Dossier de presse : actualité des projets menés en Sarthe pour transformer le système de santé et améliorer la santé des habitants

Communiqué de presse

Dossier de presse du 23 novembre 2021 diffusé lors de la conférence de presse de la délégation territoriale de la Sarthe en présence de Stephan Domingo.

La stratégie régionale des investissements Ségur en Pays de la Loire a été élaborée sur la base d’une concertation avec l’ensemble des acteurs (acteurs de terrain, élus locaux,…), via la mise en place d’un comité régional d’investissement en santé et la mobilisation des conseils territoriaux de santé. Elle donne une visibilité sur les projets qui seront réalisés dans les territoires sur la période 2021-2029 grâce au Ségur.  Modernisation de l’offre, réponses aux besoins des territoires et coopération des acteurs sont les axes prioritaires de cette stratégie.

Ces investissements, d’une ampleur inédite, vont bénéficier au secteur sanitaire et médico-social sur l’ensemble du territoire. L’objectif est double : conforter une offre de qualité en proximité et moderniser les équipements pour renforcer l’attractivité de nos établissements.

 Quelques projets soutenus en Sarthe

  • Projet Monet Nord du CH du Mans

L’objectif stratégique du projet est d’améliorer la prise en charge des patients et de renforcer l’attractivité médicale du CHM, en centralisant, au sein d’un même bâtiment, des services sensibles présentant des interactions fortes.

Montant du projet : 133 M€

Montant de l’aide apportée : 85 M€

Le projet intègre ainsi le regroupement des blocs opératoires et de l’imagerie, la reconstruction des urgences, du SAMU en intégrant le futur service d’accès aux soins (SAS) en partenariat avec la médecine libérale. Il prévoit également la reconstruction de la réanimation et des services de cardiologie et neurologie.

Le projet vient compléter les investissements antérieurs sur les consultations, l’hospitalisation complète et l’hospitalisation de jour, ainsi que l’installation prochaine du futur institut sarthois du cancer.

  • Projet d’institut sarthois du cancer au Mans

L’objectif recherché est la création d’un centre de traitement du cancer fédérant les équipes oncologiques libérales et publiques sur un site unique en proximité immédiate du Centre hospitalier du Mans (CHM) et ce afin de créer un centre d’excellence dans la prise en charge du cancer, de conforter et améliorer la lisibilité de la cancérologie en Sarthe en matière de soins, de recherche et d’enseignement, et de regrouper les moyens de chimiothérapie, de médecine nucléaire et de radiothérapie.

Montant du projet : 81 M€

Montant de l’aide apportée : 20 M€ (fond d’intervention régional)

Le projet repose sur deux opérations immobilières : un plateau technique et de consultations porté par le Centre Jean Bernard et un regroupement des unités d’hos­pitalisation, de consultation et de soins de support du CH du Mans et de la Clinique Victor Hugo.

Soutien apporté aux établissements sanitaires en Sarthe dans le cadre du Ségur Investissement :

  • Pour l’investissement du quotidien des équipes (2021) : 4 M€
  • Pour restaurer les capacités d’investissement sur 10 ans : 28,3 M€
  • Total par habitant : 58€

Liste des projets identifiés dans le cadre du Ségur en Sarthe

Cette liste n’est pas exhaustive, puisque de nouveaux projets ont vocation à s’inscrire dans les mesures qui vont être déployées au titre des mesures de financement thématiques soutenues par le fond d’investissement régional d’ici à 2030 ainsi qu’au titre de l’aide à l’investissement pour le secteur médico-social pour les années 2022-2024.

Les projets sanitaires structurants qui seront financés au titre des crédits Ségur :

Ville Établissement Projet Financement au titre du Ségur (k€)
Le Mans Centre Hospitalier du Mans Restructuration secteur chaud (urgences, réa, blocs, imagerie, cardio, neuro) 85 000

Les projets sanitaires qui ont vocation à être financés, sous réserve de leur finalisation et validation, dans des mesures thématiques du fond d’intervention régional (seuls sont indiqués les projets de plus de 5 M€) :

Thématique Ville Établissement Projet
Territorialisation Le Mans Clinique du Pré

Restructuration des activités ambulatoires

Saint-Calais Centre Hospitalier de St Calais Restructuration site sanitaire
SSR Montval/Loir Centre Hospitalier de Château du Loir

