Covid-19 : stratégie de dépistage et de « contact-tracing » en Pays de la Loire

Communiqué de presse
La mise en place du contact tracing est un enjeu majeur pour limiter les risques de propagation de l'épidémie. L'enjeu, dépister le plus rapidement possible les personnes touchées par le Covid-19 pour éviter les transmissions inter-personnelles, les tester, les soigner, les isoler.
Corps de texte

Les principaux messages

  • Fin du confinement = ce n’est pas la fin du virus !
  • Couleur verte pour les PDL = ce n’est pas la fin des mesures barrières, ni du respect des distances physiques et sociales !
  • Nous devons rester vigilants = l’épidémie est loin d’être terminée ; il ne faut pas anéantir tous les efforts faits par chacun de nous, vous, et les soignants en adoptant des comportements qui satureraient le système de santé et toucherait les personnes les plus vulnérables.
  • Stratégie de dépistage et de contact tracing : dépister le plus rapidement possible les personnes touchées par le Covid-19 pour éviter les transmissions inter-personnelles, les tester, les soigner, les isoler.

Pour chacune et chacun d’entre nous : c’est se protéger et protéger ses proches
 protéger – tester – isoler

  • Il ne s’agit pas de dépister toute la population : le dépistage concerne les personnes qui présentent des symptômes de Covid-19 et les personnes qui auront été en contact rapproché et prolongé d’une personne testée positivement (= cas contact à risque élevé). Des campagnes seront organisées dans les structures d’hébergement collectif, en particulier pour les personnes les plus fragiles.

  • 3 niveaux d’intervention (relations de confiance et solidaires) = médecins > Plateforme Assurance maladie > Agence régionale de santé, en lien avec Santé publique France.

  • De manière transversale à ces 3 niveaux = repérer et signaler les situations, qui le nécessitent, pour une prise en charge (hébergement et accompagnement social) coordonnée par les préfectures.

  • Une mobilisation sur plusieurs semaines = une réponse qui doit prendre en compte un temps long et donc tenir dans la durée.

  • Du 17 mars au 11 mai : confinement de la majorité de la population.
  • Rappel de l’objectif : limiter la circulation du virus au sein de la population (personnes fragiles) et prévenir les tensions, voire la saturation du système de santé > prises en charge hospitalières en réanimation, en hospitalisation,  en médecine de ville, dans le secteur médicco-social.
  • Rappel des principales mesures prises par l’ARS et tous ses partenaires dans la région, en moins de trois mois, tout en rendant hommage aux soignants de la région, qu’ils travaillent en établissement sanitaire (public et privé), dans le médico –social (pour les personnes très âgées ou vivant avec un handicap) ou des professionnels de santé en ville (libéraux ou salariés) et en respect pour les personnes et leurs proches qui ont souffert et souffrent encore du COVID….

Gérer les situations d'urgence et être solidaires

  • Via les équipes de la CVA (cellule de veille et d’alerte de l’ARS), au début de l’épidémie, par du « contacts tracing » : plus de 2000 cas contacts ont été retrouvés, grâce à elles, pour éviter la propagation du virus ;
  • Par l’action menée pour prévenir et gérer des foyers épidémiques (dans des écoles, dans des collèges, dans des entreprises..). Nous avons veillé à ce que les personnes soient dépistées, isolées, protégées, soignées ;
  • Par la gestion du paquebot de St Nazaire (qui était une « situation épidémique particulièrement délicate » et qui grâce aux collectivités, sous-préfecture, ARS, conseiller diplomatique…) a été bien anticipé et a réduit le risque ;
  • Par les points de situation quotidiens, diffusés par l’ARS aux élus, aux autorités préfectorales…, grâce aux centaines de données, compilées et analysées quotidiennement par la CIRE et l’ARS, pour rendre compte et expliquer la situation au public, aux autorités publiques et à la presse, à travers, notamment nos bulletins quotidiens (69e aujourd'hui), et les points de situation dans chaque département ;
  • Par la communication : près de 30 points presse depuis le début de la crise, grâce au site internet de l’ARS où des messages et informations complètes sont données quotidiennement (nous sommes passés de 50 000 en février à + de 500 000 vues à ce jour) et à l’information transmises sur les réseaux sociaux (comptes Facebook et Twitter de l’Agence) et toutes les réponses apportées aux ligériens ;
  • Par la solidarité, pour avoir, en lien avec les établissements de santé, coordonner, l’accueil de 70 patients en réanimation, en provenance des régions d’Ile de France et du Grand Est durement touchées.

