COVID-19 Foire aux questions (FAQ) - Vaccination

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Foire aux questions sur la vaccination contre la COVID-19. Mise à jour au 16/06/2021

Corps de texte

Qui peut être vacciné dès à présent ?

  • Les personnes concernées par la vaccination sont les suivantes :
  • L’ensemble des personnes de 12 ans et plus.
  • La vaccination est recommandée pour les femmes enceintes à partir du 2e trimestre de grossesse.
  • La vaccination n’est pas recommandée pour les adolescents ayant développé un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) à la suite d’une infection à la Covid-19 de se faire vacciner (avis du 11 juin 2021 du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale).
  • Les professionnels du secteur de la santé (voir liste).
  • Les professionnels, de tout âge, considérés comme plus exposés.

Les particuliers concernés :

 

Infographie vaccination pour le grand public

Les professionnels concernés :

 

Suis-je obligé de me faire vacciner ?

Non le vaccin n’est pas obligatoire et aucune preuve de vaccination n’est exigée. De plus, le consentement de la personne à la vaccination est obligatoire et est recueilli en amont de la vaccination.

Quelles sont les questions qui me sont posées avant la vaccination ?

Sur place, un médecin ou tout autre soignant vous posera quelques questions ou vous fera remplir vous-même un questionnaire très simple visant à vérifier que vous pouvez être vacciné normalement.

Les questions, en résumé, sont les suivantes :
- Présentez-vous au moins une comorbidité spécifique (ouvrant droit à la vaccination) ?
- Avez-vous eu un test (PCR ou antigénique) positif au cours des trois derniers mois ?
- Avez-vous de la fièvre ?
- Avez-vous reçu un autre vaccin au cours des deux dernières semaines ?
- Avez-vous des antécédents d’allergie ou d’hypersensibilité à certaines substances ou avec d’autres vaccins ?
- Êtes-vous traité par un médicament anticoagulant ?
- Présentez-vous des troubles de l’hémostase (taux de plaquette bas, maladie spécifique…)
- Êtes-vous enceinte ? Allaitez-vous ?

Dois-je venir avec des documents particuliers ?

Une pièce d’identité et votre carte vitale pour pouvoir donner votre numéro de sécurité sociale.

Depuis le 28 janvier, un étranger ou un sans-abri pourra se faire vacciner en centre de vaccination même s’il ne dispose pas d’une carte vitale.

Par ailleurs, si vous disposez d’une preuve d’un résultat antérieur positif à la Covid-19, vous pouvez la présenter lors de votre premier rendez-vous. Après votre entretien médical, il pourra vous être proposé de procéder à votre vaccination en une seule dose de vaccin au lieu de deux.

Comment prendre rendez-vous ?

Si vous avez 18 ans ou plus, vous êtes libre de consulter votre médecin pour lui poser toutes vos questions et vérifier que vous pouvez être vacciné, mais ce n’est pas une obligation.

Pour vous faire vacciner en centre de vaccination, vous pouvez prendre rendez-vous :
- En ligne, directement sur les plateformes de prise de rendez-vous (Doctolib, KelDoc, Maiia et Clickdoc) ou via le site www.sante.fr (7j/7 et 24h/24). www.sante.fr vous redirige vers la fiche du centre de vaccination le plus proche de chez vous et vous permet d’accéder à la plateforme de rendez-vous en ligne dédiée à ce centre.
- Par téléphone en contactant le numéro vert national (0 800 009 110) pour être redirigé vers le standard téléphonique du centre le plus proche ou directement sur le standard d’un centre de vaccination.

Il est conseillé de vous orienter vers les dispositifs locaux mis à votre disposition pour aider à la prise de rendez-vous, comme les plateformes téléphoniques départementales ou régionales.
Si besoin, faites-vous accompagner dans cette démarche en ligne par vos proches.

Pour vous faire vacciner en ville, vous pouvez :
- Prendre rendez-vous en ligne sur les plateformes de prise de rendez-vous (Doctolib, KelDoc, Maiia et Clickdoc)
- Vous rapprochez de votre médecin traitant (généraliste ou spécialiste), votre médecin du travail, ou votre pharmacien pour obtenir un rendez-vous. Si vous avez 55 ans et plus, vous pouvez également vous rapprocher d’un infirmier ou d’une sage-femme.

Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner en centre quand on n'est pas connecté ?

Si vous n’êtes pas connecté à Internet, il est possible de prendre rendez-vous par téléphone directement auprès des centres de vaccination ou bien d’appeler le numéro de téléphone spécialement mis en place : il s’agit du 0800 009 110. Il est accessible de 6h à 22h, 7 jours sur 7 et vous orientera vers les centres de vaccination les plus proches de chez vous afin de fixer une date de rendez-vous pour se faire vacciner.

Par ailleurs, une campagne d’appels téléphoniques est assurée par l’Assurance maladie pour proposer des rendez-vous dans des centres de vaccination ou dans des cabinets médicaux aux personnes vulnérables qui ne sont pas encore vaccinées. De même, une campagne d’envois de SMS invite ces personnes à appeler un nouveau numéro vert national “coupe-file” (ouvert du lundi au dimanche de 8h à 20h) pour se voir proposer un rendez-vous de vaccination.

Comment s’organisera mon second rendez-vous ?

Le centre de vaccination ou votre médecin vous indiquera la date de votre second rendez-vous, dans un délai de 6 semaines après le premier pour les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna, ou 12 semaines après pour le vaccin AstraZeneca. Pour rappel, le vaccin Janssen ne nécessite qu’une seule injection.

Sachez que lorsque vous prenez un rendez-vous pour une première injection en centre de vaccination, la date de la seconde injection est d’ores et déjà réservée dans le système de réservation du centre.

Si vous avez moins de 55 ans et que vous avez reçu une première dose de vaccin AstraZeneca, devez prendre rendez-vous pour une seconde injection avec un vaccin à ARNm 12 semaines après la première injection AstraZeneca.

Concernant les personnes pour qui la deuxième dose n’est pas recommandée (par exemple, les personnes ayant un antécédent d’infection à la Covid-19), le rendez-vous pour la deuxième injection est automatiquement généré et sera annulé quand la possibilité de ne recevoir qu’une injection pour être vacciné vous sera confirmée.

Après avoir reçu une première dose de vaccin, comment être sûr à 100 % que la seconde sera disponible ?

L’organisation mise en place lors de la prise de rendez-vous des populations prioritaires à la vaccination permet de garantir que toute personne ayant reçu une première dose de vaccin recevra dans les délais la seconde dose.

Comment se passe l'injection de ma seconde dose si j'ai été vacciné par le vaccin AstraZeneca ?

À la suite de la survenue de rares évènements indésirables dans plusieurs pays européens, dont la France, l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a recommandé de suspendre temporairement et à titre préventif l’administration du vaccin AstraZeneca le 15 mars au soir.

Selon les avis rendus par l’Agence européenne des médicaments (EMA) et la Haute autorité de Santé (HAS) les 18 et 19 mars 2021, l’efficacité démontrée du vaccin AstraZeneca dans la prévention des hospitalisations et des décès liés à la Covid-19 l’emporte largement sur la probabilité extrêmement faible de développer les effets indésirables signalés dans certains pays européens chez des personnes majoritairement âgées de moins de 55 ans.

Au vu des données transmises par l’EMA le 18 mars et à l’appui d’une analyse des risques, la HAS a estimé que la vaccination avec le vaccin AstraZeneca pouvait reprendre, en réservant à ce stade ce vaccin pour les personnes de 55 ans et plus. Celles-ci recevront donc leur seconde dose de vaccin Astra Zeneca 12 semaines après la première, sans nécessité de démarche supplémentaire.

Pour les personnes âgées de moins de 55 ans, la HAS a recommandé le 9 avril de réaliser la seconde injection avec un vaccin Pfizer ou Moderna, dans un délai de 12 semaines après la première.

Où trouver un centre de vaccination ?

Vous pouvez trouver le centre de vaccination le plus proche de chez vous, en allant sur le site www.sante.fr ou en appelant le numéro national 0800 009 110 (tous les jours, de 6h à 22h). Par ces deux moyens, vous pouvez également prendre rendez-vous.

Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre médecin traitant ou sur le site de l’Agence régionale de Santé de votre région.

Quel est le numéro national ?

Le numéro national est le 0 800 009 110.

Lorsque vous appellerez, vous aurez à taper votre code postal, pour être mis en contact automatiquement avec le numéro de téléphone d’un centre près de chez vous.

Peut-on se faire vacciner dans un autre département que celui dans lequel on réside ?

Le principe fixé pour la campagne de vaccination est celui du libre choix des personnes quant au département dans lequel elles souhaitent se faire vacciner.

Quelle est la différence entre un centre de vaccination classique et un méga-centre de vaccination ?

Les méga-centres se distinguent par leur capacité vaccinale accrue, autour de 1 000 à 2 000 injections par jour.

Les méga-centres sont créés lorsqu’il y a un besoin, et lorsque les centres déjà existants ne peuvent augmenter leurs capacités de vaccination. Ainsi, si certaines ouvertures de méga-centres sont à prévoir, la majorité d’entre eux seront le résultat de l’augmentation progressive de la capacité de centres existants. À noter également que certains méga-centres peuvent être le fruit d’un regroupement de centres déjà existants.

Comment ces méga-centres seront-ils approvisionnés en vaccin ?

Les méga-centres de vaccination disposeront de vaccins à ARN, livrés directement par les dépositaires pharmaceutiques. Il s’agit d’un schéma logistique inédit dans cette campagne de vaccination.

Comment peuvent être vaccinées les personnes peu mobiles ?

Si vous n’êtes pas en mesure de vous déplacer, renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre Conseil départemental. Les acteurs locaux développent des solutions pour apporter le vaccin au plus près des personnes peu mobiles. Il peut s’agir de centres mobiles de vaccination, d’équipes mobiles de vaccination ou encore de bus de vaccination. Des solutions d’aides au déplacement sont également proposés par certains centres de vaccination (ex : système de voitures avec chauffeurs).

