Pays de la Loire

L’Institut de Cancérologie de l’Ouest (ICO) restera à Saint-Herblain

Communiqué de presse
Visuel
Visuel avec logo de l'agence régionale Pays de la loire, de l'institut de cancérologie de l'ouest, du centre hospitalier universitaire de Nantes et de le préfète de la région Pays de la Loire.
Le Conseil d’Administration de l’ICO s’est prononcé pour le maintien de l’Etablissement sur son site pour des raisons financières.
L’ARS et les différents acteurs du projet ont pris acte de cette décision qui ne remet pas en cause la mise en place d’une politique médicale partagée avec le CHU, garantissant aux patients une prise en charge pertinente et adaptée aux évolutions thérapeutiques.
Corps de texte

Au cours de sa séance du vendredi 15 décembre 2017, le conseil d’administration de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest (ICO) s’est prononcé contre le transfert de l’ICO sur l’Ile de Nantes en 2026 pour des raisons de soutenabilité financière du projet. Cette décision n’a pas de conséquence sur le projet de transfert du futur Centre Hospitalier Universitaire (CHU) sur l’Ile de Nantes ; le déménagement de l’ICO relevant d’une tranche conditionnelle du contrat de maîtrise d’œuvre signé en 2015.

Une question de soutenabilité financière pour l’Institut de Cancérologie de l’Ouest

L’Institut de Cancérologie de l’Ouest est un Etablissement de Santé Privé d’intérêt Collectif (ESPIC) réparti sur deux sites ayant fait l’objet d’investissements récents. Le site d’Angers, site Paul Papin, a été reconstruit intégralement en 2015, pour un montant de 65M€, financé par emprunt à hauteur de 55,8M€. Le site de Saint-Herblain, site René Gauducheau, a été agrandi et rénové en 2009, pour un montant d’investissement de 38M€.

Au regard de l’impact financier de ces mesures pour l’établissement, une étude sur le déménagement du site de Saint Herblain, a été réalisée par l’ICO. Selon l’établissement, le projet de transfert de l’ICO sur l’Ile de Nantes, dont le coût total s’élèverait en valeur 2026 à 139 M€ TTC, ne serait pas supportable financièrement pour l’institution.

Les conditions du maintien de l’ICO sur l’emprise de Laennec nécessitent de prendre en compte les évolutions bâtimentaires de ce site. L’ARS précise que ce projet devra donc attester de gains sur le plan de l’efficience médico-économique. Il appartiendra ainsi à ICO d’assurer sa faisabilité sur le plan économique, bâtimentaire et juridique.

CHU/ICO, une collaboration étroite pour une offre de cancérologie publique de grande qualité

Cette décision ne remet pas en cause le partenariat fort, tissé de longue date, entre l’ICO et le CHU de Nantes pour promouvoir l’offre publique en cancérologie au sein de l’agglomération et la région. Au quotidien, les professionnels des deux structures travaillent ensemble à la définition de collaborations médico-scientifiques pour une prise en charge coordonnée et personnalisée des patients. A titre d’exemples, ce partenariat s’incarne au travers d’un Groupement de Coopération Sanitaire, GCS IRCNA, concernant la médecine nucléaire, mais aussi des projets médicaux communs portant sur la douleur et les soins palliatifs. En matière de recherche, le projet conjointement déposé dans le cadre de la campagne nationale de labellisation de Sites de Recherche Intégrée sur le Cancer (SIRIC) lancée par l’Institut National du Cancer, en partenariat avec l’INSERM et la DGOS vient d'être retenu. C'est une très belle réussite pour la cancérologie publique ligérienne mettant en valeur la qualité des équipes de soin et de recherche.

Cette dynamique partenariale, source de complémentarité et de fluidité dans la prise en charge des patients, est très importante et fortement encouragée par l’ARS. Elle doit notamment être renforcée concernant l’organisation de la médecine nucléaire et développée sur le plan de la prévention et du dépistage des cancers.

A compte du 1er trimestre 2018, l’ARS va solliciter une expertise extérieure afin d’approfondir les enjeux de prise en charge des cancers en Pays de la Loire.

Chiffres clés et partenariats

Chiffres clé de la cancérologie publique :

Chiffres clés de l’ICO :

L'Institut de Cancérologie de l’Ouest a accueilli 41 484 patients en 2016, 21 945 patients sur le seul site de Saint-Herblain. Il s’agit d’un des 18 Centres de Lutte Contre le Cancer de France, regroupés sous l’égide d’UNICANCER.  L’ICO est le premier Centre de Lutte Contre le Cancer de province en nombre de patients pris en charge et le premier centre français en termes de plateau technique de radiothérapie. L’établissement regroupe 1288 professionnels (746 dépendent du site de Saint-Herblain).

 

Chiffres clés du CHU de Nantes :

Premier établissement de santé régional, le CHU de Nantes dispose d’une prise en charge complète des principales tumeurs hématologiques et solides de l’adulte et de l’enfant. Plus d’une vingtaine de services spécialisés mettent leur expertise médicale et scientifique au service de l’activité de cancérologie. Le CHU de Nantes assure ainsi une prise en charge complète en matière de cancérologie : prévention, diagnostic, traitement, soins de support et d’accompagnement… En 2016, ce sont 30 560 séjours qui ont été réalisés soit 20% de l’activité du CHU et 153 essais cliniques soit 63% de son activité de recherche.

 

Collaborations Médicales :

  • Radiologie interventionnelle (Postes partagés ICO/CHU)
  • Projet d’utilisation par le CHU du robot en chirurgie Thoracique
  • Oncofertilité
  • Sarcomes
  • Radiothérapie Pédiatrique (prise en charge régionale par la collaboration ICO/CHU)
  • Médecine nucléaire mutualisée

 

Collaborations Recherche :

  • Projet SIRIC
  • CLIP2 : Centre Labellisé de Phase Précoce

Douleur et soins de support (Anesthésie / Douleur)

Repères et chiffres clés pour la reconstruction du CHU dans le cadre de la création d’un quartier de la santé sur l’Ile de Nantes

Calendrier du projet :

  • Juillet 2017 : signature de l’avant-projet sommaire,
  • Septembre 2017 : lancement de l’avant-projet définitif,
  • 2018/2020 : consultations des entreprises, début des travaux
  • 2026 : ouverture des bâtiments

 

Les coûts :

  • 953 millions d’euros de coût global (en valeur finale, toutes dépenses confondues y compris équipements)

 

Sources de financement :

  • État (subventions et exploitation) : 225 millions d’euros soit 23.6 %
  • CHU : 728 millions d’euros soit 76.4 % comprenant une part d’autofinancement (315 millions d’euros soit 33 %) et d’emprunt (413 millions d’euros soit 43.4 %)

 

Les chiffres clés :

  • une emprise totale de 10,1 hectares
  • une surface totale de 225 000 m2 dans œuvre
  • 1 384 lits et places, dont 257 lits de soins critiques (réanimation et soins intensifs)
  • 64% de séjours seront réalisés en ambulatoire
  • 54 salles de bloc opératoire, réparties en trois centres opératoires