Accompagner la structuration du 1er et du second recours

  • Nous avons soutenu et accompagné la création et l’installation de 70 centres COVID, par les professionnels de santé du 1er recours et renforcé les liens avec les établissements de santé dans chaque département ;
  • Par le développement sans précédent des téléconsultations (qui, d’ailleurs vont impacter, durablement et structurellement les modalités de soins et des relations patients/médecins) : 1000 téléconsultations début février alors qu’aujourd’hui près de 230 000 actes sont pratiqués via la téléconsultations par les médecins généralistes et spécialistes (dont 33 000 pour la plateforme de l’ARS COVALIA) ;
  • Par le travail fait pour accompagner et armer les centres 15 et 116-117 pour aider à la régulation.

Organiser la réponse hospitalière

  • Par la structuration des soins critiques : 407 lits de réanimation, au plus fort de la crise, armés par les acteurs du public et du privé (parfois en 24 heures) + création et fonctionnement de lits d’hospitalisation supplémentaire COVID (x 4) ;
  • Par les personnels formés à la réanimation et à la prise en charge des patients COVID (en des temps record), par l’accompagnement à la coopération public-privé exemplaire pour la mise en place de la déprogrammation le 13 mars et pour la reprise d’activité progressive à compter du 5 mai, dans le cadre du maintien des plans blancs et mesures d’urgences sanitaires ;
  • Par l’augmentation sans précédent de la capacité à faire en tests virologiques (lieux de prélèvement et d’analyse ): en février 500 tests par jour ; 7600 à partir du 11 mai ;
  • Par les mesures de soutien financier et budgétaire déployé pour le sanitaire (dont la santé mentale) et le médico-social ;
  • Par la mise en place d’un plan territorial en faveur de la santé mentale.

Prendre soin des plus vulnérables

  • Par le déploiement dans le Médico-Social, de  référents mis en place, d’abord  par l’ARS des Pays de la Loire : les agents de l’ ARS qui tous les jours ou de façon très régulière contactent les établissements (EHPAD et établissements et services pour personnes vivant avec un handicap) pour les aider, les encourager, trouver des solutions… pour toutes les questions organisationnelles ;
  • Par l’action des GHT (groupement hospitalier de territoire) qui apportent un soutien aux établissements médico-sociaux (expertise gériatrique, équipes mobiles, accompagnement aux soins palliatif set de lutte contre la douleur…)
  • Par des tablettes et smartphones, qui équipent tous les EHAPD (financés par l’ARS et le la Région et les 5 conseils départementaux de la région) ; https://www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr/des-smartphones-pour-facilite…
  • Grâce au remplacement de personnels en établissements de santé et du médico-social :  + de 3000 personnels volontaires pendant la crise ;
  • Par la prime de 1000€ pour remercier les étudiants de santé, financée par l’Etat, l’ARS et la Région ; https://www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr/une-aide-exceptionnelle-de-10…
  • Par la mise en œuvre des tests en établissement : 60 EHPAD ont bénéficié des dépistages (personnels et résidents). L’épidémie est, à ce jour, « contenue » :  1,1% des résidents ont été testés positifs et nous dénombrons 0, 5% de décès parmi les résidents dans les EHPAD.

Maintenir et expliquer les gestes barrières

  • 2 millions de masques distribués chaque semaine par l’ARS, via les GHT et les agents de l’ARS;
  • Par l’acquisition et la confection de tabliers en plastique : une  atelier développé, en une semaine, au sein de la salle l’égalité à Nantes,  avec l’armée, l’ARS, le CR, la ville de Nantes, la CCI, l’entreprise fournisseur, les bénévoles… : 1 million de tabliers en plastique distribués en EHPAD. L’ARS a financé pour 2 millions d’euros, la Région (1 million d’euros) et les Départements y ont également contribué.