Par ailleurs, les infirmières et infirmiers diplômés d’État (IDE), ainsi que les sages-femmes, peuvent désormais prescrire et administrer les vaccins AstraZeneca et Janssen. Cela vient renforcer les possibilités de vaccination à domicile pour les personnes éligibles à la vaccination avec ces deux vaccins.

Est-il possible de se faire vacciner par la médecine du travail ?

Oui, il est possible de se faire vacciner par la médecine du travail depuis le 25 février.

Cette possibilité concerne les salariés âgés de 55 ans et plus. Ils peuvent ainsi bénéficier du vaccin AstraZeneca, du vaccin Janssen et du vaccin Moderna, administrés par les médecins du travail internes aux entreprises ou des services de santé au travail interentreprises. Cette vaccination nécessite d’être consentie par le salarié et n’est en aucun cas obligatoire. Une consultation doit être effectuée en amont de la vaccination, et le salarié doit rester sous surveillance pendant au moins 15 minutes après l’injection.

Est-il possible de se faire vacciner chez un pharmacien ?

Les personnes de 18 ans et plus peuvent se faire vacciner avec Moderna en pharmacie sans prescription médicale. Les personnes de 55 ans et plus peuvent également se faire vacciner avec AstraZeneca et Janssen.

Quel est le numéro national ?

Le numéro est le 0800 009 110. Lorsque vous appellerez, vous aurez à taper votre code postal, pour être mis en contact automatiquement avec le numéro de téléphone d’un centre près de chez vous.

Quand pourra-t-on voir les premiers effets de la vaccination ?

Dès aujourd’hui, les premiers effets de la vaccination se font ressentir, notamment chez les personnes âgées. En effet, alors que près de l’ensemble des résidents en EHPAD et USLD ont été vaccinés, il apparait que le nombre de décès et d’hospitalisation provoqués par la Covid-19 chez cette population a fortement diminué.

Les personnes vaccinées reçoivent-elles un certificat de vaccination ?

Oui, un certificat de vaccination est édité par le professionnel de santé et est remis au patient lors de chaque injection. Sur ce document sont indiqués la date de la dernière injection effectuée, le nom du vaccin administré et si la vaccination est complète ou non.

Depuis le 27 mai, un téléservice proposé par l’Assurance maladie permet à toute personne vaccinée avant le 3 mai de récupérer, sous format numérique, sa propre attestation de vaccination certifiée.

Par ailleurs, depuis le 19 avril, vous pouvez en toute sécurité importer et conserver vos certificats de vaccination de manière numérique dans votre application «   TousAntiCovid » via le scan du QR Code présent sur votre attestation de vaccination. Un dispositif d’assistance téléphonique gratuit est mis à la disposition des utilisateurs 7j/7, de 9h à 20h au 0 800 08 71 48.

Puis-je faire mes injections dans deux endroits différents ?

Les Français sont encouragés à recevoir leurs deux injections au même endroit. Dans le cas où une personne se verrait contrainte de réaliser sa deuxième injection dans un centre différent du premier, un dispositif existe sur les plateformes de prise de rendez-vous en ligne permettant de réserver un créneau dédié à une seconde injection. Il faudra cependant contacter le centre dans lequel a été réalisée la première injection afin d’annuler le rendez-vous pris automatiquement pour la seconde dose dans ce même centre.

Les personnes âgées de moins de 55 ans ayant reçu une première dose du vaccin AstraZeneca ont le choix du lieu où recevoir leur seconde dose à ARNm, en centre de vaccination ou en ville.

Des créneaux vides signifient-ils vraiment des pertes de doses ? Doit-on s'inquiéter des créneaux vides ?

Non, des créneaux disponibles ne signifient pas que des doses sont perdues. L’augmentation des volumes de doses reçues, notamment du vaccin Pfiez-BioNTech, génère une augmentation du nombre de rendez-vous proposés. De plus, les effecteurs ouvrent davantage de créneaux qu’ils n’ont de doses disponibles afin de laisser le plus grand choix possible dans la prise de rendez-vous. À titre d’exemple, un pharmacien qui reçoit un flacon de dix doses peut proposer 100 créneaux de vaccination dont 90 "disparaîtront" automatiquement dès lors que dix créneaux seront réservés. Un créneau n’est donc pas égal à une dose

Pourra-t-on se faire vacciner sur son lieu de vacances ?

Les Français sont encouragés à recevoir leurs deux injections au même endroit. Dans le cas où une personne se verrait contrainte de réaliser sa deuxième injection dans un centre différent du premier, un dispositif existe sur les plateformes de prise de rendez-vous en ligne permettant de réserver un créneau dédié à une seconde injection. Il faudra cependant veiller à contacter le centre dans lequel a été réalisée la première injection afin d’annuler le rendez-vous pris automatiquement pour la seconde dans ce même centre.

Mon test PCR sera-t-il positif si je viens de me faire vacciner ?

La vaccination ne provoque en aucun cas la survenue d’un test virologique positif. Par ailleurs, si la vaccination permet de réduire massivement le développement de formes graves de la Covid-19, nous ne possédons pas encore à ce stade l’ensemble des données relatives à l’effet des vaccins sur la contagiosité. Il n’est donc pas impossible de contracter une forme bénigne du virus, même à la suite de la vaccination.

Français de l'étranger, comment se faire vacciner en France ?

Nous encourageons les Français vivant à l’étranger à se faire vacciner au sein de leur pays de résidence, d’autant plus s’ils sont affiliés sur place. En cas de nécessité, ils peuvent néanmoins se faire vacciner en France, selon les mêmes conditions et les mêmes procédés que les résidents nationaux. Ils peuvent se rapprocher d’un effecteur de ville ou prendre rendez-vous en centre de vaccination via www.santé.fr ou les plateformes de prises de rendez-vous en ligne par exemple. Sur place, il ne sera pas nécessaire de disposer d’une carte vitale puisque le système d’information Vaccin Covid est à même d’assurer la traçabilité de la vaccination – même sans carte vitale.

Quels sont les candidats vaccins existants à ce jour ?

Aujourd’hui, plus de 250 projets de vaccins contre la Covid-19 sont répertoriés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à des stades très différents de développement.

Une fois les vaccins approchant de la phase finale de leur développement, les laboratoires soumettent un dossier aux autorités de régulation – en Europe il s’agit de l’Agence européenne des médicaments (EMA) afin de procéder à une évaluation au fur et à mesure des données sur l’efficacité, la sécurité et la qualité des vaccins.

À ce jour, les vaccins de Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen/Johnson & Johnson ont été autorisés par l’EMA.

Quels sont les vaccins autorisés en France ?

Si un vaccin est autorisé, c’est au terme d’une procédure rigoureuse et stricte.

Le 21 décembre 2020, l’Agence européenne des médicaments (EMA) s’est prononcée sur l’autorisation de mise sur le marché du vaccin Pfizer-BioNTech, le 6 janvier 2021 du vaccin Moderna, le 29 janvier 2021 du vaccin AstraZeneca et le 11 mars 2021 du vaccin Janssen/Johnson & Johnson. Dans la foulée de ces avis de l’EMA, la Commission européenne a délivré une autorisation de mise sur le marché. Cette autorisation européenne obtenue, c’est une autorité sanitaire française, la Haute autorité de Santé, qui se prononce par la suite sur la mise sur le marché français. Ces étapes constituent des garanties indispensables avant de commencer à vacciner en France.

Quelles sont les procédures préalables à l’arrivée des vaccins contre la COVID-19 ?

La décision d’autoriser ou non un vaccin ne relève pas du Gouvernement mais appartient aux autorités scientifiques indépendantes qui sont en charge de l’évaluation des produits de santé.
En Europe, c’est l’Agence européenne des médicaments (EMA) qui évalue les vaccins contre la Covid-19. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) mobilise son expertise auprès de l’EMA pour l’évaluation scientifique des vaccins.

Si un vaccin est autorisé, c’est au terme d’une procédure rigoureuse et stricte.

Le 21 décembre 2020, l’EMA s’est prononcée sur l’autorisation de mise sur le marché du vaccin Pfizer-BioNTech, le 6 janvier 2021 du vaccin Moderna, le 29 janvier 2021 du vaccin AstraZeneca et le 11 mars 2021 du vaccin Janssen/Johnson & Johnson. Dans la foulée de ces avis de l’EMA, la Commission européenne a délivré une autorisation de mise sur le marché. Cette autorisation européenne obtenue, c’est une autorité sanitaire française, la Haute autorité de Santé, qui se prononce par la suite sur la mise sur le marché français. Ces étapes constituent des garanties indispensables avant de commencer à vacciner en France.

Quelles sont les différences entre les vaccins ?

Si tous les vaccins stimulent le système immunitaire de façon à induire une protection spécifique contre le virus de la Covid-19, des différences existent quant à la technique utilisée.

- Les « vaccins à virus inactivé », les plus couramment utilisés, et les « vaccins à virus vivant atténué » reposent sur une injection du virus entier préalablement rendu inoffensif afin de déclencher une réponse immunitaire en cas d’infection.

- Les « vaccins à ARN messager », comme ceux de Pfizer-BioNTech ou Moderna, consistent à injecter dans l’organisme non pas le virus mais des molécules d’« ARN messager », fabriquées en laboratoire. Cet ARN, encapsulé dans des particules de lipides, sans adjuvant chimique, ordonne aux cellules au niveau du site d’injection (principalement les cellules musculaires et les cellules du système immunitaire) de fabriquer une protéine spécifique du virus responsable de la Covid-19, ce qui activera une réponse immunitaire. Il est ensuite rapidement éliminé. L’ARN messager ne pénètre jamais dans le noyau de la cellule et n’a aucune action sur le génome. Autrement dit, il ne modifie pas l’ADN.

 

- Les vaccins développés par AstraZeneca et par Janssen reposent quant à eux sur un « vecteur viral non réplicatif » : un virus inoffensif qui ne peut se reproduire dans les cellules est utilisé pour transporter le matériel génétique du coronavirus, fabriquant la protéine qui enclenchera une réponse immunitaire.

