Pays de la Loire

La surveillance estivale du moustique tigre débute.

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visuel illustratif "protégez-vous des moustiques"
La mobilisation des populations est essentielle pour la surveillance du moustique tigre et pour s'en protéger efficacement.
En mai, le dispositif de lutte contre Aedes Albopictus (dit « moustique tigre ») en métropole est activé comme chaque année par la direction générale de la santé.
Corps de texte

Le moustique Aedes albopictus (dit « moustique tigre ») est un moustique originaire d’Asie implanté depuis de nombreuses années dans les départements français de l’Océan Indien. En métropole, ce moustique s’est développé de manière continue depuis 2004. Il est désormais implanté dans 33 départements. Cette situation est sous surveillance car ce moustique peut, dans certaines conditions, transmettre le virus de la dengue, du chikungunya, du Zika et de la fièvre jaune.

Le dispositif de lutte contre Aedes Albopictus en métropole et de surveillance des arboviroses (maladies virales transmises notamment par les moustiques) est activé chaque année du 1er mai au 30 novembre.

Ce dispositif, réévalué chaque année, consiste notamment à partir du 1er mai en :

  • une surveillance entomologique (c’est-à-dire des populations de moustiques), dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s’implanter.
  • une surveillance des cas humains  : chikungunya, dengue, zika notamment.

  • une sensibilisation des voyageurs et personnes résidant dans les zones où le moustique est présent et actif.

Actuellement en Pays de la Loire, seule la Vendée est concernée par l’implantation du moustique (niveau albopictus 1).

-     le niveau 0.a : absence du moustique tigre  > Loire-Atlantique, Mayenne, Sarthe.
-     l
e niveau 0.b : présence contrôlée du moustique tigre > Maine et Loire.
-     l
e niveau 1 : implantation du moustique tigre > Vendée.
-     l
e niveau 2 est déclenché lors du diagnostic d’un premier cas de dengue, de chikungunya ou de zika autochtone (survenant chez une personne n’ayant pas voyagé).
-     les niveaux 3 et 4 : présence d'un ou plusieurs foyers de cas autochtones.
-     le niveau 5 correspondant à une situation épidémique installée.

Chacun, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples et peu contraignants, peut participer à la lutte contre la prolifération des moustiques et aider à prévenir l’introduction de la dengue, du chikungunya ou du Zika en métropole.

En particulier, il est très important de supprimer les eaux stagnantes qui permettent la reproduction du moustique, autour de son domicile : enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable, changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine, vérifier le bon écoulement des gouttières, mettre à l’abri de la pluie ou supprimer les pneus usagés et tout autre objet pouvant se remplir d’eau, etc. Ces gestes sont indispensables pour limiter la prolifération des moustiques, sources de nuisances et de maladies.

Par ailleurs, les personnes se rendant dans des zones où circulent les virus du chikungunya de la dengue ou du Zika, doivent se protéger des piqûres de moustiques sur place, mais également à leur retour si elles résident dans les départements où le moustique est implanté. L’objectif est de prévenir l’introduction et la transmission de ces maladies en métropole.

L’ensemble de la population peut participer à la surveillance de cette espèce afin de mieux connaître sa répartition. Il s'agit d'une action citoyenne permettant ainsi de compléter les actions mises en place.

Rendez-vous sur le site www.signalement-moustique.fr où un questionnaire vous permettra de vérifier rapidement s'il s'agit bien d'un moustique tigre.

L'EID Atlantique a également développé l'application smartphones iMoustique.

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