 80%.

La présence de cyanobactéries et de leurs toxines dans les eaux de loisirs peut affecter la santé des usagers.

Ces microorganismes donnant à l’eau une couleur intense « vert-bleu » peuvent produire et libérer des toxines à l’origine de risques sanitaires pour les baigneurs (irritations et rougeurs de la peau, des yeux et des muqueuses, et en cas d’ingestion : maux de ventre diarrhées, nausées, vomissements).

En fonction de la situation, des recommandations sanitaires sont diffusées par l’ARS auprès des gestionnaires de sites, où la baignade et les activités nautiques sont autorisées, pour un relais envers les usagers (prise de douche après la baignade, baignade dans une zone délimitée). Les mesures sanitaires peuvent aller jusqu’à la fermeture temporaire du site.

Au-delà de cette coloration, les cyanobactéries peuvent parfois coloniser le fond des rivières l'été, voire en début d'automne. Elles forment à la surface des cailloux des plaques (biofilms) de couleur vert / brun foncée, qui peuvent se détacher et s'accumuler sur les bords (flocs, amas d'algues). Elles peuvent être à l'origine d'intoxications mortelles pour les chiens (fiche Prévention)

Pour éviter ces risques, il est important de connaitre les précautions de bon sens à mettre en oeuvre, simples et dont chacun a la responsabilité. Reconnaitre les symptômes d'une intoxication permet également d'adapter votre comportement.

La leptospirose est une maladie grave qui peut être contractée lors d'une activité mettant en relation le corps et les muqueuses (oeil, nez, bouche) avec un environnement souillé par l'urine d'animaux contaminés (rongeurs notamment), et plus particulièrement en eau douce.

Les signes apparaissent 1 à 2 semaines après la contamination et se traduisent par de la fièvre, des douleurs musculaires, articulaires, abdominales et des maux de tête. La maladie peut s'aggraver rapidement. Il convient de consulter un médecin dès les premiers signes et de lui signaler l'activité à risque pratiquée.

Un traitement existe, il sera d'autant plus efficace qu'il est pris tôt.

Suivez ces mesures de prévention générales et individuelles  :

 

Depuis plusieurs années, les côtes de Loire-Atlantique et de Vendée sont touchées par des échouages d'algues. Les opérations de ramassage systématique et d'élimination de ces algues sont contraignantes pour les communes.

Pour aider les collectivités concernées et les inciter à mettre en œuvre des mesures adaptées, un plan définit les dispositions de prévention des risques sanitaires à mettre en œuvre en cas d’échouages massifs d’algues vertes.

Toutes les algues de couleur verte ne forment pas une marée verte. Deux espèces d’algues sont particulièrement impliquées : Ulva armoricana (Bretagne Nord) et Ulva rotundata (Bretagne Sud, Loire-Atlantique et Vendée).

La prolifération et l'accumulation des algues sont favorisées par des flux d’azote importants (agriculture, assainissement), un estran étendu de faible dénivelé et un confinement hydrodynamique des eaux côtières.

Les algues fraîches sont peu émissives. C’est l’accumulation prolongée des algues sur des épaisseurs importantes qui va générer de fortes quantités d'hydrogène sulfuré. Ce gaz très toxique se caractérise par une odeur d’œuf pourri. Il provoque en premier lieu une irritation de la muqueuse oculaire. Il est également un irritant des voies respiratoires et un neurotoxique par asphyxie.

 

  • Choisissez des zones de baignade surveillées et respectez les consignes de sécurité signalées par les drapeaux de baignade

Dans le contexte sanitaire lié au COVID, nous vous invitons à vous rapprocher de la mairie et/ou du gestionnaire de la zone de baignade afin de prendre connaissance des disposition sspécifiquement mises en oeuvre concernant le respect des mesures concourant à limiter la propagtion du virus

  • Ne vous exposez pas trop longtemps au soleil : Recherchez l'ombre et évitez les expositions aux heures les plus chaudes et ensoleillées de la journée, entre 12h et 16 h
  • Utilisez une protection solaire adaptée : crème solaire appliquée régulièrement, chapeau à larges bords, lunettes de soleil, vêtements secs ...
  • Protégez encore plus vos enfants, offrez-leur de l'ombre et donnez-leur à boire avant qu'ils ne le réclament
  • Surveillez en permanence vos enfants au bord de l'eau et dans l'eau ; équipez-les de brassards adaptés ou d'un maillot de bain à flotteurs

Informations COVID-19 et coquillages

"En l'état des connaissances, la transmission du virus SARS-CoV-2 est essentiellement inter-humaine à partir d'aérosolisation de particules virales contenues dans les goutelettes et par contacts mains-visage. En conséquence, le risque majeur pour ces sites de baignade est lié à la promiscuité, et donc au bon respect des mesures de distanciation physique retenues dans le cadre de la crise Covid-19 qui constitue l'élément fondamental et prioritaire de prévention générale"

L'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) a effectué des analyses pour vérifier que ce virus n’était pas présent ni dans l’eau de mer ni dans les coquillages du littoral français, suite à la détection du coronavirus SARS-CoV-2 dans des eaux usées en France et dans d’autres pays : aucune trace du coronavirus SARS-CoV-2 n’a été détectée à ce jour. Toutefois, Ifremer poursuit ses prélèvements et analyses sur les mêmes sites tous les 15 jours pendant encore plusieurs mois, afin de suivre les éventuels effets d’une circulation potentiellement accrue du virus dans la population dans le contexte de la levée progressive des mesures de confinement.  Pour en savoir plus : consultez les communiqués de presse de l'Ifremer - du 18/05 - du 28/05.

En complément des précautions habituelles à suivre, nous vous invitons à vous rapprocher de la mairie et/ou du gestionnaire de la zone de baignade afin de prendre connaissance des dispositions spécifiquement mises en oeuvre concernant le respect des mesures concourant à limiter la propagation du virus.