Les enjeux

  • Eviter une reprise épidémique.
  • Eviter une seconde vague de cas sévères et  graves en réanimation et en hospitalisation.

Pour cela, trois piliers en matière de santé publique

  • Maintenir le respect de distanciation physique et sociale et de l’application des gestes barrières.
  • Mettre en œuvre une stratégie offensive d’identification et d’isolement des personnes touchées par la maladie.
  • Evaluer, anticiper et suivre l’impact de la situation épidémique

Objectif de la stratégie de dépistage et de contact tracing : « Dépister – Tracer – Isoler ».

  • Dépister = identifier le plus rapidement possible les personnes touchées par le Covid-19.
  • Tracer = repérer rapidement les sujets contacts pour interrompre précocement les chaînes de transmission du virus.
  • Isoler = isoler toutes les personnes malades et leurs contacts à risque en complément des mesures de distanciation sociale et physique qu’il est nécessaire de poursuivre

Pour mettre en œuvre cette stratégie, 3 niveaux d’intervention sont déployés :

  • Niveau 1 : Médecins (de ville et en établissements de santé)
  • Niveau 2 : Assurance maladie
  • Niveau 3 : Agence régionale de santé, avec l’appui de Santé publique France. C’est l’ARS qui assure la coordination générale du dispositif de contact tracing
  • Les Préfectures ont la responsabilité de la cellule d’aide à l’isolement.
  • Tout cas de Covid-19 confirmé biologiquement ou cas probable (voir définition infra) fait l’objet d’un isolement jusqu’à sa guérison.
  • La recherche des personnes contacts de tout cas confirmé de Covid-19 ou de tout cas probable de Covid-19 sera initiée sans délais .
  • Les personnes dont les contacts avec un cas confirmé sont évalués « à risque » seront placées en quatorzaine et feront l’objet d’un test de dépistage qu’ils soient symptomatiques ou non.
  • Toute personne contact qui devient cas confirmé de Covid-19 doit faire l’objet d’une recherche de ses personnes contacts à risque.
  • Les mesures d’isolement et de quatorzaine sont préférentiellement mises en œuvre au domicile ; des hébergements dédiés peuvent être proposés.
  • Les cas confirmés et les personnes contacts à risque font l’objet d’un suivi régulier, pour s’assurer du bon déroulement de la mesure d’isolement ou de quatorzaine.

DÉPISTER

Quelles sont les personnes qui vont faire l’objet d’un dépistage ?

  1. A partir du lundi 11 mai, toute personne présentant des signes cliniques évocateurs de Covid-19 doit se voir prescrire un test de diagnostic par prélèvement naso-pharyngé et être isolée dans l’attente de son résultat.
  2. Cette prescription sera réalisée par le médecin traitant ou par tout autre médecin généraliste en cas d’absence de médecin traitant.
  3. La téléconsultation est toujours valable.
  4. Les personnes identifiées comme cas contact à risque élevé d’une personne testée positive au Covid-19 seront aussi dépistées. Ces personnes seront identifiées par l’Assurance maladie et aucune prescription médicale ne sera alors nécessaire.

MESSAGES
En cas de symptôme évocateur du Covid-19 :

Contactez votre médecin traitant ou un médecin généraliste. Une téléconsultation est possible.

En cas de symptômes graves, de difficulté à respirer, et en cas de difficulté à trouver un médecin il faut appeler le Centre 15

Définitions des cas et des personnes contacts

Cas confirmé = résultat positif par RT-PCR pour la recherche de SARS-CoV-2.

Cas probable =

  1. Signes cliniques d’infection respiratoire aiguë et des signes visibles en tomodensitométrie thoracique évocateurs de Covid-19 ou :
  2. Signes cliniques d’infection respiratoire aiguë dans les 14 jours suivant un contact étroit avec un cas confirmé de Covid-19 ;

Ces définitions incluent donc des personnes testées par RT-PCR avec un résultat négatif, mais dont le médecin en charge évoque un résultat biologique faussement négatif ; seule la première situation de la définition de « cas probable » fait l’objet de la procédure de contact-tracing.

Cas possible = signes cliniques évocateurs de Covid-19 > test RT-PCR à réaliser.

