COVID-19 : priorisation des tests pour faire face à la 5ème vague

Communiqué de presse

Afin de fluidifier l'accès au dépistage dans un contexte de hausse des demandes de tests, du fait de la très forte circulation virale liée au variant Delta et à la mise en place de nouvelles règles de dépistage en milieu scolaire, la doctrine nationale de priorisation de l’accès au dépistage a été remise à jour.

Cette priorisation a pour objet de garantir un accès rapide aux tests pour toutes celles et ceux dont le diagnostic est indispensable pour se protéger et protéger ses proches, pour casser les chaînes de transmission du virus ou pour poursuivre leur activité (sociale, scolaire ou professionnelle).

Avec la vaccination et le respect des gestes barrières, le dépistage est un pilier essentiel de la stratégie de lutte contre la pandémie.
Cette stratégie s’appuie sur le repérage précoce des symptômes ou des situations à risques, la réalisation de tests et l’isolement des malades ainsi que des personnes ayant été en contact avec elles. Elle revêt une importance toute particulière avec l’apparition du variant Omicron, même si son niveau de dangerosité n’est pour l’instant pas établi.

En collaboration avec les acteurs du dépistage, dont elles saluent l’implication, l’ARS Pays de la Loire et la Préfecture de la Région Pays de la Loire souhaitent alerter sur la nécessité de respecter les priorités de dépistage.
En effet, bien que l’offre de tests sur le territoire soit multiple (laboratoires de biologie médicale, officines de pharmacie, professionnels de santé, dispositif de médiateurs de Lutte Anti COVID…), il est essentiel que les personnes qui en ont particulièrement besoin puissent se faire dépister très rapidement.

Comment se faire dépister ?

Vous trouverez, pour notre région et les autres territoires nationaux l’ensemble des lieux de dépistage par type de test (PCR, test antigénique) sur le site  www.sante.fr, régulièrement mis à jour par les professionnels de santé.

Les types de tests :

  • Les tests virologiques (RT-PCR) : ils permettent de déterminer si une personne est porteuse du virus au moment du test, avec un prélèvement par voie nasale ou salivaire. Le résultat est en général disponible dans les 12 à 24 heures qui suivent.
  • Les tests antigéniques : ils détectent la présence du virus ou de fragments de virus SARS-CoV-2. Comme les tests par RT-PCR, ils permettent le diagnostic précoce des maladies dès la phase aiguë. Ils répondent à la question « le patient est-il oui ou non porteur de la Covid-19 ? ». Comme le test de référence actuel, le RT-PCR, les tests antigéniques sont à ce jour réalisés à partir de prélèvements dans le nez, par écouvillon. Mais alors que le RT-PCR nécessite une analyse parfois de plusieurs heures en laboratoire, pour détecter le matériel génétique du coronavirus, le test antigénique repère des protéines du virus en moins de 30 minutes.

Tout test antigénique positif doit faire l’objet dès que possible d’un test PCR de confirmation afin de permettre le criblage et séquençage des éléments le cas échéant.

  • Les autotests nasaux : il s'agit de tests antigéniques dont le prélèvement et la lecture du résultat peuvent être réalisés seul, d’après les indications fournies par un professionnel et après lecture des conditions d’utilisation et du « guide d’utilisation » fournis au moment de l’achat. Le mode de prélèvement autorisé aujourd’hui est l’auto-prélèvement nasal, qui est moins profond que le prélèvement nasopharyngé pratiqué pour les tests PCR et antigéniques classiques. Le résultat est déterminé en quinze à vingt minutes, selon la notice du fabricant.

Tout autotest positif, doit faire l’objet d’un test PCR de confirmation.

Priorisation du recours aux tests - 2 niveaux de priorisation mis en œuvre :

Priorité 1 : Ces personnes doivent disposer d’un examen dans les 24h et obtenir les résultats dans les 24h suivantes. Il s’agit, par ordre de priorité de : 

  • Test RT-PCR ou test antigénique pour les personnes ayant une prescription médicale
  • Test RT-PCR ou test antigénique pour les enfants des classes où un cas positif a été identifié ;
  • Test RT-PCR ou test antigénique pour les personnes ayant des symptômes évocateurs
  • Test RT-PCR ou test antigénique pour les personnes asymptomatiques lorsqu'elles sont personnes contacts à risque élevé ou modéré détectées isolément, notamment celles ayant été menées dans le cadre des démarches de contact-tracing ;
  • Confirmation par test RT-PCR pour les personnes ayant un test antigénique positif ;
  • Confirmation par test RT-PCR pour les personnes ayant un autotest positif ;