Restructuration site sanitaire et notamment du bâtiment SSR

Les mesures de restauration des capacités financières des établissements de santé :

Ville Établissement Financement au titre du Ségur (k€)
Montval-sur-Loir Centre Hospitalier Château du Loir 662
Le Lude Hôpital François de Daillon 2 163
Saint-Calais Centre Hospitalier de Saint-Calais 2 026
Saint-Saturnin SSR de l'Arche 1 301
Beaumont-sur-Sarthe PHGNS 2 983
La Ferté-Bernard Centre Hospitalier La Ferté-Bernard 1 757
Le Bailleul Pôle Santé Sarthe et Loir 17 338
Le Mans Hôpital à domicile Le Mans et antennes 45

Les projets du secteur médico-social financés au titre de l’année 2021 projets nouveaux :

Ville Établissement Projet Financement au titre du Ségur (k€)
Saint-Calais Centre Hospitalier de Saint-Calais

Regroupement Ehpad et USLD

Suppression unités mixtes Ehpad et USLD

Suppression chambres doubles, petites ou avec salle d’eau sans douche

2 306

Les projets du secteur médico-social financés au titre de l’année 2021 aide exceptionnelle complémentaire :

Ville Établissement Projet Financement au titre du Ségur (k€)
Ecommoy EHPAD La Providence Extension et restructuration de l'établissement 100
Mansigné EHPAD Les Glycines Rénovation et extension 530
Montfort le Gesnois Résidence Amicie

Restructuration et extension des hébergements

336

 

En matière de handicap, les orientations politiques de l’ARS Pays de la Loire fixent 3 objectifs principaux :

  • Construire une société plus ouverte aux personnes vivant avec un handicap dans la perspective d’une société plus inclusive ;
  • Concevoir des réponses et des prises en charge adaptées à la situation de chacun ;
  • Simplifier leur vie quotidienne.

 Ainsi, l’Agence œuvre à ces objectifs au travers de plusieurs actions :

 

  • En matière de scolarisation : ouvrir l’école aux enfants et engager la « désinstitutionalisation » ;
  • En matière d’emploi : soutenir l’insertion professionnelle et/ou la formation adaptée et fluidifier les parcours entre le milieu protégé et l’emploi en milieu ordinaire de travail ;
  • En matière d’accessibilité : solutionner l’ensemble des parcours des personnes vivant avec un handicap grâce à une collaboration à 360° des acteurs territoriaux.

En Sarthe, la dotation par habitant est la plus élevée de la région : 234.35€ au 31/12/2020.

L’accompagnement et la scolarisation des enfants vivant avec un handicap en Sarthe

Depuis 2019, au-travers la démarche co-portée « ensemble pour une école inclusive », l’ARS et l’Académie de Nantes amplifient leur action pour faire progresser le service public de l’école inclusive. Pour cela, le secteur médico-social se transforme et reconsidère son offre et sa place dans l’accompagnement via l’inclusion scolaire. Cela a pu se traduire par une transformation de l’offre « institutionnelle » classique (en établissement) en une offre plus modulaire permettant aux établissements d’accompagner un plus grand nombre d’enfants, en proposant d’autres types de prestations (accueil temporaire, répit, service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD), pôle de compétences et de prestations externalisées (PCPE)...).

La Sarthe compte 4 656 enfants reconnus en situation de handicap, soit 3.3% des 0-19 ans.

Création de places de SESSAD et déploiement du Pôle de Compétences et de Prestations Externalisées (PCPE) pour la gestion des listes d’attente en SESSAD

Les SESSAD sont des services médico-sociaux constitués d’équipes pluridisciplinaires qui visent à apporter un soutien spécialisé aux enfants et adolescents vivant avec un handicap dans leur milieu ordinaire de vie et d’éducation ainsi qu’à leurs familles, en favorisant leur développement et l’acquisition de leur autonomie.

15 nouvelles places de SESSAD ont été créés en Sarthe sur cette fin d’année 2021 portant à 583 places l’offre de SESSAD financée par l’Agence sur le département.