Comment fonctionne un vaccin ?

Lorsqu’on tombe malade, notre système immunitaire se défend en fabriquant notamment des anticorps. Ils sont destinés à neutraliser et aider à éliminer le virus à l’origine de la maladie.

La vaccination s’appuie sur ce mode de fonctionnement : elle introduit dans notre corps un virus inactivé, une partie du virus ou un ARN messager. Notre système immunitaire produit des anticorps en réaction à cette injection. Ainsi, le vaccin permet que notre système immunitaire reconnaisse spécifiquement l’agent infectieux s’il s’introduit dans notre organisme. Il est alors détecté, neutralisé et éliminé avant qu’il ne puisse nous rendre malade.

Comment fonctionne un vaccin à ARNm ?

Le principe des vaccins à acides nucléiques (vaccins à ARN ou à ADN) est un peu différent du principe plus « classique » de la vaccination, même si l’idée de base est également de confronter le système immunitaire à un « leurre » pour le pousser à développer des anticorps contre le virus.

Les vaccins à « ARN messager », comme ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna, consistent à injecter dans l’organisme non pas le virus mais des molécules d’« ARN messager », fabriquées en laboratoire. Cet ARN, encapsulé dans des particules de lipides, sans adjuvant chimique, ordonne aux cellules au niveau du site d’injection (principalement les cellules musculaires et les cellules du système immunitaire) de fabriquer une protéine spécifique du virus responsable de la Covid-19, ce qui activera une réponse immunitaire. Il est ensuite rapidement éliminé. L’ARN messager ne pénètre jamais dans le noyau de la cellule et n’a aucune action sur le génome. Autrement dit, il ne modifie pas l’ADN.

Les vaccins à ARNm contiennent-ils un adjuvant ?

Les vaccins à « ARN messager » sont très immunogènes. Cela veut dire qu’ils apportent une réponse immunitaire importante, sans qu’il y ait besoin d’ajouter des adjuvants.

Peut-on choisir son vaccin ?

Chacun est libre de choisir le vaccin qu’il veut recevoir parmi les vaccins qui lui sont autorisés.

De ce fait :

  • Les personnes de 12 à 17 ans inclus reçoivent des injections Pfizer-BioNTech, ce vaccin étant le seul bénéficiant à ce stade d’une autorisation de mise sur le marché à partir de 12 ans
  • Les personnes de 18 à 54 ans inclus bénéficient des vaccins à ARNm (Pfizer-BioNTech ou Moderna)
  • Les personnes de 55 ans et plus bénéficient de tous les vaccins actuellement disponibles en France : à adénovirus (AstraZeneca ou Janssen) ou à ARNm (Pfizer-BioNTech ou Moderna)

Y a-t-il une différence notable entre le vaccin Pfizer et le vaccin Moderna ?

Ces vaccins sont des « frères jumeaux » : ils s’appuient sur la même technologie – celle de l’ARN messager – et présentent une efficacité comparable, proche de 95% selon la Haute autorité de Santé (HAS). La HAS considère par ailleurs que les deux vaccins ont des profils de tolérance similaires. Il n’y a donc aucune raison de privilégier l’un plutôt que l’autre.

Quelle est la responsabilité de l’Etat dans le domaine des vaccins contre la covid-19 ?

L’État doit garantir que tout vaccin mis sur le marché a bien reçu toutes les autorisations nécessaires pour assurer la sécurité sanitaire des Français.

Il doit également garantir que les vaccins autorisés arrivent rapidement et dans le cadre d’une logistique efficace.
Il doit faire en sorte que l’ensemble des professionnels de santé concernés soient mobilisés dans le champ de leurs compétences et que les publics prioritaires puissent accéder aux vaccins dans des conditions de simplicité, de sécurité et de transparence qui préservent notamment leur capacité à savoir et donc à décider.

Comment la France a-t-elle anticipé l’acquisition de vaccins ?

Précurseur en Europe, la France, dès le printemps dernier, avait proposé à ses voisins européens d’acquérir ensemble les vaccins (alliance inclusive avec l’Italie, les Pays-Bas et l’Allemagne) pour peser plus dans les négociations avec les laboratoires et pour éviter la logique du « premier arrivé, premier servi » engendrant une compétition inutile et contre-productive.

6 contrats d’approvisionnement ont été signés au niveau européen, avec des quantités fixées au prorata des populations des États de l’Union européenne, soit 15% pour la France. Ces contrats ont été passés avec les fabricants BioNTech-Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Janssen/J&J, CureVac, Sanofi-GSK.
Notre pays disposera d’un potentiel de 309 millions de doses, ce qui permettrait de vacciner un nombre de personnes supérieur à nos besoins ; il s’agit d’une marge de sécurité.

Une sécurisation industrielle des approvisionnements a également été assurée avec une production quasi intégrale sur le sol européen et français, avec des sites de production en Eure-et-Loir et en Indre-et-Loire.

Combien de doses de vaccin ont été commandées ?

En comptant l’ensemble des 6 vaccins du portefeuille européen, la France devrait recevoir 309 millions de doses. Ce chiffre peut être amené à évoluer en fonction des décisions des autorités sanitaires et d’éventuelles nouvelles commandes.

Combien de doses ont été livrées ?

Au 27 mai, la France a reçu environ 42 millions de doses de vaccin en cumulé..

Comment sont financés ces vaccins ?

Les moyens financiers engagés par la France pour réserver des doses sont d’abord des moyens européens. C’est l’Instrument d’aide d’urgence (le fonds ESI), qui intervient pour préfinancer les capacités de production des sociétés avec lesquelles des accords sont signés. L’usage de ces fonds obéit à des règles très précises qui ont été validées par les 27 États membres sous la forme d’un mandat donné à la Commission, en juin dernier. La France a participé à cette enveloppe européenne avec les autres États membres.

L’Europe n’en est pas néanmoins prudente et s’assure que ces prépaiements (qui ne représentent qu’un pourcentage du coût global d’achat des vaccins) ne s’effectuent pas à fonds perdus.

Si le vaccin de ces laboratoires échoue, une partie de ces financements seront remboursés. Le laboratoire devra ensuite fournir, en nature, les composants, les matières premières et les réservations de lignes de production qu’ils ont financées avec l’acompte européen versé. Ils seront réutilisés pour le ou les vaccins qui fonctionneront, afin de les produire à plus grande échelle.

En revanche, si un vaccin est considéré sûr et efficace et peut être distribué chez nous, la France paiera le prix restant par dose, soit le montant total de la commande, moins l’acompte déjà financé par l’Europe.

D’autres vaccins seront-ils bientôt autorisés en France ?

Les vaccins développés par Curevac et Novavax ont débuté leur processus de revue des données à l’Agence européenne des médicaments (EMA) depuis février. Les deux vaccins devraient ainsi obtenir une AMM d’ici juin au niveau européen et être autorisés dans la foulée en France.

Le processus de revue du vaccin Sputnik V a commencé début mars. L’EMA devrait donner plus de visibilité prochainement sur le calendrier d’études du vaccin.

D’autres vaccins du portefeuille européen sont encore dans une phase amont et auront vocation à entrer dans le processus de revue réglementaire en fonction des avancées de leurs essais notamment le vaccin de Sanofi-GSK ou celui de Valneva (pour lequel l’accord d’achat européen est en phase finale de négociation).

Où sont produits les vaccins utilisés en France ?

La France s’est assurée que, pour chacun des vaccins, la production puisse être réalisée en Europe. L’essentiel des doses qui sont acheminées actuellement vers la France sont produites en Europe.

La France contribue à la production des vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna sur son territoire. Elle contribuera bientôt à la production des vaccins Janssen et CureVac (après autorisation de mise sur le marché).

Ceci est le fruit d’un travail entamé dès juin 2020 par le Gouvernement, s’agissant des vaccins Moderna, Pfizer-BioNTech et Curevac puisque la France a accompagné et financé les lignes de production dans trois sites industriels français qui vont accueillir ces productions.

Le Gouvernement continue à mobiliser les laboratoires et les industriels pour mettre en place de nouvelles capacités de production.

Que va changer la production sur le territoire français ?

La production de vaccins sur le territoire français va permettre d’accélérer le rythme de production de vaccins au sein de l’Union européenne et donc de sécuriser l’approvisionnement en doses de vaccins dans le cadre des contrats signés avec les laboratoires. Cela permettra aussi d’obtenir des doses de vaccin plus rapidement. Toutefois, étant donné que la répartition des doses de vaccin s’effectue au niveau européen, cela ne signifie pas que parce qu’elle produit des vaccins sur son territoire, la France disposera de davantage de doses que ses voisins : la répartition des doses se fait au prorata de la population de chaque pays.

 

Connait-on une pénurie ?

La France ne connait pas de pénurie de vaccin mais elle est logiquement dépendante des capacités de production des fabricants et a adapter sa stratégie de vaccination en fonction, tout comme nos voisins européens.

En comptant l’ensemble des 6 vaccins du portefeuille européen, la France devrait recevoir 309 millions de doses. Ce chiffre peut être amené à évoluer en fonction des décisions des autorités sanitaires et d’éventuelles nouvelles commandes. 

Quels sont les objectifs de la vaccination ?

Les vaccins permettent de prévenir, lors d’une contamination, le développement d’une forme grave de la maladie, et donc de protéger celles et ceux qui sont les plus à risque d’être hospitalisés ou de décéder. Il s’agit également de protéger les professionnels de santé les plus exposés aux risques. Les résultats des études cliniques des candidats vaccins semblent converger pour démontrer un fait principal : la vaccination permet de réduire massivement la mortalité due au virus et à ses formes graves.

La vaccination est-elle gratuite ?

Oui. Le vaccin est gratuit pour tous (y compris bénéficiaires de l'AME) et sans avoir à faire l'avance des frais.