Contact à risque =

  • A partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable.
  • A eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée. En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes contacts à risque.
  • A prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins.
  • A partagé un espace confiné (bureau, salle de réunion, véhicule personnel…) pendant au moins 15 minutes avec un cas, ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement.
  • Elève ou enseignant de la même classe scolaire.

en l’absence de mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact :

  • Hygiaphone ou autre séparation physique (vitre).
  • Masque chirurgical ou FFP2 porté par le cas OU la personne contact.
  • Masque grand public fabriqué selon la norme AFNOR porté par le cas ET la personne contact.

Personne contact à risque négligeable : toutes les autres situations

NB : les définitions de personne contact ne s’appliquent pas à l’évaluation des contacts à risque d’un professionnel de santé hospitalier survenus dans un contexte de soins, pour lequel une évaluation spécifique doit être réalisée par le médecin du travail et l’équipe opérationnelle d’hygiène.

  • Les tests sont donc réservés aux personnes qui présentent des symptômes de Covid-19 et, pour dans les établissements médico-sociaux, les résidents et les personnels.
  • Ces tests ne seront donc pas proposés à toutes les personnes qui pourraient le demander.
  • Il n’y a pas lieu d’envisager un dépistage de toute la population ; tous les tests seront réalisés sur une prescription médicale ou demande de l’Assurance maladie.
  • Tests de dépistage COVID-19 : une carte de l’ensemble des lieux de prélèvement est disponible sur le site sante.fr depuis le 11 mai
  • Signes évocateurs d’un Covid-19 (HCSP - 30/04/2020) Le Haut Conseil de la Santé Publique recommande de considérer, qu’en dehors des signes infectieux (fièvre, frissons) et des signes classiques des infections respiratoires, les manifestations cliniques suivantes, de survenue brutale, constituent des éléments d’orientation diagnostique du Covid-19 dans le contexte épidémique actuel
  • En population générale : asthénie inexpliquée ; myalgies inexpliquées ; céphalées en dehors d’une pathologie migraineuse connue ; anosmie ou hyposmie sans rhinite associée ; agueusie ou dysgueusie ;
  • Chez les personnes de plus de 80 ans : altération de l’état général ; chutes répétées ; apparition ou aggravation de troubles cognitifs ; syndrome confusionnel ; diarrhée ; décompensation d’une pathologie antérieure ;
  • Chez les enfants : tous les signes suscités en population générale ; altération de l’état général ; diarrhée ; fièvre isolée chez l’enfant de moins de 3 mois ;
  • En situation d’urgence ou de réanimation : troubles du rythme cardiaque récents, atteintes myocardiques aigües ; évènement thromboembolique grave. Les pseudo-engelures ne peuvent pas à ce stade être considérées comme un signe diagnostique du Covid-19.

Recensement des capacités de test (dépistage et analyse) sur les 5 départements de la région : laboratoires privés, publics, hospitaliers, etc.

  • 125 sites de prélèvements identifiés et cartographiés pour l’ensemble de la région à ce jour. D’autres lieux de prélèvement sont en cours de consolidation en lien avec les acteurs de la biologie médicale et du premier recours.
  • 18 plateaux techniques de laboratoire de biologie médicale référencés pour procéder au diagnostic virologique Covid-19 par RT-PCR.
  • 1 plateforme de prélèvements et diagnostics installée au CHU de Nantes permettant de traiter un volume très important d’analyses par jour (2 000).
  • 11 conventions signées avec des laboratoires vétérinaires, de recherche ou départementaux, permettant ainsi de compléter de manière importante le dispositif.
  • Une capacité régionale d’analyses estimée auprès des plateaux techniques référencés d’environ 7 800 par jour, qui continue de monter en charge jusqu’au mois de juin.

Cette capacité est théorique et varie chaque jour en fonction notamment des matériels (écouvillons) et des réactifs disponibles.Enjeu : faire en sorte que les résultats parviennent aux patient/médecin en maximum 24h.
Un test nécessite environ 4 heures pour être analysé une fois l’échantillon parvenu sur le plateau technique. Le résultat est communiqué au patient et à son médecin dans un délai maximal de 24h suivant le prélèvement.

