Pays de la Loire

Octobre rose 2019 en Pays de la Loire

Communiqué de presse
Visuel
logo octobre rose 2019. Le mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein
Une mobilisation régionale pour informer, sensibiliser et prévenir
Corps de texte

LES CHIFFRES CLÉS DU CANCER DU SEIN EN FRANCE

CRCDC

LE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN C’EST QUOI ?

Afin de diminuer le taux de mortalité du cancer du sein, le gouvernement français propose depuis 2004 un programme de dépistage organisé du cancer du sein. Il a pour objectif de rechercher des anomalies radiographiques à un stade précoce de la
maladie, c’est-à-dire avant l’apparition de signes cliniques.
Le dépistage du cancer du sein repose sur une mammographie (examen radiologique), associée à un examen clinique des seins. Éventuellement, d’autres examens peuvent être nécessaires (par exemple, une échographie, une radiographie
complémentaire).

Le dépistage permet de repérer une lésion avant l’apparition de symptômes, et notamment de détecter des cancers de plus petite taille et moins évolués avant qu’ils ne soient palpables.
Le dépistage du cancer du sein augmente ainsi les chances de guérison.
Par ailleurs, les cancers détectés à un stade précoce nécessitent, en général, des traitements moins lourds et moins agressifs avec moins de séquelles.

Le dépistage en pratique

Depistage du cancer du sein : quand? pour qui ? comment ?

Les facteurs de risque

Près de 80% des cancers du sein se développent après 50 ans. Le cancer du sein survient majoritairement chez les femmes ne présentant pas de facteur de risque particulier autre que leur âge.Des facteurs de risque liés à nos modes de vie tels que la consommation d’alcool et de tabac, un surpoids ou encore pas ou peu d’activité physique peuvent favoriser l’apparition d’un cancer du sein.

Le tabac est le premier facteur de risque évitable de cancers. Il est responsable, chaque année de 45 000 décès par cancer. Sa consommation est associée à une augmentation du risque de nombreux cancers dont celui du sein. Il est la cause directe ou un facteur favorisant pour 17 localisations de cancers. Le tabac est notamment responsable de 70 % des cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx, œsophage), de 50 % des cancers de la vessie et de 30% des cancers du pancréas. En 2015, on estime à 2 300 cas de cancers du sein attribuables au tabagisme. La meilleure stratégie pour réduire son risque individuel de cancers est de ne pas commencer à fumer, ou de s'arrêter.

L’alcool est le deuxième facteur de risque évitable de cancers. Il est responsable de 15 000 décès par cancer par an. Sa consommation est associée à une augmentation du risque de plusieurs cancers dont celui du sein. Les boissons alcoolisées augmenteraient le taux d’œstrogène qui joue lui-même un rôle important dans le développement des cellules du cancer du sein. Parmi les 7 localisations de cancers attribuables à ce facteur de risque, l’alcool, quel que soit son type, est la cause de 58 % des cancers de l’oesophage, 16 % des cancers du côlon et du rectum et 15 % des cancers du sein. En 2015, on estime à 8 081 cancers du sein attribuables à la consommation d’alcool. Pour diminuer efficacement son risque de cancers, il est conseillé de réduire autant que possible la quantité et la fréquence de sa consommation.

Le surpoids (Indice Masse Corporelle (IMC) compris entre 25 et 29,9) et l’obésité (IMC de 30 ou plus) augmentent le risque de cancer du sein chez
 la femme ménopausée. À l’inverse, l’activité physique est associée à une diminution de risque de cancer du sein après la ménopause.

Des facteurs de risque liés à certains antécédents médicaux personnels et familiaux (des antécédents personnels de maladies, des antécédents personnels de radiothérapie thoracique avant l’âge de 30 ans, des antécédents familiaux de cancers)

UNE PARTICIPATION EN PAYS DE LA LOIRE AU DESSUS DE LA MOYENNE NATIONALE

Le taux national de participation au dépistage organisé du cancer du sein pour la campagne 2017-2018 est de 49.9 % (taux standardisé).

En 2018, 2 595 396 femmes ont été dépistées au cours de l’année.
Malgré une baisse nationale des taux de participation depuis plusieurs années, la région Pays de la Loire reste encore dans les premières places du classement avec un taux de dépistage de 58% (taux standardisé années 2017-2018).
Ce taux est supérieur à la moyenne nationale. La Loire-Atlantique est 1ère au classement des départements avec un taux de 59,3%. Les autres départements ligériens sont à des niveaux de 59,1% pour le Maine-et-Loire, 57,8% pour la Mayenne, 56,2% pour la Sarthe et 56,2% pour la Vendée.

Afin d’être efficace sur la baisse du taux de mortalité, la participation au dépistage organisé du cancer du sein doit afficher un taux supérieur à 65% selon le plan cancer 2009-2013 et supérieur à 70% selon les recommandations européennes.

UN ANCRAGE TERRAIN POUR PARLER DEPISTAGE

De nombreuses actions terrain sont organisées dans la région Pays de la Loire pour poursuivre les objectifs prioritaires qui sont chers au CRCDC Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers : promouvoir le dépistage du
cancer du sein, augmenter le taux de participation et réduire les inégalités sociales de santé.

La rencontre avec le grand public et les populations les plus éloignées du soin permet ainsi de répondre aux questions des femmes et d’apporter des éléments très pratiques comme les modalités de dépistage, les examens réalisés, la fréquence mais aussi des points plus spécifiques sur les bénéfices et les limites du dépistage.

Ces femmes disposent ainsi d’une information claire, accessible et documentée pour décider de leur participation, de la réponse à l’invitation qui leur est faite de réaliser un dépistage du cancer du sein.

UNE PRÉSENCE DIGITALE RENFORCÉE DEPUIS LA RÉGIONALISATION DU DÉPISTAGE ORGANISÉ

Le CRCDC renforce aussi sa présence sur les réseaux sociaux. Elle dispose désormais d’une page Facebook (Centre Dépistage des Cancers - Pays de la Loire) pour partager les événements, transmettre des informations factuelles ainsi que les gestes simples et essentiels à adopter.
Cela donne ainsi la possibilité aux femmes de partager le sujet sur leurs réseaux, de s’interroger sur ce dépistage, d’échanger avec leur entourage proche, de confier leurs doutes ou leurs questionnements mais également de trouver des éléments de réponse auprès des femmes participant au dépistage.
C’est là une opportunité pour le CRCDC de se rapprocher au plus près des femmes et de leur mettre à disposition des informations facilement appropriables, leur permettant ainsi d’exercer leur libre arbitre.

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Contact

Contenu

Contacts Presse

Florence CORON, Responsable communication
Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers

02.41.05.08.92 coron.florence@capsante49.fr

Dr Anne-Sophie LE DUC BANASZUK, Médecin coordonnateur régional
Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers

02.41.05.06.67 banaszuk.as@capsante49.fr