Etant donné l’enjeu de santé publique, l’absence de couverture médicale ne doit en aucun cas constituer un frein à la vaccination. Le décret n° 2020-1833 du 31 décembre 2020 publié au JORF du 1er janvier 2021 garantit l’absence de reste à charge sur les frais de vaccination y compris pour les personnes ne bénéficiant d’aucune couverture sociale.

Quels sont les grands principes de la stratégie vaccinale ?

La stratégie vaccinale mise en place doit nous permettre de remplir trois objectifs de santé publique :

  1. Faire baisser la mortalité et les formes graves de la maladie
  2. Protéger les soignants et le système de soins
  3. Garantir la sécurité des vaccins et de la vaccination

Elle repose sur trois principes :

  •  Non obligatoire
  •  Gratuité
  •  Haute sécurité

Quelle est la stratégie vaccinale en France ?

Cette liste suit les recommandations vaccinales émises par la Haute autorité de santé dans ses avis du 27 novembre 2020 et du 2 février 2021.

L’âge de la personne est le facteur de risque de développer une forme grave de Covid-19 le plus important, la Haute autorité de santé a donc recommandé de prioriser les populations cibles vaccinales en fonction de différentes classes d’âge et selon les facteurs d’exposition au virus (ex : vie en collectivité, professionnels du secteur de la santé…).
Par ailleurs, à tranche d’âge égale, les personnes souffrant de comorbidités associées à un risque de développer une forme grave de Covid-19 doivent être vaccinées en premier.

Pour rappel, les vaccins disponibles à cette date n’ont pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les personnes de moins de 18 ans (Moderna, AstraZeneca et Janssen) ou pour les personnes de moins de 16 ans (Pfizer-BioNtech).

Les personnes concernées par la vaccination sont les suivantes :

- L’ensemble des personnes de 12 ans et plus.

- La vaccination est recommandée pour les femmes enceintes à partir du 2e trimestre de grossesse.

- La vaccination n’est pas recommandée pour les adolescents ayant développé un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) à la suite d’une infection à la Covid-19 de se faire vacciner (avis du 11 juin 2021 du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale).

- Les professionnels du secteur de la santé (voir liste).

- Les professionnels, de tout âge, considérés comme plus exposés.

Les particuliers concernés

Infographie vaccination pour le grand public

 

Qui élabore la stratégie de vaccination en France ?

 

La stratégie de vaccination est élaborée par le ministère chargé de la Santé après avis de la Haute autorité de Santé (HAS), autorité publique indépendante à caractère scientifique. L’avis de la HAS rendu le 30 novembre 2020 a précisé les recommandations sur la priorisation des populations à vacciner contre la Covid-19 qui avaient été élaborées en juillet dernier.

Le pilotage stratégique de la campagne est assuré par le ministère des Solidarités et de la Santé, en lien avec plusieurs ministères, dont le ministère de l’Intérieur pour la sécurisation des convois. Santé publique France gère, pour le compte de l’Etat, l’achat des vaccins et du matériel nécessaire à la vaccination (seringues et aiguilles en particulier) ainsi que la logistique associée. Les Agences Régionales de Santé (ARS) et les préfets jouent un rôle déterminant de coordination de la campagne au niveau régional, en lien avec les collectivités locales. Enfin, le suivi opérationnel de la campagne est assuré par le ministère des Solidarités et de la Santé, Santé publique France et les ARS, en lien étroit avec le centre interministériel de crise.

Quelles sont les garanties en termes de transparence de la stratégie vaccinale ?

Le Gouvernement souhaite que les Français aient accès à toute l’information disponible. C’est pourquoi la stratégie vaccinale a été présentée au Parlement dans le cadre d’un débat prévu par l’article 50-1 de la Constitution au cours du mois de décembre.

Par ailleurs, le président de la République a voulu que les citoyens puissent avoir connaissance des débats scientifiques, qu’ils puissent dialoguer avec les experts et aider les pouvoirs publics à être plus pertinents, plus clairs, plus attentifs à leurs préoccupations. Dans cette perspective, un Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, présidé par le Professeur Alain Fischer et placé auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, est chargé d’appuyer le Gouvernement dans ses choix.

Ce Conseil comprend des représentants des différentes parties prenantes que le Gouvernement entend associer à la mise en œuvre de cette politique vaccinale : experts scientifiques, y compris des sciences humaines et sociales, professionnels de santé, représentants des collectivités locales, associations de patients, citoyens eux-mêmes au travers du cadre de dialogue mis en place par le Conseil économique, social et environnemental. Le collectif de citoyens comprend 35 citoyens tirés au sort.

En outre, les données chiffrées relatives aux stocks de vaccins, aux lieux de vaccination, aux livraisons de vaccins, aux personnes vaccinées, ainsi qu’aux rendez-vous pris dans les centres, sont disponibles en open data sur le site data.gouv.fr.

A quoi va servir le collectif de citoyens appelé à se prononcer sur la vaccination ?

Le collectif de citoyens comprend 35 citoyens tirés au sort. Sa composition a vocation à être la plus représentative possible de la société française. Depuis le 16 janvier, ses membres sont invités à émettre et à adresser au Gouvernement et au Conseil d’orientation pour la stratégie vaccinale, présidé par le Professeur Fischer, leurs questionnements relatifs à la vaccination, que ceux-ci soient d’ordre scientifique, sanitaire, technique ou financier. Ils peuvent également exprimer les craintes, les résistances ou encore les questions liées aux enjeux éthiques de la campagne nationale de vaccination. Le collectif n’a pas vocation à définir la stratégie vaccinale ou à se substituer au travail quotidien de lien avec les élus et les professionnels de santé, mais constitue un outil complémentaire pour assurer la réussite de la politique vaccinale.

Qu’est-ce que la Haute Autorité de santé ?

La Haute Autorité de Santé (HAS) est une autorité publique indépendante à caractère scientifique. Elle travaille aux côtés des pouvoirs publics dont elle éclaire la décision, avec les professionnels pour optimiser leurs pratiques et organisations, et au bénéfice des usagers dont elle renforce la capacité à faire des choix. La HAS accomplit trois grandes missions :
- Évaluer les médicaments, les dispositifs médicaux et les actes professionnels en vue de leur remboursement ;
- Recommander les bonnes pratiques professionnelles, élaborer des recommandations vaccinales et de santé publique ;
- Mesurer et améliorer la qualité dans les hôpitaux, cliniques, en médecine de ville, dans les structures sociales et médico-sociales.

Pourquoi ne pas mettre en place un passeport vaccinal pour permettre de lever les restrictions ?

Il ne s’agit pas d’un passeport vaccinal mais d’un Pass sanitaire, la vaccination étant l’une des trois preuves possibles pour ce pass.

Au titre du Pass sanitaire, trois types de preuves seront possibles, dont la présentation d’un certificat de vaccination attestant d’un schéma vaccinal complet. La notion de schéma vaccinal complet dépend du patient (de une injection avec le vaccin Janssen ou pour les personnes ayant déjà contracté la Covid-19, deux avec les vaccins à ARNm ou AstraZeneca, à trois injections pour les personnes immunodéprimées conformément à l’avis du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, plus le délai de 2 à 4 semaines nécessaire pour atteindre le niveau de protection suffisant).

L’objectif du Pass sanitaire est de limiter les risques de contamination du virus (et des variants) tout en sécurisant et facilitant la reprise des déplacements internationaux et des activités avec un fort brassage de personnes et un risque accru de transmission du virus.

Quel est le rôle des médecins généralistes dans la stratégie vaccinale ?

Le médecin généraliste est au cœur du dispositif, en particulier le médecin traitant. Les médecins généralistes peuvent vacciner leurs patients de 18 ans et plus avec Moderna, et leurs patients de 55 ans et plus avec AstraZeneca et Janssen. Chacun doit pouvoir se faire vacciner par un professionnel de santé à côté de chez lui, qu’il connaît, et en qui il a confiance.

Par ailleurs, il convient de rappeler que les médecins généralistes sont également engagés dans les centres de vaccination.

Comment le Gouvernement compte-t-il atteindre ceux qui n'ont pas été vaccinés ?

Éviter de créer des inégalités et répondre aux inégalités existantes est une exigence forte de cette campagne vaccinale, comme de toute démarche de santé publique.

Afin de mieux informer les personnes âgées, plusieurs dispositifs sont mis en place :
- Prise de rendez-vous directe par les professionnels de santé qui proposent la vaccination à leur patient et vont faciliter leur prise de rendez-vous ;
- Repérage par les collectivités territoriales ;
- Dispositif “d’aller vers” de l’Assurance maladie, qui assure une campagne d’appels téléphoniques pour proposer des rendez-vous dans des centres de vaccination ou dans des cabinets médicaux aux personnes vulnérables qui ne sont pas vaccinées. De même, une campagne d’envois de SMS invite les personnes vulnérable qui ne sont pas vaccinées à appeler un nouveau numéro vert national “coupe-file” (ouvert du lundi au dimanche de 8h à 20h) pour se voir proposer un rendez-vous de vaccination ou de se rendre sur le site www.sante.fr.

Par ailleurs, plusieurs modalités permettent de rapprocher la vaccination des publics dont la situation ne permet pas de se déplacer de manière autonome vers un point de vaccination.

L’objectif visé est d’atteindre, dans une logique de service public, l’ensemble des populations concernées par la campagne de vaccination (objectif dit de « l’aller-vers »). Les populations concernées par ces solutions de vaccination sont les personnes prioritaires au regard de la cible vaccinale et qui sont en incapacité ou grande difficulté de se déplacer vers un centre, en raison de leur état de santé, de leur situation de précarité, ou de leur éloignement géographique.

Les modalités suivantes sont identifiées :
- Le transport de la personne vers un centre de vaccination, avec, si nécessaire, un appui à la prise de rendez-vous sur des créneaux dédiés ;
- La vaccination à domicile par le médecin traitant ou dans le cadre d’une hospitalisation à domicile ;
- Le déploiement d’équipes mobiles, lorsque le recours à cette solution est jugé territorialement pertinent.

Quand la campagne de vaccination a-t-elle débuté ?