Enjeu : faire en sorte que les résultats parviennent aux patient/médecin en maximum 24h.
Un test nécessite environ 4 heures pour être analysé une fois l’échantillon parvenu sur le plateau technique. Le résultat est communiqué au patient et à son médecin dans un délai maximal de 24h suivant le prélèvement.

 

Identifier les structures et professionnels de santé qui pourraient mettre en place une offre de prélèvement spécifique au Covid-19 et mobiliser les ressources humaines complémentaires susceptibles de réaliser les prélèvements.

Tout prélèvement est fait par ou sous la responsabilité d'un laboratoire d'analyse médicale (LBM) agréé et autorisé pour réaliser ces actes.

Les équipes qui peuvent réaliser les prélèvements sont notamment :

  • Les équipes des laboratoires de biologie médicale, public ou privés, même lorsqu’ils ne pratiquent pas l’analyse de ces tests PCR.
  • Les professionnels soignants d’établissements médico-sociaux formés à pratiquer les prélèvements sous la responsabilité d'un laboratoire de biologie médicale.
  • Les infirmiers diplômés d’Etat, qui peuvent également assurer les prélèvements à domicile.
  • Des équipes mobiles d’hygiène qui interviennent au bénéfice des établissements médico-sociaux, toujours sous la responsabilité d'un laboratoire de biologie médicale.
  • Enfin, des équipes mobiles des hôpitaux ou structures de santé reconnues, mais également des équipes de professionnels soignants sapeurs-pompiers formés aux techniques de prélèvement.

Nombre estimatif de tests à réaliser par jour par département au vu de notre situation épidémiologique (fourchette basse – haute)
Loire-Atlantique         1100 – 1400
Maine et Loire             800 – 1000
Mayenne                       400 – 500
Sarthe                           600 – 800
Vendée                          600 – 700
TOTAL Pays de la Loire    3 500 – 4 400            
TOTAL France        81 000 – 105 000

Mais nous poursuivons en Pays de la Loire un objectif bien supérieur de 8 100 tests par jour eu égard aux annonces faites par le Ministre de la santé de 700 000 tests à réaliser chaque semaine (poids populationnel qui ne tient pas compte de notre épidémiologie).

 

Aujourd’hui, la plupart des laboratoires de biologie médicale privés ont mis en place des organisations dédiées aux prélèvements naso-pharyngés, surtout sur un mode drive.

D’autres lieux de prélèvement déportés mis en place par certains laboratoires de ville sont en train de se déployer (par exemple : drive sur le domaine extérieur privé du laboratoire, voire dans la rue en accord avec les autorités locales), sur autorisation préalable du préfet de département, pour assurer un maillage territorial optimal.

Vigilance : Tous les lieux de prélèvement doivent dépendre d’un laboratoire de biologie médicale et présenter des garanties suffisantes en termes de sécurité sanitaire.

 

La stratégie de détection des cas, d’identification des personnes contacts, d’isolement et de quatorzaine des personnes atteintes de COVID et des contacts à risque repose sur une organisation en 3 niveaux, dont  l’ARS assure la coordination générale, en lien étroit avec l’Assurance maladie et les acteurs du système de santé.

A chacun de ces niveaux, la confidentialité est la règle. Les médecins sont tenus au secret médical et au secret professionnel. Ces équipes agiront uniquement dans le cadre du Covid-19 et ne divulgeront aucune autre donnée. A l’ARS, nous agissons déjà de cette façon tout au long de l’année pour le suivi des cas de tuberculose ou de méningite, des maladies très congieuses qui sont déclarées par les médecins à l’ARS.

NIVEAU 1
Professionnels de santé de médecine de ville et établissements de santé

 

  • Prise en charge des cas possibles : prescrivent un test et des masques chirurgicaux, encadrent les mesures d’isolement dont arrêt de travail, identifient les personnes du foyer* et délivrent les conduites à tenir.
  • Evalue la situation du foyer du cas > objectif : limiter transmission du virus au sein du foyer et identifier les personnes vulnérables vis-à-vis du Covid-19, à protéger au sein du foyer.

*Sur la base du volontariat, identifie les personnes contacts à risque hors du foyer.