Malgré la création de nouvelles places de SESSAD dans le département, il existe encore des situations où les besoins d’accompagnement ne sont pas satisfaits et les personnes sont inscrites sur des listes d’attente. C’est pourquoi, l’action du PCPE départemental (qui réunit l’ensemble des gestionnaires de SESSAD), déployé depuis 2020, se poursuit en 2021. Il permet de répondre aux situations critiques des jeunes sans solution, notamment de scolarisation. L’ARS des Pays de la Loire a dégagé, pour l’année scolaire 2021-2022, une enveloppe supplémentaire de 2 000 000 € qui seront alloués aux Etablissements et services médico-sociaux (ESMS) qui accompagneront ces situations repérées dans le cadre de « commissions de priorisation » associant MDPH-Education Nationale-ARS-Organismes gestionnaires.

Outre des prestations directes proposées aux usagers (principalement des jeunes), réalisées par des professionnels salariés ou libéraux, les PCPE soutiennent et guident les familles et les aidants, notamment pour le suivi et la coordination du parcours.

Des équipes mobiles d’appui médico-social à la scolarisation (EMASco)

Ces équipes mobiles assurent aux établissements scolaires des prestations d’appui indirectes : conseil et sensibilisation aux professionnels et appui à l’adaptation de sa scolarité dès lors que la situation de l’élève le nécessite.

Il existe deux équipes sur le territoire sarthois  :

  • L’une portée par l’association Les Petits Princes et adossée au dispositif Dispositif Institut Thérapeutique Éducatif Pédagogique (DITEP). Elle s’adresse plus particulièrement aux problématiques de comportement chez l’enfant.
  • L’autre portée par l’ADAPEI depuis la rentrée 2021 est présente pour soutenir les parcours des élèves présentant des troubles cognitifs, dont les TSA

Prochainement :

De nouveaux dispositifs de soutien à la scolarisation avec l’Education Nationale complèteront cette offre grâce à une enveloppe budgétaire de 142 000 €.

Une équipe de l’APAJH accompagnera le handicap sensoriel et un premier PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé) renforcé sur le secteur Le Mans Ouest sera soutenu avec l’association Les Petits Princes.

La scolarisation des élèves présentant des troubles du spectre autistique (TSA)

Il existait déjà en Sarthe une Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire Troubles du Spectre Autistique (ULIS TSA) « renforcée » par l’accompagnement d’un SESSAD porté par l’ADAPEI. Fort de cette expérience, l’ARS et l’Education Nationale travaillent actuellement sur le déploiement de nouveaux dispositifs pour ces élèves aux besoins spécifiques :

  • Les Unités d’Enseignement Maternelle Autisme (UEMA)

Il existe désormais deux classes maternelle autisme en Sarthe : la première à l’Ecole Champ Manon à Yvré-l’Evêque (en collaboration avec l’ADAPEI) et la seconde accueillant des élèves depuis cette rentrée 2021 au sein du Sivos de la Gée à Coulans-sur-Gée avec l’Association d’Hygiène Sociale de la Sarthe (AHSS).

Chaque UEMA est financée par l’ARS à hauteur de 280 000 € et bénéficie d’un poste d’enseignant de l’Education Nationale.

Ces deux classes d’enseignement autisme accueillent des enfants avec TSA de maternelle, au sein d’une école ordinaire, sur les mêmes temps scolaires que les autres enfants. L’équipe de l’UEMA est composée d’une enseignante spécialisée, d’une psychologue, d’une psychomotricienne, d’une éducatrice de jeunes enfants… Ensemble, elles interviennent autour d’une prise en charge globale et individualisée afin de développer la communication, l’autonomie et travailler sur les apprentissages scolaires du jeune élève.

Prochainement :

Pour la rentrée 2022, l’Agence travaille à l’ouverture d’une nouvelle UEMA, ainsi qu’une UEEA (Unité d'Enseignement en Elémentaire Autisme) ou un DAR sur le département.

  • Des classes d’autorégulation (DAR)

Un dispositif d’autorégulation au sein du collège Saint-Benoit-Maupertuis au Mans a ouvert à la rentrée 2021. Il repose sur un partenariat entre le collège au Mans (Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique) et l’ARPEP Pays de Loire.

La classe d’autorégulation vient d’une méthode canadienne permettant d’accompagner l’enfant autiste à maitriser ses pensées, ses émotions et ses comportements. L’enfant développera une capacité à se mettre par lui-même dans un état de calme et d’éveil, lui permettant de répondre à son environnement de façon adaptée. Il s’entraine ainsi à travailler de manière de plus en plus autonome grâce aux soutiens des enseignants, des éducateurs et de l’équipe éducative du collège, tous formés de façon collégiale à l’autorégulation.