L’ensemble des pays européens ont débuté simultanément leur campagne de vaccination le dimanche 27 décembre 2020.

En France, la priorité a été donnée à la vaccination des personnes vulnérables, les plus à risque de développer des formes graves de la maladie, ainsi que des professionnels de santé. Depuis, la campagne de vaccination monte graduellement en puissance au fur et à mesure de l’arrivée des doses, comme dans les autres pays européens.

Quelles sont les étapes de la campagne de vaccination en France ?

Conformément aux recommandations de la Haute autorité de Santé (HAS), la montée en puissance de la vaccination sur le territoire s’opère par étape, pour assurer que la protection qu’offre la vaccination profite en priorité aux personnes qui en ont le plus besoin.

À partir du lancement de la campagne le 27 décembre 2020, la vaccination a ainsi été ouverte :
- aux personnes âgées hébergées en établissement, en priorité dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et en unités de soins de longue durée (USLD) ;
- aux personnes en situation de handicap particulièrement vulnérables, hébergées en maisons d’accueil spécialisées (MAS), en foyers d’accueils médicalisés (FAM), en foyers pour personnes handicapées non médicalisés, ainsi que les personnes hébergées dans les établissements médico-sociaux spécifiques ;
- aux professionnels de santé, aux professionnels exerçant dans des établissements de santé ou médico-sociaux, aux aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables, et aux sapeurs-pompiers âgés de 50 ans et plus et/ou atteints de comorbidité(s).

À compter du 18 janvier 2021, il a été décidé d’élargir la cible vaccinale aux personnes âgées de 75 ans et plus, quel que soit leur lieu de vie, ainsi qu’aux personnes vulnérables à très haut risque de forme grave de Covid-19, telles que définies par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (plus d’informations ici).

À compter du 6 février 2021, la vaccination a été ouverte à l’ensemble des professionnels de santé et du secteur médico-social, aux aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables et aux sapeurs-pompiers quel que soit leur âge.

À compter du 19 février 2021, la vaccination a été ouverte aux personnes de 50 à 64 ans inclus atteintes de comorbidité(s).

Le 25 février, la campagne de vaccination en médecine de ville a été lancée.

Depuis le 2 mars 2021, toutes les personnes de 65 à 74 ans atteintes de comorbidité(s) peuvent également se faire vacciner chez un médecin de ville.

Le 15 mars 2021, la campagne de vaccination en pharmacie a été lancée.

Le 19 mars 2021, la stratégie vaccinale a évolué pour tenir compte du changement de la population-cible du vaccin AstraZeneca. Dans son avis, la Haute autorité de Santé réaffirme la sécurité et l’efficacité du vaccin AstraZeneca et recommande son utilisation pour les seules personnes âgées de 55 ans et plus.

Le 26 mars, la vaccination à domicile a été renforcée, avec la possibilité pour les infirmières et infirmiers de vacciner.

Depuis le 27 mars 2021, toutes les personnes de 70 ans et plus peuvent se faire vacciner en centre de vaccination, dans leur établissement de résidence, mais également chez un médecin de ville, en cabinet infirmier, en pharmacie ou à domicile.

Depuis le 8 avril, les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse peuvent se faire vacciner.

Depuis le 12 avril, toutes les personnes de 55 ans et plus peuvent se faire vacciner chez un médecin de ville, en pharmacie, en cabinet infirmier ou à domicile. Depuis le 16 avril, toutes les personnes de 60 ans et plus peuvent également se faire vacciner en centre de vaccination.

Depuis le 26 avril, la vaccination en ville est renforcée, avec la possibilité pour les sages-femmes de commander des doses. La vaccination est également possible pour les proches (à savoir les personnes vivant sous le même toit ou apportant une aide dans la vie quotidienne) de 16 ans et plus de personnes, adulte ou enfant, immunodéprimées (dialysée, ayant reçu une transplantation d’organe ou de moëlle osseuse, traitée par des médicaments immunosuppresseurs forts).

Depuis le 1er mai, les personnes âgées de 18 à 49 ans inclus atteintes de comorbidité(s) peuvent se faire vacciner en centre de vaccination.

Depuis le 6 mai, les personnes de 16 à 17 ans inclus présentant une pathologie à haut risque de forme grave de Covid-19 peuvent se faire vacciner en centre de vaccination.

Depuis le 10 mai, toutes les personnes de 50 ans et plus peuvent se faire vacciner en centre de vaccination.

Depuis le 12 mai, toutes les personnes de 18 ans et plus, à travers la prise de rendez-vous en centre de vaccination pour des injections ayant lieu le jour même et le lendemain, peuvent être vaccinées dans le cadre du dispositif visant à aller le plus vite possible dans la vaccination et à utiliser aux mieux les doses reçues sur le territoire national.

Depuis le 24 mai, les professionnels, de tout âge, considérés comme plus exposés peuvent se faire vacciner en centre de vaccination (voir liste et modalités en cliquant sur ce lien).

Depuis le 31 mai, toutes les personnes de 18 ans et plus sont éligibles à la vaccination.

Ainsi, toutes les personnes de 18 ans et plus, les femmes enceintes (à partir du deuxième trimestre de grossesse), les personnes de 16 ans et plus présentant une pathologie à très haut risque de forme grave de Covid-19, les proches (vivant sous le même toit ou apportant une aide quotidienne) de 16 ans et plus d’une personne fortement immunodéprimée, sont éligibles à la vaccination.

Qui peut être vacciné dès à présent ?

Dans son avis publié le 30 novembre 2020, la Haute autorité de Santé (HAS) a établi un ordre très précis des populations à vacciner qui a été élargie par le Gouvernement pour accélérer le déploiement de la vaccination des populations les plus à risque.

Sont concernés dès maintenant :

- Toutes les personnes âgées de 18 ans et plus

- Les personnes de 16 ans et plus vulnérables à très haut risque de forme grave de Covid-19 telles que définies par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale pourront également se faire vacciner (pour plus d’informations, cliquez ICI).
Il s’agit des personnes :

  • atteintes de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
  • atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
  • transplantées d’organes solides ;
  • transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
  • atteintes de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes ;
  • atteintes de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (liste spécifique établie par le COSV et les filières de santé maladies rares) ;
  • atteintes de trisomie 21 ;
  • atteintes de mucoviscidose.
    Ces personnes devront avoir une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.

- Les proches (à savoir les personnes vivant sous le même toit ou apportant une aide dans la vie quotidienne) de 16 ans et plus de personnes sévèrement immunodéprimées (dialysée, ayant reçu une transplantation d’organe ou de moëlle osseuse, traitée par des médicaments immunosuppresseurs forts)

- Les professionnels de santé et les professionnels du secteur médico-social (dont les ambulanciers), les aides à domicile intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables, les ambulanciers, les sapeurs-pompiers et les vétérinaires.
La liste précise des professions concernées est disponible en cliquant sur ce lien

- Les professionnels, de tout âge, considérés comme plus exposés peuvent se faire vacciner en centre de vaccination (voir liste et modalités en cliquant sur ce lien).

La vaccination est recommandée pour les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de grossesse.

Pourquoi ne pas avoir vacciné les jeunes avant les personnes âgées ?

La Haute autorité de Santé a passé en revue les facteurs de risque d’infection ou de forme grave et il apparait dans son avis sur la stratégie de vaccination que l’âge est le facteur le plus fortement associé au risque d’hospitalisation ou de décès. Un tiers des décès rapportés en France depuis le début de l’épidémie sont des résidents d’EHPAD. De plus, les personnes âgées de plus de 80 ans ont 8% de risque de décéder lorsqu’elles contractent l’infection. Les jeunes, à l’inverse, développent plus rarement des formes graves de la Covid-19.

Des régions ou des villes sont-elles prioritaires pour la campagne de vaccination ?

L’ensemble des territoires reçoivent des doses de vaccin correspondant à leurs besoins. Les doses sont ainsi réparties en fonction des populations éligibles à la vaccination, en tenant compte des recommandations d’utilisation établies par la Haute Autorité de santé.

Les autorités sanitaires ont également fait le choix de tenir compte des situations locales spécifiques afin de prioriser la livraison de certains vaccins vers les territoire en ayant le plus besoin. Cela a par exemple été le cas lors des premières livraisons du vaccin Moderna, fléchées en priorité dans 20 villes de régions à forte circulation épidémique.

Ainsi, compte tenu de la situation épidémique et de la circulation des variantes dans plusieurs territoires, des adaptations au cas par cas ont été décidées.
- En Outre-mer, il a été décidé d’accélérer à Mayotte, à La Réunion et en Guyane le rythme des livraisons, et de suspendre provisoirement les livraisons du vaccin AstraZeneca.
- En métropole, des doses supplémentaires des vaccins Pfizer et AstraZeneca ont été allouées en Moselle et dans les Alpes-Maritimes. Puis, du 5 au 7 mars, une opération massive de vaccination a été organisée dans les territoires qui connaissent une forte circulation du virus. Près de 550 000 personnes ont reçu une injection lors de cette opération. De plus, de nombreux centres de vaccination ont été ouverts et des centres éphémères ont été créés pour accélérer la vaccination sur ces territoires le week-end.

La règle demeure toutefois l’allocation de la majorité des doses sur le principe d’équité territoriale.

Comment a été amplifiée la campagne de vaccination en France ?

Le démarrage de la campagne était une phase d’initiation de la vaccination qui était volontairement ciblée. Désormais, avec l’élargissement progressif des publics concernés la courbe est exponentielle et le rythme de croisière de la vaccination en France a rejoint, voire dépassé, celui de nos voisins.

Il a été décidé d’amplifier, d’accélérer et de simplifier la stratégie vaccinale française.

La vaccination dans les EHPAD a démarré plus tôt, partout où les résidents étaient prêts à être vaccinés. Pour ne pas gaspiller de doses de vaccins, il a été demandé aux EHPAD de veiller à calculer par avance le nombre de résidents qui peuvent effectivement être vacciné avant l’envoi des doses. Cette démarche a pris un peu de temps.

