Pays de la Loire

Renforcer l’accès aux soins en Sarthe

Communiqué de presse
Le Plan national pour renforcer l’accès aux soins dessine les contours d’une nouvelle organisation des soins pour les années à venir. En Pays de la Loire, le pilotage du Plan est collégial et partagé par l’ensemble des acteurs impliqués pour travailler à la co-construction de solutions nouvelles en s’adaptant aux spécificités de chaque territoire afin d’améliorer leur attractivité.
Corps de texte

Renforcer l’aide à l’installation de médecins en Sarthe

Pour agir concrètement sur les territoires, l’ARS Pays de la Loire avec l’Assurance Maladie et en concertation avec les principaux acteurs concernés a redéfini le 1er janvier 2018 les zones sous-denses bénéficiant d’aides financières à l’installation pour les médecins libéraux (voir ci-joint la carte des zones concernées en Pays de la Loire et en Sarthe).

Concrètement, le nouveau zonage a été construit en prenant en compte différents critères, tels que les besoins de soins en fonction de l’âge des habitants, le temps d’accès par la route vers le médecin généraliste, le volume d’activité des médecins et l’âge des médecins afin d’anticiper les départs prévisibles à la retraite. La combinaison de ces critères permet de définir l’indicateur « d’accessibilité potentielle localisée » (APL) au médecin. Cet indicateur s’exprime en nombre de consultations potentiellement accessibles par an et par habitant, à l’échelle des bassins de vie. La moyenne nationale est de 4,11 consultations par an et par habitant. Les territoires de santé de la Sarthe ont une APL comprise entre 1,52 et 3,96 consultations par an et par habitant.

Cet outil a permis de prendre en compte l’évolution défavorable de certains territoires et d’étendre significativement le nombre de territoires pouvant bénéficier de ces aides dans la région : 47,7% de la population ligérienne couverte depuis le 1er janvier 2018 contre 25,6% antérieurement. En Sarthe, la population couverte est passée de 64,7% à 99,5%.

Ce zonage donne lieu à l’attribution d’aides financières graduées ce qui rend nécessaire de prioriser les territoires les plus en difficulté et pour lesquels il convient d’agir rapidement et collectivement :

  • Les aides conventionnelles de l’Assurance maladie, liées aux zones d’intervention prioritaires : 4 nouveaux contrats (aide à l’installation, accompagnement à la reprise de cabinets par de nouveaux médecins, valorisation de la solidarité territoriale entre médecins et enfin valorisation de la prise en charge coordonnée des patients).
  • Les aides du plan d’accès territorial aux soins, liées aux zones d’action complémentaire : contrat d’engagement de service public, contrat de praticien général de médecine générale, contrat de praticien de médecine ambulatoire et contrat de praticien de médecin remplaçant (voir ci-dessous).
    • Contrat d’Engagement de Service Public – CESP : dispositif incitatif qui favorise l’installation dans les territoires fragiles grâce une bourse d’étude et un accompagnement personnalisé par l’ARS
      4 contrats installés en Sarthe depuis 2016
    • Contrats de Praticiens Territoriaux de Médecine Générale et de Médecine Ambulatoire – PTMG et PTMA : s’adressent aux jeunes médecins non encore installés ou installés depuis moins d’une année qui s’installent dans une zone éligible
      11 contrats signés depuis 2013 en Sarthe

La mise en place de ce nouveau zonage ne constitue pas le seul levier pour faciliter l’installation des jeunes médecins. L’attractivité des territoires et l’amélioration des conditions d’exercice demeurent des facteurs prépondérants à accompagner.

 

Renforcer l’attractivité des territoires

L’ARS accompagne fortement les professionnels porteurs d’un projet de maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) car ces dernières répondent à la fois aux besoins de la population en termes de qualité, de sécurité et de continuité des soins (coordination entre professionnels de santé) et aux aspirations des jeunes professionnels de santé (travail en équipe, équilibre entre vie privée et vie professionnelle, pas d’investissement, souplesse du bail). Ces structures d’exercice attirent les jeunes médecins là où les cabinets isolés échouent.

En 2018, on compte 12 MSP en Sarthe et 6 supplémentaires sont en projet.

En outre, l’ARS innove en accompagnant de nouvelles formes d’exercice coordonné dans les territoires d’intervention prioritaires, à travers la création dès 2018, d’équipes de soins primaires, première étape de la coordination des professionnels avant des montages plus complexes.

D’autres mesures viendront également renforcer la politique de l’agence, et ce particulièrement au travers du soutien au développement de protocoles de coopération innovants entre professionnels de santé. Ils permettront de faciliter l’organisation des réponses et de réduire les temps d’attente à l’instar du protocole déployé entre ophtalmologues et orthoptistes expérimenté en Sarthe.

La télémédecine est également une des réponses aux enjeux de santé de la population et de démographie des professionnels. La région Pays de la Loire a été précurseur du développement des usages de télémédecine et le plan national permettra d’accélérer cette mobilisation. D’une manière générale, les téléconsultations permettent un accès plus simple aux spécialistes, évitent les transports, limitent la nécessité de recours aux services d’urgence et les temps d’attente. Pour les professionnels de santé, elles pallient l’isolement, favorisent le travail interdisciplinaire et la coordination des soins. Cette stratégie prendra une ampleur supplémentaire avec le passage dans le financement de droit commun des actes de télé-expertise et de téléconsultation à l’été 2018.

A l’initiative de l’ARS et du Président du Pôle Métropolitain du Mans, un programme de télémédecine est en projet sur le territoire. Des professionnels de santé, le CH du Mans, des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) et un établissement accueillant des personnes en situation de handicap sont associés à ce projet qui est porté financièrement par l’ARS.

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