La scolarisation adaptée au sein d’un établissement médico-social pour enfant

Lorsque la scolarisation ne peut pas être envisagée en classe ordinaire du fait du handicap, il est alors proposé un accompagnement médico-social spécifique au sein d’un établissement scolaire adapté.

Il existe une offre de services avec plusieurs établissements médico-sociaux (ESMS) enfants sur le territoire de type IME (Institut Médico Educatif ; 604 places en Sarthe), IEM (Institut d’Education Motrice ; 50 places) ou ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique ; 131 places).

Actuellement, 234 élèves sont scolarisés en UEE en Sarthe.

Les deux dernières classes se sont créées à la rentrée 2021 à l’école de Savigné-l’Evêque (public IEM avec l’ADIMC) et du Luart (public IME avec l’ARPEP) sous la forme d’un conventionnement entre l’Education Nationale, l’établissement et l’ARS.

Auparavant organisées de façon spécifique au sein de chaque établissement, les prises en charge sont aujourd’hui davantage ouvertes vers une scolarisation adaptée en milieu ordinaire avec des accompagnements mixtes et/ou une scolarisation à temps partagés entre institution et école.

De nouveaux dispositifs d’inclusion appelés Unités d’Enseignement Externalisées (UEE) mêlant scolarisation en milieu ordinaire et accompagnement spécialisé par une équipe pluridisciplinaire médico-sociale se développent pour permettre cette inclusion scolaire.

Ces unités d’enseignement rattachées aux établissements médico-sociaux sont désormais implantées dans différents établissements scolaires de proximité. Ainsi, les enfants participent, en fonction de leur projet, à des activités de l’école de manière individuelle ou collective (cantine, récréation, sorties scolaires…).

Zoom sur le service Passerelle :

Passerelle a ouvert ses portes en août 2019 après un travail partenarial entre les services de l’Aide Sociale à l’Enfance (A.S.E), du Conseil départemental de la Sarthe et de l’ADAPEI de la Sarthe, autour de l’accompagnement éducatif d’enfants porteurs de déficiences intellectuelles avec troubles du comportement associés et bénéficiaires d’une mesure de protection de l’Aide Sociale à l’Enfance.

C’est un dispositif permettant l’accueil de 8 jeunes dans le cadre d’une expérimentation et dont les moyens seront prochainement renforcés d’un appui médical (renfort soignant) via un financement ARS de 182 225€.

La plateforme de coordination et d’orientation PCO TND 0/6 ans

Le 4 mai 2021, l’Agence a validé le projet de plateforme de coordination et d’orientation sur le département de la Sarthe dans le cadre du parcours d’orientation et d’intervention précoces pour les enfants âgés de 0 à 6 ans, avec trouble du neuro développement (PCO TND).

Cette plateforme départementale est co-portée par l’EPSM de la Sarthe (Pôle de Psychiatrie Infanto Juvénile) et l’ARPEP Pays de Loire (centre médico-psycho pédagogique Dolto). Elle a vocation à assurer la mise en place et le déroulement d’un parcours d’intervention précoce et de diagnostic des enfants repérés ou présentant des inquiétudes.

Prochainement : Cette offre de service pourra être proposée à moyen terme (fin 2022) auprès des enfants de 7 à 12 ans.

L’accompagnement et le soutien à l’autonomie des adultes vivant avec un handicap en Sarthe

Les nouvelles plateformes d’emploi accompagné

L’emploi accompagné est un dispositif d’appui pour les personnes vivant avec un handicap destiné à leur permettre d’obtenir et de garder un emploi rémunéré sur le marché du travail. Sa mise en œuvre comprend un soutien et un accompagnement du salarié ainsi qu’un appui et un accompagnement de l’employeur.

L’ARS co-pilote le déploiement de 5 plateformes territoriales d’emploi accompagné dans la région (1 par département) pour mieux coordonner et proposer un parcours d’emploi pertinent auprès des jeunes travailleurs handicapés. Ces plateformes réuniront tous les partenaires institutionnels (ARS, DDETS, SPE, MDPH, AGEFIPH, FIPH-FP) et permettront de soutenir l’insertion professionnelle aux côtés des employeurs.

En Sarthe, la plateforme est aujourd’hui portée par l’ADAPT qui travaille actuellement à de nouveaux partenariats sur le territoire.