Au 20 avril, près de l’ensemble des résidents en EHPAD et USLD ont reçu une première injection. Cette population devrait être totalement protégée d’ici la fin du mois d’avril à l’issue de la deuxième injection.

Dès le 6 janvier 2021, 100 hôpitaux ont été équipés en vaccins, couvrant ainsi l’ensemble du territoire métropolitain et ultra-marin.

Depuis le 18 janvier 2021 les personnes âgées de 75 ans et plus qui ne sont pas en établissement peuvent être vaccinées, ce qui représente 5,6 millions de personnes. Depuis cette date également, les personnes vulnérables à très haut risque de formes graves de Covid-19, telles que définies par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale peuvent également être vaccinées.

Depuis le 25 février, la vaccination en médecine de ville est lancée. Depuis le 15 mars, la vaccination a également lieu en officine. Depuis le 26 mars, les infirmières et infirmiers peuvent prescrire et administrer les vaccins.

Depuis le 12 avril, ce sont l’ensemble des personnes âgées de 55 ans et plus, chez un médecin de ville, en pharmacie, en cabinet infirmier ou à domicile. Depuis le 16 avril, les personnes de 60 ans et plus pourront également se faire vacciner dans un centre de vaccination.

Depuis le 26 avril, la vaccination en ville est renforcée, avec la possibilité pour les sages-femmes de commander des doses. La vaccination est également possible pour les proches (à savoir les personnes vivant sous le même toit ou apportant une aide dans la vie quotidienne) de 16 ans et plus de personnes, adulte ou enfant, immunodéprimées (dialysée, ayant reçu une transplantation d’organe ou de moëlle osseuse, traitée par des médicaments immunosuppresseurs forts).

Depuis le 1er mai, les personnes âgées de 18 à 49 ans inclus atteintes de comorbidité(s) peuvent se faire vacciner en centre de vaccination.

Depuis le 6 mai, les personnes de 16 à 17 ans inclus présentant une pathologie à haut risque de forme grave de Covid-19 peuvent se faire vacciner en centre de vaccination.

Depuis le 10 mai, toutes les personnes de 50 ans et plus peuvent se faire vacciner en centre de vaccination.

Depuis le 12 mai, toutes les personnes de 18 ans et plus, à travers la prise de rendez-vous en centre de vaccination pour des injections ayant lieu le jour même et le lendemain, peuvent être vaccinées dans le cadre du dispositif visant à aller le plus vite possible dans la vaccination et à utiliser aux mieux les doses reçues sur le territoire national.

Depuis le 24 mai, les professionnels, de tout âge, considérés comme plus exposés peuvent se faire vacciner en centre de vaccination (voir liste et modalités en cliquant sur ce lien).

Depuis le 31 mai, toutes les personnes de 18 ans et plus sont éligibles à la vaccination.

Ainsi, toutes les personnes de 18 ans et plus, les femmes enceintes (à partir du deuxième trimestre de grossesse), les personnes de 16 ans et plus présentant une pathologie à très haut risque de forme grave de Covid-19, les proches (vivant sous le même toit ou apportant une aide quotidienne) de 16 ans et plus d’une personne fortement immunodéprimée, les proches d’une personne fortement immunodéprimée, sont éligibles à la vaccination.

À ce jour, plus de 35 millions d’injections ont été réalisées. Plus de 24 millions de personnes ont reçu au moins une injection. Pour la première fois, le 9 avril, le cap des 500 000 injections quotidiennes a été franchi, et le 6 mai c’est le cap des 600 000 injections quotidiennes qui a été franchi.

Faut-il se faire vacciner si on a eu la Covid-19 ?

Conformément à l’avis de la Haute Autorité de santé du 11 février 2021 qui tient compte de l’évolution des connaissances sur le virus, les personnes de 12 ans et plus ayant déjà eu la Covid-19 peuvent se voir proposer l’administration d’une seule dose de vaccin, quelle que soit l’ancienneté de l’infection. Ceci s’explique par le fait que les personnes ayant déjà été infectées conservent une mémoire immunitaire. Cette dose unique de vaccin joue ainsi un rôle de « rappel » après l’infection.

Au moment de l’entretien médical préalable à la première injection, la personne est invitée à préciser si elle a été infectée et, le cas échéant, à fournir au professionnel de santé le document l’attestant. L’entretien médical permet de déterminer si une deuxième dose reste recommandée.

Par ailleurs, à compter du 21 juin, des millions de tests sérologiques rapides (TROD sérologiques) seront proposés aux personnes immunocompétentes de façon systématique dans les centres de vaccination et les pharmacies de métropole. Ces tests ont pour objectif de détecter l’éventuelle présence d’anticorps due à une infection antérieure et ainsi de permettre aux personnes ayant un antécédent d’infection mais ne disposant pas de preuve de celle-ci de ne recevoir qu’une seule dose de vaccin.

De plus, les personnes qui ont reçu une première dose de vaccin et qui présentent une infection par le SARS-CoV- 2 avec un test PCR ou de sérologie positif dans les jours qui suivent cette première injection ne doivent pas recevoir la seconde dose dans les délais habituels, mais dans un délai de 2 à 6 mois après l’infection.

Dans tous les cas, il est nécessaire d’attendre au moins 2 mois après la fin des symptômes avant de procéder à la vaccination.

Pourquoi faut-il continuer de respecter les règles sanitaires, même après avoir été vacciné ?

En l’état des connaissances, les vaccins aujourd’hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes. Néanmoins, nous ne possédons pas encore à ce stade l’ensemble des données relatives à l’effet des vaccins sur la contagiosité.

Il est donc impératif de continuer à maintenir à ce stade les gestes barrières (port du masque, distanciation, etc.) même lorsque l’on a été vacciné, quel que soit le vaccin.

Faut-il se faire tester avant d’être vacciné ?

Il n’est pas utile de se faire tester de manière automatique avant de se faire vacciner.

Cependant, si une personne est cas contact, la vaccination doit être repoussée et un test réalisé pour confirmer ou non une infection. Si le test est négatif, la vaccination pourra alors avoir lieu.

Je viens de me faire vacciner ou j’ai été positif à la Covid-19. Puis-je donner mon sang ?

Toute personne ayant été vaccinée contre la Covid-19 sur le territoire national peut effectuer un don du sang. Pour les personnes vaccinées à l’étranger, un délai de 28 jours doit être respecté avant de se présenter dans un centre de collecte.

Pour les personnes ayant été positives à la Covid-19, un délai de 28 jours doit être respecté avant de pouvoir à nouveau donner son sang. Pour les cas contact avec un cas confirmé ou probable qui souhaitent donner leur sang, le délai à respecter est de 14 jours.

Le vaccin empêche-t-il la transmission du virus ?

En l’état des connaissances, les vaccins aujourd’hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes. Néanmoins, nous ne possédons pas encore à ce stade l’ensemble des données relatives à l’effet des vaccins sur la contagiosité.

Il est donc impératif de continuer à maintenir à ce stade les gestes barrières (port du masque, distanciation, etc.) même lorsque l’on a été vacciné, quel que soit le vaccin.

Après un vaccin, au bout de combien de temps sommes-nous immunisés ?

Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), l’efficacité vaccinale est obtenue 7 jours après la seconde injection du vaccin Pfizer-BioNTech et 14 jours après la seconde injection du vaccin Moderna, chez les personnes n’ayant jamais contracté le virus.

Pour le vaccin Janssen, la protection vaccinale débute 14 jours après l’injection (ce vaccin ne nécessite qu’une seule injection).

Concernant la durée de l’immunité, les informations disponibles à ce jour ne permettent pas de donner de réponse précise à cette question. Ceci, à la fois par manque de recul, et parce que cette immunité pourrait être prolongée par des rappels vaccinaux.

Le vaccin contre la Covid-19 protège-t-il également du virus de la grippe ?

Aucune étude à ce jour ne permet d’affirmer que le vaccin contre la Covid-19 protège contre la grippe, et inversement.

J’ai été vacciné au vaccin AstraZeneca il y a un mois. Est-ce que je risque de contaminer les autres ?

À l’heure actuelle, la vaccination est notre meilleur espoir de combattre le virus. Les vaccins permettent de prévenir, lors d’une contamination, le développement d’une forme grave de la maladie, et donc de protéger celles et ceux qui sont les plus à risque d’être hospitalisés ou de décéder. Les résultats des études cliniques des vaccins autorisés convergent pour démontrer que la vaccination permet de réduire massivement la mortalité due au virus et à ses formes graves. Pour rappel, selon les chiffres retenus par la Haute autorité de Santé, le vaccin AstraZeneca est efficace à 94% pour se protéger des formes graves de Covid-19.

Néanmoins, nous ne possédons pas encore à ce stade l’ensemble des données relatives à l’effet des vaccins sur la contagiosité. Il est donc impératif de continuer à maintenir à ce stade les gestes barrières (port du masque, distanciation, etc.), même lorsque l’on a été vacciné, quel que soit le vaccin.

Combien de temps protège la vaccination ?

À ce jour, peu de données sont disponibles sur la durée de la protection accordée par la vaccination, le suivi des vaccins n’étant que de quelques mois. Néanmoins, les résultats des études cliniques des vaccins autorisés convergent pour démontrer un fait principal : la vaccination permet de réduire massivement la mortalité due au virus et à ses formes graves. De même, de plus en plus de données indiqueraient l’existence d’un effet notable de la vaccination sur la transmission du virus. Ainsi, la vaccination est aujourd’hui notre meilleur espoir pour lutter contre l’épidémie et pour sortir de la crise de manière pérenne.

La vaccination est-elle précédée par une consultation médicale ?

Les personnes prioritaires se voient proposer, en amont de la vaccination, un entretien médical. Il s’agira de vérifier l’état de santé de la personne, d’éventuelles contre-indications, de lui donner toutes les informations nécessaires, et de recueillir son consentement à la vaccination. Cet entretien médical pourra, selon les cas, être immédiatement suivi de la vaccination.

