COVID-19 : la stratégie vaccinale

Actualité
Date de publication
Visuel

Un des moyens de faire face au virus, et qui constitue pour nous tous une véritable source d’espoir, c’est le vaccin.

Corps de texte

Objectifs et principes de la stratégie vaccinale :

La stratégie vaccinale mise en place doit nous permettre de remplir trois objectifs de santé publique :

  1. Faire baisser la mortalité et les formes graves de la maladie
  2. Protéger les soignants et le système de soins
  3. Garantir la sécurité des vaccins et de la vaccination

Elle repose sur trois principes :

  • Non obligatoire
  • Gratuité
  • Haute sécurité

 

 

Quelle est la stratégie vaccinale en France ?

Conformément aux recommandations de la Haute autorité de Santé, la montée en puissance de la vaccination sur le territoire s’opère par étape, pour assurer que la protection qu’offre la vaccination profite en priorité aux personnes qui en ont le plus besoin.

Dans un premier temps, à partir du lancement de la campagne le 27 décembre, la vaccination a ainsi été ouverte :

  • aux personnes âgées hébergées en établissement, en priorité dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et en unités de soins de longue durée (USLD) ;
  • aux personnes en situation de handicap particulièrement vulnérables, hébergées en maisons d’accueil spécialisées (MAS) et en foyers d’accueils médicalisées (FAM) ;
  • aux professionnels de santé, aux professionnels exerçant dans des établissements de santé ou médico-sociaux, aux aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables, et aux pompiers ayant de plus de 50 ans et ou étant à risque de formes graves de Covid-19, comme par exemple le diabète ou l’obésité.

A compter du 18 janvier, il a été décidé d’élargir la cible de la vaccination aux personnes âgées de plus de 75 ans, quel que soit leur lieu de vie, ainsi qu’aux personnes vulnérables à très haut risque, telles que définies par le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale. Plus d'informations sur le site internet du ministère des solidarités et de la santé).

A compter du 6 février, la vaccination a été ouverte à l’ensemble des professionnels de santé et du secteur médico-social, aux aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables et aux pompiers quel que soit leur âge.

A compter du 19 février, la vaccination a été ouverte aux personnes de 50 à 64 ans inclus à risque de formes graves de Covid-19, comme par exemple le diabète ou l’obésité, qui peuvent être vaccinées dans leurs structures de soins, notamment à l’hôpital. Depuis le 25 février, elles peuvent se faire vacciner directement chez un médecin de ville (pour cela, elles doivent désormais avoir 55 ans et plus).

Depuis le 2 mars, les personnes de 65 à 74 ans inclus atteintes d’au moins une comorbidité peuvent également se faire vacciner chez un médecin de ville.

Le 15 mars, la campagne de vaccination en pharmacie a été lancée.

La stratégie vaccinale a évolué le 19 mars pour tenir compte du changement de la population-cible du vaccin AstraZeneca. Dans son avis, la HAS réaffirme la sécurité et l’efficacité du vaccin AstraZeneca et recommande son utilisation pour les seules personnes âgées de 55 ans et plus.

Depuis le 27 mars, toutes les personnes de plus de 70 ans peuvent se faire vacciner en centre de vaccination, dans leur établissement de résidence, mais également chez un médecin de ville ou en pharmacie.

Ainsi, toutes les personnes présentant une pathologie à très haut risque de forme grave, toutes les personnes de plus de 70 ans, les professionnels soignants ainsi que les 50-69 ans inclus présentant au moins une comorbidité sont éligibles à la vaccination.

La cible sera élargie par la suite aux autres tranches de la population majeure. Le Gouvernement ambitionne de proposer la vaccination à tous les Français adultes d’ici la fin de l’été.

Au 19 mars, quatre vaccins sont autorisés en France (Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen/ Johnson & Johnson). Chacun a des propriétés de transport et de conservation différentes, qui conditionnent les lieux où ils peuvent être administrés. Au regard des informations disponibles sur chacun de ces vaccins, la Haute autorité de Santé a par ailleurs formulé des avis qui ont conduit à proposer à chaque population ciblée le vaccin le mieux adapté à ses caractéristiques, et en particulier à son âge.

 

Dans un avis en date du 7 janvier 2021, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a considéré qu’il était nécessaire de maintenir l’administration de deux doses de vaccins aux personnes vaccinées, et que le délai d’administration de la seconde dose pouvait être envisagé entre 21 et 42 jours au vu des circonstances actuelles spécifiques, afin d’élargir la couverture vaccinale des personnes prioritaires.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est positionnée le 5 janvier en faveur d’un intervalle entre les deux doses de Pfizer-BioNTech de 21 à 28 jours et, en cas de circonstances exceptionnelles, pour le fait d’allonger ce délai sans dépasser 42 jours. Dans ce contexte, la recommandation nationale est désormais la suivante :

  • Pour le vaccin Pfizer-BioNTech :
    • pour les personnes âgées hébergées en EHPAD et en ULSD, l’intervalle prévu reste de 21 jours ;
    • pour les autres personnes éligibles à la vaccination, l’intervalle recommandé est de 28 jours.
  • Pour le vaccin Moderna : l’intervalle recommandé est de 28 jours.