Moustique tigre Aedes albopictus

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photographie d'un moustique tigre (appelé moustique tigre en raison des zébrures contrastées noires et blanches qui parcourent son corps)
Adoptez les bons gestes pour éviter la prolifération du moustique tigre.
Le moustique Aedes albopictus colonise progressivement le territoire métropolitain depuis 2004. Il est le vecteur potentiel d'arboviroses, comme le chikungunya, la dengue ou Zika. Quelle est la surveillance mise en place et comment éviter sa prolifération ?
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Nous vous invitons à faire preuve de la plus grande prudence quant aux informations diffusées par des sites à caractère commercial (notamment le site vigilances-moustiques) et vous rappelons que les seules cartes officielles de diffusion du moustique tigre en France métropolitaine sont  disponibles sur le site du ministère en charge de la santé.

L'agence régionale de santé, en lien avec le préfet et les collectivités locales, organise en Pays-de-la-Loire* :

  • la surveillance entomologique des insectes et l'intervention autour des nouvelles implantations
  • ainsi que les mesures en matière de prospection, traitement et travaux autour des lieux fréquentés par les cas humains.

L'implantation d'Aedes albopictus en Pays-de-la-Loire est récente. Fin 2019, six communes étaient considérées comme colonisées :

  • en Loire-Atlantique : Le-Pellerin et Saint-Sébastien-sur-Loire depuis 2019,
  • en Maine-et-Loire : Trélazé depuis 2017 et Chacé (commune de Bellevigne-les-Châteaux) depuis 2018,
  • en Vendée : Fontenay-le-Comte depuis 2015 et Sainte-Hermine depuis 2019.

--> Consulter la carte de répartition du moustique tigre en France métropolitaine

Une surveillance particulière du moustique tigre est mise en place en métropole du 1er mai au 30 novembre de chaque année.

Cette surveillance repose :

  • sur la mise en place de pièges et leur observation régulière en différents points du territoire en milieu urbain afin d'éviter l'implantation de nouvelles espèces de moustique, notamment Aedes albopictus, ou surveiller leur extension dans les zones où ce moustique est déjà implanté.
  • le recueil de signalements citoyens via le portail de signalement-moustique.fr
  • l'investigation autour des cas d'arboviroses (dengue, chikungunya, zika), pour limiter le risque de rencontre entre un moustique vecteur et une personne malade. En Pays-de-la-Loire, jusqu'alors, il s'agit de cas humains importés (maladie contractée hors de métropole).

Pour cette surveillance, l'ARS Pays-de-la-Loire s'appuie sur le laboratoire Inovalys pour les départements de Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe et sur le Laboratoire de l'Environnement et de l'Alimentation de Vendée (LEAV).

 

* Cette mission est encadrée par le décret n° 2019-258 du 29 mars 2019 relatif à la prévention des maladies vectorielles et l'arrêté du 23 juillet 2019 relatif aux modalités de mise en oeuvre des missions de surveillance entomologique, d'intervention autour des détections et de prospection, traitement et travaux autour des lieux fréquentés par les cas humains de maladies transmises par les moustiques vecteurs.

Le moustique  Aedes albopictus  est un moustique d'origine tropicale, également appelé moustique tigre en raison des zébrures contrastées noires et blanches qui parcourent son corps effilé et d'une ligne blanche sur le thorax. Il est de petite taille, environ 5mm. Source de nuisances, il pique surtout le jour et sa piqûre est douloureuse. Son expansion est mondiale, favorisée par le développement des transports internationaux.

Attention : d’autres espèces de moustiques sont plus ou moins « zébrées » et peuvent être confondues avec notre moustique « tigre » (plus d’informations sur le portail de signalement du moustique tigre).

Tous les moustiques n’occupent pas la même niche écologique. Le moustique tigre est adapté à l'environnement humain et se développe préférentiellement dans des environnements péri-urbains, ainsi que dans des zones urbaines très denses. Il se développe dans toutes sortes de récipients et réservoirs artificiels où l'eau peut stagner : vases, pots, fûts, bidons, bondes, rigoles, avaloirs pluviaux, gouttières, terrasses sur plots...

Pour tester vos connaissances sur le moustique tigre, n'hésitez pas à télécharger le "quizz Vrai-Faux" sur le moustique tigre ci-dessous.

Vous pensez avoir observé un moustique tigre ?
Vous souhaitez le signaler ?

L’ensemble de la population peut participer à la surveillance de cette espèce afin de mieux connaître sa répartition. Il s'agit d'une action citoyenne permettant ainsi de compléter les actions mises en place.

Rendez-vous sur le site https://signalement-moustique.anses.fr où un questionnaire vous permettra de vérifier rapidement s'il s'agit bien d'un moustique tigre.

Chaque citoyen peut être un acteur de la lutte contre la prolifération de ce moustique par le signalement de sa présence et la mise en œuvre de mesures de prévention simples.

Délogez les squatteurs !

Le moyen de prévention le plus efficace contre la prolifération des moustiques repose sur la destruction mécanique des gîtes larvaires, c'est-à-dire des lieux de ponte.

