Pays de la Loire

Interview du Directeur général de l'ARS Jean-Jacques Coiplet

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Jean-Jacques Coiplet, DG de l'ARS Pays de la Loire
Le Directeur général de l'ARS Pays de la Loire, Jean-Jacques Coiplet, a pris ses fonctions le 2 octobre 2017.
Arrivé le 2 octobre 2017 à la tête de l'ARS Pays de la Loire, Jean-Jacques Coiplet évoque ici son parcours et livre un premier regard sur l'ARS et les enjeux de santé.
Corps de texte

Au cours de votre carrière, quels ont été les projets particulièrement marquants, ceux qui vous ont tenu à cœur ?

Cela fait bientôt 30 ans que je travaille dans le domaine de la santé. Je garde en mémoire chaque moment où l’on a pu mener à bien un projet, pour préserver et améliorer la santé des usagers.
Les exemples dont je me souviens, comme sûrement beaucoup de collègues qui travaillent en ARS, sont nombreux, tels que créer un service de soins à domicile pour des personnes âgées, développer des établissements pour des enfants handicapés, faire en sorte que les acteurs du monde de l’hôpital, des cliniques, des établissements et services médico-sociaux, de l’ambulatoire, de la prévention, travaillent mieux ensemble, comme aussi protéger la population des risques sanitaires auxquels elle est exposée, impulser des actions de prévention, contribuer à la transformation et à la modernisation de notre offre de santé
Les exemples sont nombreux et porteurs de beaucoup de sens. Quelles que soient nos origines professionnelles et nos appétences, je trouve que nous exerçons de très beaux métiers. C’est ce que je retiens en premier.
Il est très important pour moi de rappeler que notre travail, je devrais dire "le sens de notre engagement" c’est avant tout de protéger et d'améliorer la santé des usagers, des personnes accompagnées... tout en veillant à ce que le système de santé soit sûr, de qualité et pertinent.
 

Pourquoi avez-vous souhaité rejoindre une ARS et celle des Pays de la Loire ?

J’ai déjà dirigé une ARS, en Corse, pendant presque 5 ans. J’ai également fait un passage dans le domaine du social, de la jeunesse et des sports, ce qui me permet au fond de bien mesurer tout l’enjeu des parcours de vie.
Tout cela s’inscrit dans un continuum de parcours : de la prévention, aux soins, à la santé, aux accompagnements médico-sociaux, mais aussi pour tout ce qui fait la vie de tous les jours et permet d'aider aux parcours, comme le lien avec les autres politiques publiques (emploi, éducation, logement, etc.).
Je suis très marqué par cette notion de promotion de la santé, au sens large. Ce n’est pas seulement la prévention ou permettre à chacun d'être acteur de sa santé, c’est finalement tout ce qui permet de porter haut les couleurs de la santé : politique publique intégrée, systémique et inclusive ; de l’éducation à la santé, de la promotion de la santé dans les autres politiques publiques, de la démocratie sanitaire, de la transformation de l'offre de santé, de l'innovation... Au fond les ARS auraient pu se nommer ARPS (agence régionale de promotion de la santé).
Si j’ai été heureux et honoré que la ministre me confie cette ARS, c’est que j’en ai entendu parler de longue date. Vraiment, lorsque nous sommes en séminaire des directeurs d’ARS, je le dis sans flagornerie, l’ARS Pays de la Loire est souvent très en avance dans la conduite de ses projets, dans l’animation territoriale, dans l’innovation, l’expérimentation, la capacité à faire travailler ensemble les acteurs de santé.
 

La Ministre de la santé a communiqué sur la future stratégie nationale de santé, qui repose sur quatre piliers (prévention et promotion de la santé ; lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé ; pertinence et qualité des soins ; innovation). Quelle sera votre méthode pour travailler sur ces sujets ?

La Ministre a rappelé des enjeux particulièrement importants et que nous allons nous attacher de relayer et d'amplifier. Nous avons une base formidable qui est le Projet régional de santé nouvelle génération. Il va porter l’ensemble de ces enjeux. Il devrait être finalisé pour la mi-mai 2018 et il est déjà bien avancé. J’envisage un PRS qui soit le plus concerté possible. Nous prendrons le temps, et cela a déjà largement commencé, de demander l’avis, l’analyse, les propositions de l’ensemble des acteurs de santé et en premier lieu, ceux de la démocratie sanitaire.
Le PRS n’est pas une fin en soi, c’est le début d’un chemin partenarial qui s’inscrit dans la durée. Il y a déjà des actions de santé qui ont été menées avant et qui vont être prolongées.
Je compte beaucoup sur nos partenaires, et nos équipes, en interne, pour y parvenir, afin de préserver cette région comme terre d'excellence et d'innovation dans le domaine de la santé.

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