Pays de la Loire

Présence de tritium en Loire : ce qu'il faut savoir

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L’eau du robinet est la denrée alimentaire la plus contrôlée de France. Les Agences Régionales de Santé sont chargées de mettre en place le contrôle sanitaire, de la ressource au robinet, en application de la réglementation. Les analyses portent entre autre sur les paramètres bactériologiques, physico-chimiques, radiologiques.
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Certains médias se sont fait l’écho d’inquiétudes à propos de la présence de tritium dans l’eau potable. Ce qu’il faut savoir…

Le contrôle sanitaire des eaux de distribution est réglementé par le Code de la Santé publique et ses arrêtés d’application. Deux arrêtés du 11 janvier 2007 définissent la composition des analyses et les fréquences à mettre en œuvre pour les ressources, les usines de production d’eau et les réseaux de distribution d’eau destinée à la consommation humaine.

Dans ce cadre, la qualité radiologique de l’eau est évaluée grâce à plusieurs paramètres dont l’activité tritium, considérée comme un indicateur de contamination d’origine anthropique (liée l'activité humaine). 

La réglementation fixe une référence de qualité pour le tritium de 100 Becquerels par litre. En cas de dépassement, des investigations et analyses complémentaires sont à conduire. Dans cette attente, des mesures de gestion sont mises en œuvre. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mentionne une valeur guide de 10 000 Bq/L. De plus, selon le bilan IRSN 2015 "Exposition de la population française aux rayonnements ionisants", l'exposition par l'eau et l'aliment représente seulement 12% (exposition médicale : 35% ; exposition radon : 32% ; les rayonnement cosmiques : 7%...).

Les paramètres radiologiques sont mesurés à la ressource et au point de mise en distribution sur l’ensemble de la région. La fréquence de prélèvement et d’analyse est définie en fonction du débit et du nombre de personnes desservies.

En Pays de la Loire, concernant le tritium plus de 6 000 analyses ont été réalisées depuis 2004. Toutes ont mis en évidence des concentrations inférieures à la référence de qualité. Le maximum enregistré est de 76 Bq/L en Maine-et-Loire.

Au regard de ces données et des évaluations de risque sanitaire réalisées par les instances scientifiques ayant conduit à fixer le seuil réglementaire, aucune incidence sanitaire liée à la présence de tritium dans l’eau d’alimentation n’est avérée.

L’eau du robinet peut donc être consommée sans restriction sur l’ensemble du territoire des Pays de la Loire.