Pays de la Loire

Rapport d'évaluation de la politique régionale de lutte contre le suicide

Etude et rapport
Politiques de santé
Date de publication
Une politique régionale active et volontariste de lutte contre le suicide a été lancée depuis près de 15 ans par les autorités sanitaires sur le constat d’une forte mortalité régionale dans un pays par ailleurs mal classé en Europe sur ce critère.
Corps de texte

Cette politique n’a jamais donné lieu à une évaluation de ses résultats, bien qu’elle ait été portée par les autorités sanitaires successives, au travers de divers plans, programmes et schémas régionaux.

Initiée par la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales avec le concours des Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales, elle a été poursuivie dans le cadre du Groupement Régional de Santé Publique ainsi que par l’Agence Régionale de l’Hospitalisation, pour être reprise par l’Agence Régionale de Santé (ARS) en 2010. L’ARS s’est par ailleurs dotée dès sa création d’un département d’évaluation des politiques de santé. Il est alors apparu tout à fait pertinent à la fois pour la direction générale de l’ARS mais aussi pour ce nouveau département de porter les premiers travaux d’évaluation sur cette politique.

La présente mission d’évaluation devait répondre à deux questions principales, figurant au cahier des charges de cette évaluation :

  • Quelles seraient les actions des programmes précédents à poursuivre, à abandonner ou à mettre en oeuvre (non prévues ou non réalisées) ?
  • Quels sont les atouts et les marges de progrès en région des Pays de la Loire de la politique de lutte contre le suicide, au moment du lancement du programme national d’actions contre le suicide 2011-2014 paru en septembre 2011 et du Projet Régional de Santé (PRS 2012-2016) publié en mars 2012, au regard des orientations stratégiques de ce dernier ?

Trois champs de cette politique ont ainsi été évalués : la prévention, la prise en charge et l’observation/analyse, dans le domaine de compétence des autorités sanitaires, excluant d’autres secteurs comme ceux du travail et de l’éducation.

L’analyse des nombreux documents produits depuis 15 ans ainsi que la conduite d’entretiens avec des acteurs de cette politique ont permis, au-delà des constats, de formuler un certain nombre de jugements.

Les réponses aux deux questions évaluatives figurent plus précisément au sein des fiches de recommandations qui figurent en fin de rapport.