Pays de la Loire

Plan de vigilance hivernale : comment ça marche ?

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La période hivernale sous surveillance de l'ARS
Durant la période hivernale, une vigilance particulière est assurée par les agents de l'Agence régionale de santé Pays de la Loire.
Tous les ans, la gestion de la période hivernale mobilise les agents de l’Agence régionale de santé Pays de la Loire, en particulier ceux du Département Veille et sécurité sanitaires (VSS) ainsi que les correspondants gestion de crise en délégations territoriales. Alors que l’hiver approche, faisons le point sur cette procédure.
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Tout commence à l’automne. Le dispositif hivernal est lancé à l’occasion d’une réunion destinée à mettre à jour et partager les procédures de l’hiver précédent. Objectif : anticiper toute situation potentielle de tension. Ce point d’information rassemble les correspondants en charge de cette thématique au sein de délégations territoriales, la Cellule de préparation et de gestion de crise (CPGC), la Cellule interrégionale d’épidémiologie (CIRE), le Département Communication, et, selon les années, la CVA. Le Guide national de prévention et de gestion (à retrouver dans les documents à télécharger) des impacts sanitaires liés aux vagues de froid, dont la publication se fait généralement fin octobre/début novembre, sert de base pour balayer les problématiques et les fiches procédures.

Première situation étudiée : la vague de froid. Tout est analysé : les risques en santé/environnement (intoxication au monoxyde de carbone), même un possible délestage électrique. Ce sujet a d’ailleurs fait l’objet d’une surveillance particulière durant l’hiver 2016-2017 suite à l’arrêt de plusieurs centrales. En cas de délestage potentiel, l’ARS en informe les établissements (sanitaires, médicaux-sociaux et exploitants d’eau potable) afin qu’ils procèdent à la vérification de leurs installations de secours, voire commande le matériel nécessaire, et prennent les mesures d’organisation adéquates.

L’ARS assure également la gestion des alertes météo (en plus de l’alerte grand froid, il y a également l’alerte inondation, orage, vague submersion, verglas…). Réceptionnées au Point focal régional (PFR), elles font l’objet d’une régulation. Si le niveau Orange est atteint (quel que soit le type d’alerte), les délégations territoriales en informent les établissements de santé et médico-sociaux. Les difficultés éventuelles d’alimentation en eau potable suscitent également une attention spécifique.

Les virus de l’hiver (gastro-entérite, bronchiolite, grippe), particulièrement ceux touchant les jeunes enfants et les personnes âgées, sont redoutés. Ils entraînent en effet un afflux de passages dans les services d’urgences, des hospitalisations pouvant mettre en difficulté les centres hospitaliers (CH) déjà en suractivité.

Lorsqu’un CH se trouve en situation de « tension », il contacte l’ARS via le point focal régional. Sa délégation territoriale revient ensuite vers lui pour en connaître les raisons ainsi que les mesures prises/envisagées. Selon la problématique, l’ARS propose alors des solutions. Cela peut prendre la forme d’une communication à destination du grand public pour rappeler l’importance de consulter un médecin généraliste avant de se rendre aux urgences (appeler le 116 117 pour trouver un médecin de garde) ; le message peut aussi s’adresser à des établissements, comme ceux hébergeant des personnes âgées pour les sensibiliser aux situations non urgentes, limiter les recours à l’hospitalisation et favoriser les sorties anticipées.

Chaque semaine, été comme hiver, le bulletin de surveillance épidémiologique des Pays de la Loire est diffusé par la CIRE. Il permet de connaître l’évolution des épidémies et pathologies en lien avec les conditions météorologiques. Cette surveillance s’est développée afin de mieux répondre aux besoins d’information des acteurs locaux. Les « Points épidémio» sont transmis, en plus de l’ARS, aux établissements de santé, médico-sociaux, aux professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des malades, ainsi qu’à quelques médias.

En dehors des heures ouvrées, les personnels d’astreinte assurent la gestion des événements. Par semaine, 5 agents sont en position d’astreinte : 2 administratifs, 1 ingénieur, 1 médecin et 1 directeur.

Ils assurent la continuité du dispositif et interviennent notamment en cas de risque de délestage électrique (à partir du niveau fanion orange RTE), sur les alertes météo (à partir du niveau orange quel que soit le type de risque météo), en cas de déclenchement du niveau hôpital en tension.

Ils interviennent également, sur demande du préfet, auprès des patients à haut risque vital (PHRV), afin de s’assurer qu’ils ont bien reçu l’information d’Enedis sur la coupure d’électricité. En fonction des situations, ils peuvent rechercher des solutions alternatives à cette coupure d’électricité.

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