En centre de vaccination, un parcours vaccinal simplifié est mis en place. La personne est accueillie par un infirmier, remplit un questionnaire et le médecin effectue une consultation médicale uniquement en cas de doute lié au remplissage du questionnaire.

Quelles sont les contre-indications à la vaccination ?

Le professionnel de santé, en amont de la vaccination, s’assure de l’absence de contre-indications temporaires ou définitives à la vaccination (le patient remplit à cette fin un questionnaire) et il détermine le rapport bénéfice/risque de la vaccination pour les patients ou résidents. Il vérifie en particulier les antécédents d’allergie, les épisodes infectieux en cours, ainsi que la date de vaccination antigrippale (celle-ci devant avoir eu lieu au moins 2 semaines avant la vaccination contre la Covid-19).

Les personnes vaccinées sont-elles suivies par un médecin ?

Un entretien pré-vaccinal est mis en place, permettant d’identifier l’absence de contre-indications (temporaires ou définitives) et de pouvoir apporter des éléments d’informations sur la vaccination pour que la personne puisse faire un choix éclairé.

Dans de rares cas, la vaccination peut occasionner des manifestations cliniques nécessitant une réponse médicale rapide, telle qu’une réaction allergique de type anaphylaxie. Il s’agit d’une complication exceptionnelle de la vaccination, estimée à moins de 1 cas/100 000 doses. Pour cette raison, le patient est surveillé durant les 15 minutes qui suivent sa vaccination afin de constater si des effets indésirables apparaissent. Le médecin sur place a à sa disposition une trousse d’urgence.

Dans ce cas, le médecin doit déclarer cet évènement sur deux outils mis à disposition.
- Le téléservice Vaccin Covid utilisé au moment de la vaccination,
- Le portail de signalement accessible depuis www.signalement-sante.gouv.fr, sur lequel les professionnels de santé ou les usagers peuvent signaler tout effet indésirable à la suite d’une vaccination.

Les personnes ayant des effets indésirables à la suite d’une vaccination peuvent consulter un professionnel de santé. Il est par ailleurs recommandé en cas de doute de s’adresser à son médecin traitant.

Comment sont surveillés les vaccins contre la Covid-19 ?

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en place un dispositif spécifique de surveillance renforcée des effets indésirables des vaccins contre la Covid-19 sur le territoire français.

Sur signalement-sante.gouv.fr, les professionnels de santé ou les usagers peuvent signaler tout effet indésirable à la suite d’une vaccination.

En collaboration avec les centres régionaux de pharmacovigilance, une enquête est menée pour surveiller en temps réel le degré/profil de sécurité des vaccins. Un comité de suivi hebdomadaire vaccins Covid-19 suit les actions mises en place dans le cadre du dispositif renforcé de surveillance. À l’issue de chaque comité de suivi, l’ANSM publie sur son site internet le rapport de pharmacovigilance, les chiffres clés et les résultats marquants.
Consultez les rapports hebdomadaires des comités de suivi de l’ANSM.

Des études pharmaco-épidémiologiques sont mises en place pour mesurer les risques de survenue d’événements indésirables post vaccinaux graves à l’échelle de l’ensemble de la population en France.

Enfin, un suivi de l’efficacité vaccinale a été mis en place par Santé publique France, en lien avec les centres nationaux de référence (CNR).

La finalité du système d’information « Vaccin COVID » est de mettre à disposition les données permettant la sécurité vaccinale, la pharmacovigilance, et plus largement le suivi statistique de la campagne de vaccination.

- Guide pour les patients souhaitant déclarer des effets indésirables
- Guide pour les patients souhaitant déclarer des effets indésirables avec le vaccin AstraZeneca
- Fiche explicative : la surveillance des vaccins contre la Covid-19
- Guide pour les professionnels souhaitant déclarer des effets indésirables

En savoir plus sur le site de l’ANSM

 

Les vaccins contre la Covid-19 présentent-ils des risques ?

Si un vaccin est autorisé, c’est au terme d’une procédure rigoureuse d’essais et d’évaluations conduits par des autorités sanitaires indépendantes. Rien n’est engagé sans l’avis préalable de la Haute autorité de Santé (HAS) sur chacun des vaccins, et les personnes vaccinées seront suivies dans le cadre d’un dispositif renforcé de pharmacovigilance et de traçabilité mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et l’Assurance maladie.

Tout est ainsi mis en œuvre afin que la sécurité sanitaire soit maximale.

À la suite de la survenue de rares évènements indésirables dans plusieurs pays européens, dont la France, l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a recommandé de suspendre temporairement et à titre préventif l’administration du vaccin AstraZeneca le 15 mars au soir.

Selon les avis rendus par l’Agence européenne des médicaments (EMA) et la Haute Autorité de Santé (HAS) les 18 et 19 mars 2021, l’efficacité démontrée du vaccin AstraZeneca dans la prévention des hospitalisations et des décès liés à la Covid-19 l’emporte largement sur la probabilité extrêmement faible de développer les effets indésirables signalés dans certains pays européens chez des personnes majoritairement âgées de moins de 55 ans.

 

Qui est responsable en cas d’effets secondaires graves ?

L’article L 3131-15 du Code de la santé publique offre aux personnes vaccinées comme aux professionnels de santé la même sécurité que celle qui est prévue pour les vaccinations obligatoires.

Cela signifie que les personnes vaccinées pourront voir réparés leurs dommages par la solidarité nationale sans avoir à prouver de faute ou de défaut du produit, et que les professionnels de santé qui vaccineront ne verront pas leur responsabilité recherchée, sauf faute caractérisée.

En conséquence, la réparation intégrale des accidents médicaux imputables à des activités de soins réalisées au titre de la campagne sera prise en charge par la solidarité nationale à travers l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM).

La responsabilité des médecins ne pourra pas être engagée au motif qu’ils auront délivré une information insuffisante aux patients sur les effets indésirables méconnus à la date de vaccination. En outre, pour qualifier une éventuelle faute caractérisée, le juge tiendrait compte de l’urgence qui préside au déploiement des vaccins ainsi que les circonstances.

Qui dois-je contacter en cas d’effets secondaires après la vaccination ?

La vaccination peut parfois occasionner des manifestations cliniques nécessitant une réponse médicale rapide. La plupart des manifestations ne présentent pas d’éléments de gravité.

Afin d’anticiper au mieux la prise en charge des accidents post-vaccinaux liés à la campagne de vaccination contre la Covid-19, un médecin est présent auprès des personnes habilitées à vacciner hors professions médicales.

Si l’équipe soignante constate un effet indésirable après la vaccination (dans les 15 minutes ou après), le médecin doit le déclarer sur deux outils mis à disposition.
- Le téléservice VACCIN COVID utilisé au moment de la vaccination,
- Le portail de signalement accessible depuis www.signalement-sante.gouv.fr sur lequel les professionnels de santé ou les usagers peuvent signaler tout effet indésirable à la suite d’une vaccination.

Vous pouvez déclarer vous-même tout effet indésirable à la suite d’une vaccination sur le portail des signalements des effets indésirables. Pour cela, l’ANSM met à votre disposition un guide pour la déclaration, disponible ici.

Quels sont les effets indésirables des vaccins ?

Comme avec tous les vaccins, il peut y avoir des effets indésirables après la vaccination : une douleur à l’endroit de l’injection, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires ou articulaires, quelques frissons et un peu de fièvre. Ces troubles disparaissent rapidement.

La liste complète des effets indésirables connus peut être consultée sur le site internet de l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM).

Au vu des données transmises par l’EMA le 18 mars et à l’appui d’une analyse des risques, la Haute autorité de Santé a estimé que la vaccination avec le vaccin AstraZeneca pouvait reprendre, en réservant à ce stade ce vaccin pour les personnes de 55 ans et plus.

Le vaccin AstraZeneca est-il moins efficace et moins sûr ?

Le vaccin AstraZeneca a fait l’objet d’une évaluation rigoureuse par les autorités sanitaires qui ont recommandé son utilisation.

À la suite de la survenue de rares évènements indésirables dans plusieurs pays européens, dont la France, l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a recommandé de suspendre temporairement et à titre préventif l’administration du vaccin AstraZeneca le 15 mars au soir.

Selon les avis rendus par l’Agence européenne des médicaments (EMA) et la Haute Autorité de Santé (HAS) les 18 et 19 mars 2021, l’efficacité démontrée du vaccin AstraZeneca dans la prévention des hospitalisations et des décès liés à la Covid-19 l’emporte largement sur la probabilité extrêmement faible de développer les effets indésirables signalés dans certains pays européens chez des personnes majoritairement âgées de moins de 55 ans.

Au vu des données transmises par l’EMA le 18 mars et à l’appui d’une analyse des risques, la HAS a estimé que la vaccination avec le vaccin AstraZeneca pouvait reprendre, en réservant à ce stade ce vaccin pour les personnes de 55 ans et plus.

De plus, le Professeur Alain Fischer (président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale) et l’ANSM rappellent qu’il convient de mettre en relation le nombre d’évènements avec le total de personnes vaccinées par ce vaccin. Très peu de cas ont été signalés en France dans le cadre de la surveillance renforcée mise en place depuis le début de la vaccination. Ainsi, c’est le caractère « atypique » de ces évènements qui justifie cette vigilance renforcée, et non l’ampleur de ces effets secondaires.

Quelles sont les données scientifiques permettant de justifier la décision de la Haute autorité de Santé de vacciner les moins de 55 ans avec un autre vaccin qu’AstraZeneca ?

De très rares cas d’évènements indésirables ont été signalés dans certains pays européens, dont la France, chez des personnes majoritairement âgées de moins de 55 ans.

Au vu des données transmises par l’Agence européenne des médicaments (EMA) le 18 mars et à l’appui d’une analyse des risques, la Haute autorité de Santé (HAS) a estimé que la vaccination avec le vaccin AstraZeneca pouvait reprendre, en réservant à ce stade ce vaccin pour les personnes de 55 ans et plus.

Le vaccin est-il prescrit aux femmes enceintes ?

Les femmes enceintes peuvent désormais se faire vacciner à partir du deuxième trimestre de grossesse.