NIVEAU 2
Plateformes départementales de l’Assurance maladie

Les plateformes départementales de l’Assurance maladie :

  • Assurent l’ensemble du contact tracing en l’absence de prise en charge par un médecin
  • Finalisent la recherche des cas contacts
  • Appellent les cas contacts dans les 24h suivant la saisie par le médecin pour :

o    Les inviter à rester confinées à leur domicile
o    Les inviter à réaliser un test dans un certain délai au regard de la date du contact avec le patient malade
o    Leur délivrer un arrêt de travail si nécessaire
o    Evaluer les besoins d’accompagnement social

NIVEAU 3
L’Agence régionale de santé en lien avec la cellule régionale de Santé publique France

Pour l’identification et l’investigation des chaines de transmission et des clusters, et la gestion des situations complexes, dans certaines collectivités notamment.

  • Appui méthodologique, sensibilisation et formation au contact-tracing pour niveaux 1 et 2 et appui à la gestion des situations de contact-tracing « atypique » rencontrées par niveau 2.
  • Gestion « situations complexes » : cas dans certaines collectivités et contacts multiples pour un cas en un même lieu ou dans des mêmes circonstances.
  • Détection chaines de transmission et clusters sur la base des données du contact-tracing des niveaux 1 et 2.
  • Intervention équipes mobiles de réponse rapide multidisciplinaires : investigations de terrain et campagnes de test spécifiques, au niveau de clusters, notamment auprès de publics sensibles et vulnérables.
  • Production des indicateurs de suivi du contact-tracing, en lien avec l’Assurance Maladie

Gestion des situations complexes:

L’ARS est responsable de la coordination du dispositif de contact-tracing dès la confirmation
d’un cas de Covid-19, appartenant, vivant ou travaillant dans l’une des collectivités ou structures suivantes
: Crèches (à l’exception des micro-crèches) – Milieu scolaire (écoles, collèges et lycées) – Etablissements de santé – EHPAD – EMS de personnes handicapées – Etablissements pénitentiaires – Structures de l’aide sociale à l’enfance – Etablissements sociaux d’hébergement et d’insertion – Structures de soins résidentiels des personnes sans domicile fixe + situation spécifique de la présence de 3 cas confirmés ou probables ou plus au sein d’une même collectivité.

L’apparition d’un regroupement de cas ou « cluster » sur le territoire nécessite la mise en œuvre d’investigations sanitaires dans des délais très contraints. Cet objectif ne peut être atteint que par la mise en place d’équipes de réponse rapide projetables sur le terrain.
Pour permettre de prendre en charge des éventuels foyers de Covid-19 concomitants sur le territoire, l’ARS a prévu d’organiser des renforts nécessaires auprès des équipes en charge de la veille et de la sécurité sanitaire.

L’identification et le suivi des personnes contacts des cas confirmés et des contacts à risque repose sur une organisation de confiance et solidaire en 3 niveaux coordonnée par l’ARS : professionnels de santé, Assurance maladie, ARS en lien avec Santé publique France. A chacun de ces niveaux, la confidentialité est la règle.

 

L’appui à l’isolement des personnes malades et des contacts à risque est assuré par les Autorités Préfectorales. L’ARS y apporte son concours sous deux angles :

1-    Organiser un suivi téléphonique actif et régulier des malades et des personnes contacts isolées à domicile, en complément du suivi sanitaire du médecin traitant.
L’objectif est de s’assurer de l’adhésion des personnes aux mesures prescrites, de recueillir les éventuelles difficultés et l’évolution de l’état de santé de la personne.
Ce suivi ne se substitue pas au suivi médical assuré par le médecin traitant ; il le complète.

2-    Organiser l’accompagnement et le suivi requis dans les lieux dédiés aux personnes malades lorsqu’ils sont isolés en dehors de leur domicile.
Certaines situations (configuration du logement, état de santé fragile d’une personne, sujet contact professionnel de santé, etc.) peuvent amener la préfecture à proposer un hébergement hors du foyer : hôtel, centre d’hébergement collectif, etc.
Dans ce cadre, certaines situations pourront justifier une organisation soignante ad hoc. L’ARS assure alors la mise en place de ce suivi avec les professionnels de santé concernés.

 

Contact presse :

Agence Régionale de Santé Pays de la Loire

Service communication

06 78 26 56 94 / [email protected]

@ars_pdl