Pour que le moustique puisse proliférer, deux facteurs sont indispensables :

  • La présence d’eau stagnante
  • Une température minimum afin que les œufs puissent éclore

Le moyen de prévention le plus efficace contre la prolifération des moustiques repose sur la destruction mécanique des gîtes larvaires, c'est-à-dire des lieux de ponte.

Les bons gestes : enlever tous les objets abandonnées dans la jardin. Vider les soucoupes, les vases, les seaux. Remplir les soucoupes avec du sable. Entretenir le jardin. Vérifier le bon écoulement des eaux de pluie. Couvrir toutes les réserves d'eau
Les bons gestes à adopter pour éviter la prolifération du moustique tigre.

 

Evitez les piqûres !

Portez des vêtements couvrants et amples : Ce sont des mesures très efficaces pour réduire l’exposition aux piqûres. Veillez à bien protéger les pieds et chevilles. L’imprégnation des vêtements par des insecticides renforce cette protection !

Utilisez des produits anti-moustiques : Ils contiennent un principe actif qui éloigne les insectes sans toutefois les tuer : à appliquer sur toutes les parties découvertes du corps (sauf muqueuses et lésions cutanées étendues) et à renouveler régulièrement.
Renseignez-vous auprès de votre pharmacien pour plus d'information.

Protégez-vous à l'intérieur de votre habitat :

  • Equipez les portes et fenêtres de moustiquaires, l'emploi de moustiquaires de berceau est le moyen prioritaire de protection efficace des nourrissons et des jeunes enfants.
  • Utilisez des répulsifs comme les diffuseurs électriques,
  • Utilisez les tortillons fumigènes à l’extérieur ou dans une pièce correctement aérée.
  • Les moustiques n'aimant pas les endroits frais, la climatisation est également un bon moyen de protection individuelle et collective

 

 

Informez-vous avant de partir

Si vous êtes en partance pour une zone de circulation des virus de la dengue, du chikungunya ou zika :

  • Consultez les "Conseils aux voyageurs" du site du ministère en charge des affaires étrangères et le dépliant "Voyagez en adoptant les bons gestes" à télécharger ci-dessous.
  • Si vous êtes enceinte, consultez votre médecin avant le départ.

Durant votre séjour et à votre retour en Métropole - Evitez les piqûres !

Eviter les piqûres de moustiques, c’est protéger notre santé et celle de notre entourage.
Aucune mesure n'est efficace à 100% et c'est la somme de mesures individuelles et collectives qui permet de faire diminuer la transmission.

Pourquoi mettre des produits insecticides sur mes vêtements ou sur les moustiquaires ? 
Ces produits évitent les piqûres au travers des vêtements. Une seule imprégnation suffit pour deux mois et persiste après plusieurs lavages. Les produits insecticides courants, à base de perméthrine, sont utilisables chez les femmes enceintes.

Avant d'acheter ou d'utiliser des produits anti-moustiques :

  • Demandez conseil à un pharmacien surtout en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes. Lisez bien la notice avant toute application. Evitez de les appliquer sur le visage et les mains des jeunes enfants.
  • Demandez l’avis du médecin traitant pour l’enfant de moins de 30 mois et en cas d’antécédents de convulsions. 

Consultez la liste des répulsifs recommandés par le Ministère chargé de la santé (à télécharger ci-dessous).

Durant votre séjour et à votre retour en Métropole - Consultez un médecin si...

...vous ressentez les symptômes suivants :

  • Fièvre brutale
  • Douleurs musculaires ou articulaires
  • Maux de tête
  • Eruption cutanée
  • Conjonctivite

 

Communes

Si le dispositif législatif et réglementaire confère aux départements un pouvoir de police spéciale en matière de lutte contre les moustiques potentiellement vecteurs de maladies, il ne faut pas négliger l'importance du rôle des communes en matière de démoustication.

Les maires sont, en effet, responsables du maintien de l'hygiène et de la salubrité publique. Ils constituent, par ailleurs, l'échelon de proximité par excellence. A ce titre, les communes sont les mieux à même de sensibiliser le public à la lutte contre les gîtes larvaires.

Pour vous aider le CNEV (Centre National d'Expertise sur les Vecteurs) met à disposition un "guide à l'attention des collectivités souhaitant mettre en œuvre une lutte contre les moustiques urbains vecteurs de dengue, de chikungunya et de zika".

 

Etablissements de santé

Dans les départements où le moustique est présent et actif (niveau 1 du plan et suivants), si sur le domaine public la lutte contre les moustiques vecteurs d'arboviroses ressort de la compétence des collectivités territoriales, dans l'enceinte de votre établissement cette lutte relève de votre responsabilité. L'objectif visé est de limiter, outre les nuisances liées aux piqûres, les risques de transmission d'arboviroses à vos patients, leurs visiteurs et votre personnel.

Pour vous aider dans cette action, le CNEV a édité un guide "Actions de lutte et de prévention contre les moustiques autour des établissements".