Pays de la Loire

Lutte contre les violences faites aux femmes : l'ARS s'engage aux côté de la DRDFE.

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Photographie du directeur général ARS et du préfet de région, accompagné des directeurs et directrices régionaux délégués aux droits des femmes.
Partenariat entre l'ARS et le DRDFE pour soutenir et financer les actions au profit des femmes victimes de violences, et plus spécifiquement les femmes vivant avec un handicap.
L'ARS a accueilli favorablement la démarche proposée par la Direction Régionale aux Droits des Femmes et à l’Égalité (DRDFE), en signant ce jour une convention de partenariat. Cette signature s'est déroulée à l'occasion du séminaire national des DRDFE, qui s'est tenu à Nantes du 24 au 25 juin 2019.
Corps de texte

L'Agence s’est immédiatement engagée dans ce projet de partenariat en souhaitant une action déterminante au profit des jeunes filles et femmes vivant avec un handicap, quel que soit ce handicap, moteur et/ou sensoriel et ou psychique. Comme femmes et handicapées, elles sont doublement vulnérables et plus facilement victimes des abus et des violences sous leurs formes.

La méconnaissance des violences faites aux jeunes filles et femmes vivant avec un handicap

Outre le manque de données sur la réalité, il y a une vraie difficulté du repérage : les violences faites aux femmes sont moins facilement dépistables (elles sont moins exprimées, moins entendues, plus dissimulées).

L’impact psycho-traumatique qui en résulte est souvent méconnu des professionnels et donc souvent non pris en charge de manière adaptée. A cela s’ajoute un comportement plus féminin de dissimulation qui entraîne des sous-diagnostics ou des diagnostics erronés.

Une mobilisation que l’ARS a aussi souhaité inscrire dans le cadre plus large des enjeux portés par le projet régional de santé

Si les déterminants de santé sont favorables aux femmes (cf. espérance de vie plus longue, meilleure approche de la prévention...), les femmes victimes de violence vivent une fragilité et une vulnérabilité qui rend nécessairement la prise en charge et l’accompagnement de leur parcours de santé et de vie.

Les enjeux du Projet Régional de Santé des Pays de la Loire (PRS) :

  • La lutte contre les inégalités de santé, en lien à celui des inégalités sociales qui touchent particulièrement les personnes vulnérables : les femmes victimes de violences en font partie (avec cumul de vulnérabilité chez les femmes vivant avec un handicap moteur, et/ou sensoriel et/ou psychique) ;
  • La prévention et promotion de la santé qui implique une démarche de repérage pour agir le plus en amont possible, pour transmettre les connaissances :
  1. l’ARS s’est engagée avec l’éducation nationale dans le développement de compétences psycho-sociales auprès des plus jeunes pour agir très en amont sur les acquis des bons comportements de santé. C’est aussi le moyen d’agir précocement sur les apprentissages à l’égalité entre filles et garçons et ainsi prévenir les violences faites aux femmes.
  2. L’ARS a fait de la thématique « addiction à l’alcool » une de ses priorités : elle joue un rôle important dans la genèse des violences faites aux femmes.
  • Le parcours de soins dans une approche coordonnée et systémique qu’il faut mettre en œuvre pour les femmes victimes de violences : il inclut le repérage, la réparation mais aussi l’accompagnement qui prépare au retour dans le parcours de vie, question au cœur de la coordination entre nos politiques publiques ;
  • Une action à inscrire sur les territoires pour qu’elle puisse être adaptée à leurs spécificités et mise en œuvre par les acteurs de terrain.
Photographie du directeur général ARS et du préfet de région, accompagné des directeurs et directrices régionaux délégués aux droits des femmes.
Claude d'Harcourt, Préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire ; Jean-Jacques Coiplet, Directeur général de l'ARS et les directeurs·trices régionaux·ales délégué·es aux droits des femmes.
Photographie de la signature de la convention de partenariat entre le directeur général ARS et le préfet de région.
Signature de la convention entre Claude d'Harcourt et Jean-Jacques Coiplet.
Photographie de la signature de la convention de partenariat entre le directeur général ARS et le préfet de région.
L'ARS s'est engagée dans ce partenariat avec le souhait d'une action déterminant au profit des jeunes filles et femmes vivant avec un handicap, quel que soit ce handicap, moteur et/ou sensoriel et ou physique.
Photographie d'un kakémono présenté par l'association RésoNantes
La signature s'est déroulée à l'occasion du séminaire national aux droits des femmes et à l'égalité.
Photographie du directeur général ARS et du préfet de région, accompagné des directeurs et directrices régionaux délégués aux droits des femmes.
Claude d'Harcourt, Préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire ; Jean-Jacques Coiplet, Directeur général de l'ARS et les directeurs·trices régionaux·ales délégué·es aux droits des femmes.
Photographie de la signature de la convention de partenariat entre le directeur général ARS et le préfet de région.
Signature de la convention entre Claude d'Harcourt et Jean-Jacques Coiplet.
Photographie de la signature de la convention de partenariat entre le directeur général ARS et le préfet de région.
L'ARS s'est engagée dans ce partenariat avec le souhait d'une action déterminant au profit des jeunes filles et femmes vivant avec un handicap, quel que soit ce handicap, moteur et/ou sensoriel et ou physique.
Photographie d'un kakémono présenté par l'association RésoNantes
La signature s'est déroulée à l'occasion du séminaire national aux droits des femmes et à l'égalité.

Une convention de partenariat pour s’engager à soutenir et financer les actions au profit des femmes victimes de violences et plus spécifiquement des jeunes filles et femmes vivant avec un handicap

Quatre grands objectifs ont ainsi été priorisés pour agir : 

  • sur le repérage et l’étiquetage des situations de violences,
  • sur le renforcement de la culture du signalement,
  • sur la sensibilisation/formation des professionnels de santé du premier recours et au sein des établissements et services sanitaires et médico-sociaux,(à la fois en population générale et plus spécifiquement auprès des jeunes filles/femmes vivant avec un handicap) 
  • et pour s’inscrire dans les plans départementaux de lutte contre les violences faites aux femmes et en soutien à l’action de coordination des politiques publiques mobilisées pour cette lutte. Les délégations territoriales de l’ARS sont engagées sur un plan d’action adapté aux réalités et besoins des territoires.

La convention a été établie pour une durée de 3 ans (2019 - 2022).

Un engagement qui se renforce

Le 6 mars dernier, l'ARS Pays de la Loire avait signé le protocole départemental de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes en Loire-Atlantique. Ce protocole s'articule autour de 6 actions portant sur la prévention, le repérage et la prise en charge des femmes victimes. Les signataires de ce protocole : le CHU de Nantes, la préfecture, le conseil départemental notamment.

En savoir plus sur la page "L'ARS s'associe à la lutte contre les violences faites aux femmes en Loire-Atlantique".