La transformation des ESAT et le parcours renforcé vers l’emploi

Objectif : accompagner les transitions des établissements et service d’aide par le travail (ESAT) vers le milieu ordinaire de travail et la souplesse des parcours en adéquation avec les projets de vie de la personne.

À la suite d’une concertation sur l'avenir des ESAT, le Gouvernement a présenté le 12 mai dernier le Plan National de transformation des ESAT avec plusieurs propositions concrètes pour la transformation de l'offre. Celles-ci mettent avant plus de flexibilité dans les parcours, pour les individus mais aussi pour les établissements : possibilité pour les personnes d'évoluer à la fois en ESAT, en entreprise adaptée (EA) et en entreprise ordinaire classique, favoriser l’accès à la formation permettant à la personne de réaliser son projet tout en sécurisant ses ressources financières durant cette période…

Cette approche permet de véritablement entrer dans la transformation de l'offre des ESAT, qui deviendraient à cette occasion Etablissements et Services d'Accompagnement par le travail (auparavant Aide par le Travail).

Prochainement : une plateforme de transition 16/25 ans

Afin d’accompagner les transitions difficiles entre le passage du secteur enfant vers le secteur adulte, l’Agence participera au financement à titre expérimental d’une plateforme de transition 16/25 ans à hauteur de 420 000€ sur 3 ans.

L’objectif du dispositif est de mettre fin aux ruptures de prise en charge liées à l’âge et de limiter les situations dites « sans solution ».

Un nouveau dispositif transversal adulte / enfant : la Plateforme de Répit et d’Accompagnement (PFRA) handicap

Cette plateforme de répit ouvrira en Sarthe fin 2021-début 2022 grâce à un financement ARS à hauteur de 110 000 €. Elle sera portée par l’association ADAPEI avec l’objectif d’apporter davantage de soutien en faveur des aidants, en assurant 3 grandes missions :

  • Offrir un répit aux aidés et aux aidants au plus près de leurs besoins et attentes ;
  • Accompagner les aidants (soutien psychologique et psychosocial, information et conseil sur les droits et les aides existantes, aide à la parentalité, actions de formation, de sensibilisation) ;
  • Se constituer en pôle ressource sur les besoins des aidants dans le cadre notamment des réflexions sur l’organisation de l’offre sur le territoire.

La Plateforme interviendra sur l’ensemble du département par la réalisation de répits à domicile, en établissement et service médico-sociaux ou en milieu ordinaire, l’existence de permanences, d’antennes ou de dispositifs itinérants, la participation aux Contrats Locaux de Santé (CLS) ou à des missions de formation, sensibilisation, aux besoins des aidants sur tout le territoire départemental.

Des troubles psychiques ou somatiques, la précarité, peuvent entraîner des situations d’incurie dans l’habitat (manque d’hygiène, accumulation…). C’est en particulier le cas des personnes souffrant du syndrome de Diogène. Pour accompagner ces personnes, l’ARS finance le dispositif « santé-social-bâti » porté par l’association ADGESTI. Il intervient dans l’ensemble du département de la Sarthe pour évaluer les situations et coordonner les interventions nécessaires en fonction des besoins de la personne.

Dans le domaine de la lutte contre l’habitat indigne, l’ARS et ses partenaires sont de plus en plus confrontés à des logements dégradés par une accumulation très importante d’objets ou de déchets. Il peut s’agir d’occupants locataires ou de propriétaires qui ont un syndrome de Diogène (trouble comportemental associant une tendance à l’accumulation d’objets, une négligence de l’hygiène corporelle et domestique). Dans ce cas, il est très difficile pour ces personnes d’accepter de réduire cet encombrement, souvent elles s’isolent et n’ouvrent plus leur porte.

Aussi, en complément des plateformes logement qui sont présentes dans les 6 principales villes de la Sarthe (Allonnes, Coulaines, Le Mans, Sablé-sur-Sarthe, La Flèche et Mamers), un dispositif santé-social-bâti couvrant l’ensemble du département a été mis en place depuis juillet 2018 avec la direction de la cohésion sociale et financé pour la quasi-totalité par l’ARS (environ 20 000 € / an) dans le cadre du plan régional santé-environnement.

