Pays de la Loire

Les eaux de baignade

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Eaux de baignade en Pays de la Loire
Plage de Noirmoutier
197 sites de baignade en eau douce et en eau de mer sont accessibles au public en Pays-de-la-Loire. L'ARS Pays de la Loire est mobilisée toute l'année pour une surveillance sanitaire de ces sites.
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La Région Pays-de-la-Loire propose 210 kilomètres de plages et 2 îles importantes : l'île de Noirmoutier et l'île d'Yeu. Elle est la cinquième région touristique française et accueille en moyenne 20 millions de touristes par an.

197 sites de baignade en eau douce et en eau de mer sont accessibles au public en Pays-de-la-Loire.

Ces sites sont l’objet d’une surveillance par l’ARS.

La baignade en eau douce n'est autorisée que sur les sites spécifiquement aménagés et contrôlés par l'ARS Pays de la Loire. Il est donc interdit de se baigner dans la Loire comme dans les autres cours d'eau.

Elle est exercée à deux niveaux : par l’ARS et la personne responsable de l’eau de baignade

Le contrôle sanitaire concerne les zones accessibles au public où la baignade est habituellement pratiquée par un nombre important de baigneurs et ayant fait l’objet d’un recensement par le gestionnaire de la baignade.

La directive européenne de 2006 a renforcé le principe de la gestion des eaux de baignade par la personne responsable de l'eau de baignade (PREB) en introduisant l'obligation d'établir un profil des eaux de baignade. Ce profil correspond à une identification et à une qualification des sources de pollution pouvant affecter la qualité de la baignade.

Le profil réalisé par le PREB doit ainsi définir :

  • la vulnérabilité du site
  • les mesures à mettre en œuvre pour garantir en permanence la qualité de la baignade (assainissement des eaux de ruissellement du bassin versant, modernisation des stations d'épuration, fiabilité des ouvrages de collecte des eaux usées…).

Le profil vise également à faciliter la gestion préventive de la baignade par la définition d'indicateurs d'alerte conduisant à interdire la baignade le cas échéant.

73% des sites de baignade en mer disposent d'un profil en Pays de la Loire. Ce chiffre mérite d'être mis en perspective avec un taux de réalisation national de 45%.

La présence de cyanobactéries et de leurs toxines dans les eaux de loisirs peut affecter la santé des usagers.

Ces microorganismes donnant à l’eau une couleur intense « vert-bleu » peuvent produire et libérer des toxines à l’origine de risques sanitaires pour les baigneurs (irritations et rougeurs de la peau, des yeux et des muqueuses, et en cas d’ingestion : maux de ventre diarrhées, nausées, vomissements).

En fonction de la situation, des recommandations sanitaires sont diffusées par l’ARS auprès des gestionnaires de sites, où la baignade et les activités nautiques sont autorisées, pour un relais envers les usagers (prise de douche après la baignade, baignade dans une zone délimitée). Les mesures sanitaires peuvent aller jusqu’à la fermeture temporaire du site.

Au-delà de cette coloration, les cyanobactéries peuvent parfois coloniser le fond des rivières l'été, voire en début d'automne. Elles forment à la surface des cailloux des plaques (biofilms) de couleur vert / brun foncée, qui peuvent se détacher et s'accumuler sur les bords (flocs, amas d'algues). Elles peuvent être à l'origine d'intoxications mortelles pour les chiens (fiche Prévention)

Pour éviter ces risques, il est important de connaitre les précautions de bon sens à mettre en oeuvre, simples et dont chacun a la responsabilité. Reconnaitre les symptômes d'une intoxication permet également d'adapter votre comportement.

Depuis plusieurs années, les côtes de Loire-Atlantique et de Vendée sont touchées par des échouages d'algues. Les opérations de ramassage systématique et d'élimination de ces algues sont contraignantes pour les communes.

Pour aider les collectivités concernées et les inciter à mettre en œuvre des mesures adaptées, un plan définit les dispositions de prévention des risques sanitaires à mettre en œuvre en cas d’échouages massifs d’algues vertes.

Toutes les algues de couleur verte ne forment pas une marée verte. Deux espèces d’algues sont particulièrement impliquées : Ulva armoricana (Bretagne Nord) et Ulva rotundata (Bretagne Sud, Loire-Atlantique et Vendée).

La prolifération et l'accumulation des algues sont favorisées par des flux d’azote importants (agriculture, assainissement), un estran étendu de faible dénivelé et un confinement hydrodynamique des eaux côtières.

Les effets sanitaires sont liés à l'inhalation d'hydrogène sulfuré (H2S). Ce gaz est produit lors de la putréfaction de végétaux riches en sulfates.

Les algues fraîches sont peu émissives. C’est l’accumulation prolongée des algues sur des épaisseurs importantes qui va générer de fortes quantités d'hydrogène sulfuré. Ce gaz très toxique se caractérise par une odeur d’œuf pourri. Il provoque en premier lieu une irritation de la muqueuse oculaire. Il est également un irritant des voies respiratoires et un neurotoxique par asphyxie.