Priorité 2 : 

  • Pour les personnes revenant dans les 14 derniers jours d’une zone géographique où le variant Omicron a été détectée, il est demandé de privilégier en priorité la réalisation d’un test RT-PCR afin de faciliter le criblage et le séquençage potentiel. Il en est de même pour les personnes identifiées comme contacts d’une personne positive suspectée de porter le variant Omicron.
  • Test RT-PCR ou antigénique pour les personnes arrivant d’un pays listé rouge et présentant un arrêté préfectoral nominatif d’isolement, qui sont obligatoirement testées à leur arrivée et au 10ème jour de leur isolement.
  • Autre test réalisé dans le cadre d’un déplacement à l’étranger ou interrégional. 

Toutes les autres demandes sont non prioritaires, en particulier les tests réalisés pour obtenir un pass sanitaire pour des activités sociales, culturelles ou sportives.

Rappel des éléments relatifs à la prise en charge des tests par l’Assurance Maladie 

À compter du 15 octobre 2021, les tests RT-PCR et antigéniques ne sont plus systématiquement pris en charge par l’Assurance maladie. Les tests réalisés en vue d’obtenir un « pass sanitaire » sont payants.

L’objectif est de maintenir un accès facilité au dépistage pour les personnes symptomatiques ou contact à risque.

Ainsi, continueront à bénéficier d’une prise en charge, les personnes :

  • ayant un schéma vaccinal complet (ou une contre-indication à la vaccination) ;
  • mineures ;
  • identifiées par le « contact tracing » fait par l’Assurance maladie ou l’ARS ;
  • concernées par des campagnes de dépistage collectif (ARS, établissements scolaires…) ;
  • symptomatiques sur prescription médicale ;
  • ayant un certificat de rétablissement de moins de six mois.

Pour continuer à bénéficier de la prise en charge d’un test par l’Assurance maladie, ces personnes devront présenter l’une des preuves suivantes :

  • un certificat de vaccination, de contre-indication vaccinale ou de rétablissement, sous forme de « QR code » (papier ou numérique) ;
  • une pièce d’identité pour les mineurs ;
  • un justificatif de contact à risque (mail ou SMS) envoyé par l’Assurance maladie pour une prise en charge au 1er et au 7e jour ;
  • une prescription médicale valable 48 heures et non renouvelable.

En dehors des cas cités ci-dessus, la réalisation d’un test est à la charge de la personne

Les personnes sont invitées à anticiper et à programmer au maximum leur dépistage, en prenant rendez-vous sur les plateformes auprès des laboratoires, des officines ou à prendre contact directement avec les cabinets d’infirmiers, les masseurs kinésithérapeutes renseignés sur www.sante.fr. Ce site répertorie l’offre de dépistage disponible sur le territoire par type de test. La prise de rendez-vous permet également de faciliter l’organisation des structures (laboratoires et pharmacies) et de limiter les temps d’attente.

En cas de besoin, il est aussi possible de prendre rendez-vous avec un(e) infirmier(ère) libéral(e) pour réaliser un dépistage à domicile.

Précisions sur les conditions de réalisation des tests salivaires

Les modalités de recueil des tests salivaires consistent à recueillir un échantillon de salive qui est craché directement dans un tube.

Par exception, pour les personnes ayant des difficultés pour saliver ou pour comprendre les consignes, le liquide salivaire est prélevé sous la langue à l’aide d’une « Pastette » puis transféré dans un contenant adapté. Cela concerne en particulier les enfants de moins de 3 ans qui ne savent pas cracher et souvent les enfants de moins de 5 ans car ils ont très fréquemment des difficultés à saliver en quantité suffisante.

L’Agence rappelle qu’il est nécessaire de respecter le travail des professionnels de santé, engagés depuis plusieurs mois dans la gestion de crise, en particulier sur le dépistage mais également mobilisés activement sur le déploiement de la vaccination. Nous vous invitons donc, si vous devez effectuer un dépistage, à privilégier les modalités de test sur rendez-vous et à faire preuve de patience et de compréhension vis-à-vis des professionnels qui sont de nouveau extrêmement sollicités.

Enfin, chacun doit garder à l’esprit que les « gestes barrières » sont un barrage efficace à la transmission du virus et contribuent à se protéger et à protéger son entourage. Il demeure indispensable, y compris pour les personnes vaccinées, de continuer à les appliquer strictement.