La surveillance du moustique tigre

Actualité
visuel illustratif "protégez-vous des moustiques"
La mobilisation des populations est essentielle pour la surveillance du moustique tigre et pour s'en protéger efficacement.

Arrivé en France métropolitaine en 2004, le moustique tigre (nom scientifique Aedes albopictus) étend progressivement son territoire. Aujourd’hui, il est encore peu présent dans notre région : au premier janvier 2021, il était implanté dans 8 communes de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire, de Vendée et de Mayenne.

La situation en Pays de la Loire

Depuis le 1er janvier 2020, l’ensemble des départements français métropolitains est considéré comme à risque face à l’implantation d’Aedes albopitcus. La double surveillance de l’implantation du moustique et de l’apparition d’arbovirose s’exerce désormais dans tous les départements que le moustique y soit ou non implanté. Toutefois, les mesures y sont graduées en fonction du niveau de colonisation par le moustique.

Au terme de l’année 2020, 64 départements étaient considérés comme colonisés, dont 54 faiblement colonisés (où le moustique est implanté dans moins de 40% des communes) parmi lesquels la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Mayenne et la Vendée.  

Pourquoi et comment lutter contre le moustique tigre ?

Le moustique tigre est espèce particulièrement agressive envers l’homme pendant la journée et potentiellement vectrice de maladies. Pour limiter au maximum les risques d’infection et les nuisances occasionnées par ce moustique, il est essentiel de lutter contre sa prolifération. Dans ce cadre, la mobilisation de tous est primordiale. Chacun, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples, peut participer à cette lutte.

Un moustique agressif qui se reproduit dans nos  villes dans le moindre contenant d’eau.

 

Le moustique tigre est un moustique urbain, qui se déplace peu : il vit dans un rayon de 150 m autour de son lieu de naissance. Le moustique qui vous pique est donc né dans votre quartier !

Ce  moustique a une durée de vie moyenne d’environ 1 mois, et les femelles peuvent pondre environ 200 œufs tous les 12 jours !

La femelle pond dans de très petites quantités  d’eau principalement dans nos jardins : l’équivalent d’un bouchon de bouteille peut lui suffire !

Comment éviter que le moustique ne prolifère ?

En supprimant ou vidant toutes les petites retenues d’eau de pluie dans lesquelles la femelle moustique-tigre pourrait pondre !

  • Contrôlez les récupérateurs d’eau de pluie ;
    A savoir : même dans un récupérateur d’eau de pluie fermé d’un couvercle, le moustique peut entrer et ressortir par la gouttière ! Les solutions : tendre une moustiquaire ou un tissu entre la sortie de la gouttière et la surface de l’eau, vérifier et supprimer toutes les semaines les larves installées ou vider l’eau.
  • Éliminer les endroits où l’eau peut stagner, à l’intérieur comme à l’extérieur : coupelles des pots de fleurs, bâches, pneus usagés, encombrants, jeux d'enfants...
    Une astuce : mettez du sable humide dans les soucoupes de pots de fleurs !
  • Vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et notamment les regards où de l’eau peut stagner ;

Et, en favorisant les prédateurs naturels: les moustiques ont de nombreux prédateurs aux différents stades de leur développement. Les attirer dans votre jardin est une manière éco-responsable de limiter la prolifération.

  • Peupler les bassins d’agrément d’espèces de poissons larvivores locales, y installer des plantes aquatiques, des pierres et quelques zones d’eau plus profonde pour attirer les grenouilles et les libellules.
  • Faciliter l’installation des hirondelles, en leur proposant un faux nid et un peu de matière première (boue, paille…).
    Si les chauves-souris sont de grands prédateurs de moustiques, elles ont peu d’impact sur la population de moustiques tigres dont l’activité est essentiellement diurne et en milieu urbain.

Fausse bonne idée :

« On n’en peut plus de tous ces moustiques, une bonne opération de démoustication règlerait notre problème ! »

FAUX. Une opération de démoustication tuera les moustiques qui volent à un instant T, mais le répit ne sera que de quelques jours : de nouveaux moustiques naîtront des larves, à l’abri dans leurs réserves d’eaux stagnantes. Le problème ne peut se régler qu’à la source : supprimer ou vider régulièrement les potentiels lieux de ponte des moustiques !

Les opérations de démoustication ne sont engagées que lorsqu’il existe un risque sanitaire de contamination : si une personne revient en métropole avec un virus transmissible par le moustique tigre (Dengue, Chikungunya, ou Zika), sa zone d’habitation sera traitée pour éviter que le virus soit transmis.

 

Reconnaître le moustique tigre :

  • Il est rayé noir et blanc (corps et pattes)
  • Une ligne blanche parcourt sa tête et son thorax
  • Sa piqûre est douloureuse
  • Il pique durant la journée (ce n'est pas lui qui vous empêche de dormir la nuit !)

Une surveillance renforcée

Les ARS surveillent, avec Santé Publique France, les cas humains de dengue, chikungunya et Zika (via  le système de déclaration obligatoire). Elles assurent également la surveillance du moustique tigre et les démoustications autour du domicile des cas humains si nécessaire.

L’objectif est de limiter la propagation de ces  maladies vectorielles à risque épidémique. Dans ce cadre, l’ARS Pays de la Loire a missionné un opérateur (INOVALYS) qui déploie un réseau de pièges pondoirs permettant la détection du moustique Aedes albopictus. Ce programme de surveillance est mis en œuvre pendant la saison active du moustique, de mai à novembre.

Signalez la présence du moustique tigre !

L’ensemble de la population peut participer à la surveillance de cette espèce afin de mieux connaître sa répartition. Il s'agit d'une action citoyenne permettant de compléter les actions mises en place.

Site national de signalement du moustique tigre

 

 

Moustique tigre et COVID-19

D’après les connaissances actuelles, le nouveau coronavirus ne peut pas être transmis par les piqûres de moustiques. (Source : OMS)