Concernant les femmes enceintes qui n’ont pas encore atteint le deuxième trimestre de la grossesse, la vaccination contre la Covid-19 est à évaluer au cas par cas, d’autant plus si elles présentent une comorbidité ou sont susceptibles d’être en contact avec des personnes infectées du fait de leur activité professionnelle. Il est donc recommandé d’en parler à son médecin, son gynécologue ou sa sage-femme, surtout s’il existe des facteurs de risque.

Pourquoi passer de 28 à 42 jours l’espacement entre les deux doses pour les vaccins à ARNm ? Ce rallongement est-il porteur de risque ?

L’autorisation de mise sur le marché européenne délivrée par l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna recommande un espacement entre 19 et 42 jours entre la première et la seconde dose.

Dans un premier temps, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait recommandé de respecter un espacement de 21 jours pour les résidents d’EHPAD/USLD et de 28 jours pour les vaccinations en centre de vaccination.

À compter du mercredi 14 avril, et du fait de la baisse de l’âge moyen des personnes vaccinées, les nouveaux rendez-vous de vaccination en vaccins à ARNm devront respecter un espacement maximal de 6 semaines (42 jours). Cette décision permet de poursuivre l’accélération de la vaccination tout en garantissant un niveau élevé de protection contre le virus. En effet, l’injection d’une première dose de vaccin garantit déjà un degré de protection élevé contre la Covid-19.

Conforme aux avis scientifiques, cette décision s’inscrit dans l’adaptation de la stratégie vaccinale de la France aux nouvelles populations priorisées, à la fois plus nombreuses et moins à risques.

S’agissant des personnes sévèrement immunodéprimées, il appartient au médecin supervisant la vaccination de déterminer si un délai de 28 jours doit être maintenu.

Pourquoi la deuxième injection d’AstraZeneca s’effectuera 3 mois après la première et non 4 semaines comme les autres vaccins ?

Selon la Haute autorité de Santé, les données d’analyses en laboratoire de ce vaccin montrent l’impact positif de l’allongement de la durée entre les doses et la persistance jusqu’à 12 semaines de la protection conférée par la première dose. Il est donc recommandé de privilégier un intervalle de 12 semaines entre les deux doses pour le vaccin AstraZeneca.

Par ailleurs, pour les personnes qui ont été contaminées et qui disposent d’une preuve d’un résultat antérieur positif à la Covid-19, après leur entretien médical, il pourra leur être proposé de procéder à leur vaccination en une seule injection.

Quel est le délai entre la première injection avec AstraZeneca et la seconde injection avec Pfizer/Moderna ?

Pour les personnes âgées de moins de 55 ans ayant reçu, avant le 19 mars, une première dose du vaccin AstraZeneca, la Haute autorité de Santé a recommandé le 9 avril de réaliser la seconde injection avec un vaccin Pfizer ou Moderna, dans un délai de 12 semaines après la première.

Quel impact aura l’allongement du délai entre les deux doses pour les personnes qui ont déjà été vaccinées et ont déjà leur rendez-vous pour leur seconde dose ? Leur rendez-vous sera-t-il décalé ?

À compter du mercredi 14 avril, les nouveaux rendez-vous de vaccination avec des vaccins à ARN messager (Pfizer-BioNTech et Moderna) respecteront automatiquement un espacement de 6 semaines (42 jours). Les rendez-vous de deuxième injection pris avant cette date pour une date ultérieure au 14 avril pourront être décalés à 42 jours si le centre contacte la personne et le lui indique. Ce délai ne s’applique pas aux personnes immunodéprimées, conformément à l’avis rendu par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

Les personnes immunodéprimées vont-elles recevoir une troisième dose de vaccin ?

Conformément à l’avis du 6 avril 2021 du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, l’injection d’une troisième dose de vaccin à ARNm est nécessaire pour les personnes sévèrement immunodéprimées (transplantés d’organes solides, transplantés récents de moelle osseuse, patients dialysés, patients atteints de maladies auto-immunes sous traitement immunosuppresseur fort de type anti-CD20 ou anti-métabolites). Cette troisième injection doit intervenir 4 semaines au moins après la deuxième dose, ou dès que possible pour les personnes qui auraient déjà dépassé ce délai.

Comment est suivie l’évolution du nombre de personnes vaccinées ?

Les autorités sanitaires, en lien avec l’Assurance maladie, ont développé « Vaccin COVID », un téléservice qui permet aux professionnels de santé d’enregistrer la traçabilité de la consultation de prévaccination et de la vaccination. Il n’est développé que pour la vaccination contre la Covid-19 et n’a pas vocation à être utilisé pour d’autres vaccins. Il a été mis en service le 4 janvier 2021 et les données de vaccination, anonymisées, sont désormais publiques.

L’objectif est d’assurer une traçabilité de la vaccination.

Les données enregistrées sont : qui a été vacciné ? par qui ? où ? quand ? par quel vaccin et quel numéro de lot ?
Des données similaires sont enregistrées pour la consultation pré-vaccinale. Ces données permettent d’assurer un suivi de la couverture vaccinale et de la campagne (nombre de personnes vaccinées, taux de personnes âgées vaccinées…). Elles sont également un outil précieux du dispositif renforcé de pharmacovigilance mis en place pour la sécurité des personnes vaccinées.

Où puis-je trouver les données sur la vaccination ?

- En consultant notre tableau de bord de la vaccination
- Sur data.gouv.fr
- Sur data.gouv.fr, en se rendant en bas de la page dans la rubrique « jeux de données à la une » et en sélectionnant « Données relatives aux personnes vaccinées contre la Covid-19 (VAC-SI) ». Dans la rubrique « Ressources » en bas de la page, il est alors possible de télécharger les différents fichiers avec le nombre quotidien de personnes ayant reçu une dose (ainsi que ce nombre cumulé), par date d’injection, par sexe, à l’échelle nationale, régionale et départementale.

Outre ces indicateurs spécifiques de couverture vaccinale, d’autres données concernant la vaccination sont également accessibles librement :
- Des données sur les rendez-vous pris dans les centres de vaccinations
- Des données relatives aux stocks des doses de vaccins
- Des données relatives aux livraisons de vaccins
- Des données relatives aux lieux de vaccination
- Sur le site Géodes

Quelle protection autour des données collectées ?

Les données traitées dans le cadre du système d’information/téléservice « Vaccin COVID » sont protégées par le secret médical, tel que prévu à l’article L. 1110-4 du Code de la santé publique, sans qu’aucune dérogation ne soit nécessaire. Seules les personnes habilitées et soumises au secret professionnel accéderont aux données médicales du système d’information/téléservice, dans les strictes limites de leur besoin d’en connaître pour l’exercice de leurs missions.

Ces garanties sont précisées dans le décret du 25 décembre 2020 autorisant la création d’un traitement de données à caractère personnel relatif aux vaccinations contre la Covid-19.

Sélectionnées par l’État comme partenaire pour la prise de rendez-vous pour se faire vacciner, les plateformes de prise de rendez-vous telles que Doctolib vont-elles utiliser nos données personnelles ?

Les données des utilisateurs des plateformes de prise de rendez-vous telles que Doctolib sont sécurisées, utilisées exclusivement pour la prise de rendez-vous et sont la propriété des patients.
Cette entreprise française, dont les services sont largement utilisés par les Français pour la prise de rendez-vous médicaux, a développé un système identique pour équiper des sites de vaccination en Allemagne début janvier 2021.

 

Les variants peuvent-ils mettre en danger l’efficacité de la vaccination  ?

  • Variant alpha (dit « britannique ») :

Les données de la littérature des quatre vaccins disponibles suggèrent qu’ils restent actifs contre ce variant. Ainsi, d’après la Haute autorité de Santé : « Pour le variant dit "britannique", devenu majoritaire sur le territoire national, la réponse immunitaire est maintenue. »

  • Variant beta (dit « sud-africain ») :

La Haute autorité de Santé a réaffirmé que les données d’efficacité dont nous disposons pour les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et Janssen suggèrent une niveau élevé d’efficacité contre le variant beta.

Après les annonces de l’Afrique du Sud concernant l’efficacité réduite du vaccin AstraZeneca contre les souches locales du virus, et dans l’attente d’un éclairage scientifique plus complet sur le sujet, la France a adapté, de façon préventive, sa stratégie.

  • Variant gamma (dit « brésilien ») :

Concernant l’efficacité des vaccins face au variant dit "brésilien", sur la base des données scientifiques des laboratoires dont nous disposons, la vaccination à ARNm reste de mise. La Haute autorité de Santé réaffirme une poursuite de la stratégie de vaccination à l’aide de ces vaccins. Les autorités sanitaires restent toutefois attentives à l’évolution de la situation à l’étranger et aux différentes études scientifiques menées. Concernant le vaccin Janssen, dont les contraintes logistiques permettent une plus grande liberté d’utilisation, la Haute autorité de Santé a affirmé une efficacité persistante contre le variant gamma.

  • Variant delta (dit « indien »)

L’agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué que les vaccins à ARNm semblent efficaces contre ce variant. Des données supplémentaires sont attendues concernant l’efficacité des vaccins à adénovirus (AstraZeneca, Janssen) contre ce variant.

 

Pourquoi vacciner contre un virus qui ne cesse de muter  ?

Généralement, les virus mutent (le matériel génétique du virus change). Cela se produit à des rythmes différents selon les virus.

Les mutations n’affectent pas nécessairement l’efficacité du vaccin contre le virus. Certains vaccins contre les maladies virales restent efficaces de nombreuses années après leur mise au point et offrent une protection durable, comme les vaccins contre la rougeole ou la rubéole. D’autre part, pour des maladies comme la grippe, les souches de virus changent si souvent et à tel point que la composition du vaccin doit être mise à jour chaque année pour être efficace.

Compte tenu de la circulation importante du variant alpha, initialement détecté au Royaume-Uni, il demeure essentiel de protéger la population des formes graves de la maladie par une vaccination qui s’avère efficace contre les différents variants.