Les situations d’incurie nécessitant une intervention (à cause du syndrome de Diogène, de Noé (accumulation d’animaux) ou d’autres troubles psychiques ou somatiques, la précarité) sont orientées vers le dispositif santé-social-bâti par le pôle départemental de lutte contre l’habitat indigne (PDLHI), lui-même alerté par les travailleurs sociaux, professionnels de santé, élus, pompiers ou autres acteurs lorsqu’ils repèrent ce type de situation. 20 situations ont ainsi été suivies par le dispositif entre juillet 2020 et juin 2021. Dans la majorité des cas, les personnes sont propriétaires de leur logement et la moyenne d’âge est de 65 ans.

Une psychologue clinicienne de l’association ADGESTI, le partenaire choisi pour mettre en œuvre ce dispositif, est chargée dans un premier temps d’« aller-vers » la personne pour créer une relation de confiance et pouvoir entrer dans le logement afin d’évaluer la situation. La psychologue fait ensuite le lien avec les professionnels de santé, sociaux et/ou de l’habitat pour qu’ils puissent intervenir en fonction des besoins de la personne. Un accompagnement de ces personnes pour éviter une rechute est également mis en place (aide-ménagère,…).

Pour améliorer le repérage et l’accompagnement de ces personnes, une information des professionnels du sanitaire, du médico-social et du social du Pays du Mans confrontés aux syndromes de Diogène et de Noé est prévue le 9 décembre prochain au Mans à l’occasion d’une conférence « accumuler pour exister » (organisée par les MAIA du Mans et de la couronne mancelle et financée par l’ARS).

Vous souhaitez interviewer la directrice générale de l’association ADGESTI porteuse du dispositif santé-social-bâti, Mme Nadia Bakour et la psychologue clinicienne de l’association, Emmanuelle Cantel ?

Contactez Mme Bakour : 06 30 96 77 36 / n.bakour@adgesti.fr

Contrôle de l’eau distribuée au robinet et des eaux de baignade, logements insalubres, intoxication au monoxyde de carbone, légionellose, surveillance et lutte anti-vectorielle, etc., l’ARS agit au quotidien pour un environnement favorable à la santé des Sarthois. Voici en chiffres l’activité de l’ARS dans le département dans le champ « santé-environnement ».

  • Elle réalise des contrôles sur la qualité de l’eau distribuée au robinet (en Sarthe environ 3 000 contrôles par an) ;
  • Également sur la qualité de l’eau des piscines et des zones de baignades (environ 1 000 contrôles par an) ;
  • Elle inspecte les logements potentiellement insalubres c’est-à-dire très dégradés (environ 25 logements par an) et, si le logement est déclaré insalubre, suit la réalisation des travaux imposés par le préfet ;
  • Elle enquête après une intoxication au monoxyde de carbone au domicile qui peut aller jusqu’au décès (souvent due à une mauvaise évacuation des gaz de combustion qui s’accumulent dans la pièce). Toute combustion génère du monoxyde de carbone (gaz, bois, charbon, pétrole…) qui est invisible et inodore contrairement à la fumée que l’on détecte tout de suite. En moyenne, chaque année, 6 situations d’intoxication au domicile sont signalées à l’Agence. Il est donc important de bien faire vérifier sa chaudière au gaz tous les ans et de ne pas boucher les aérations et ventilations dans les pièces. Les poêles à pétrole qui émettent du monoxyde de carbone directement dans la pièce doivent être utilisés uniquement pour un appoint ponctuel soit moins de 2 heures en continu ;
  • Elle enquête aussi lorsque des personnes ont contracté la légionellose due à un développement anormal d’une bactérie appelée légionelle dans le réseau d’eau chaude sanitaire de leur logement ou de l’hôtel qu’elles ont fréquenté (en moyenne, chaque année, 10 cas de légionellose en Sarthe qui peuvent être mortels également) ;
  • Elle rend des avis sur les projets de construction ou d’extension des installations polluantes ou à risque en vue de préserver la santé des populations voisines ;
  • Egalement sur des documents de planification dans le domaine de l’urbanisme, comme le plan local d’urbanisme ou le schéma de cohérence territorial et dans les projets d’aménagement pour une prise en compte des enjeux de santé et encourager la mise en œuvre d’un urbanisme favorable à la santé ;
  • Avec ses partenaires (associations, services de l’état, collectivités), elle contribue à la surveillance et à la lutte anti-vectorielle (c’est-à-dire notamment le moustique tigre qui véhicule des maladies comme le chikungunya, la dengue et le zika) et mène également des actions de prévention des risques sanitaires associés aux espèces végétales allergisantes et invasives (comme l’ambroisie ou la berce du caucase).